• "Lui le grand poète, du pays, celui qui chante encore à l'âge respectable, qui trouve encore à donner et pis qui dépasse comme si ses mélodies avaient de la frange, c'est du surplus qu'il va brasser jusqu'à l'espoir, jusqu'au projet social, dans l'au delà de la poésie, pour en faire de la force.

    (...)

    "Dis nous que ça peut, de changer un bout du monde avec les chansons, sinon, d'en penser [panser] un peu les noirceurs."

     Au bord des larmes, aussi émus l'un que l'autre...

    J'en ai la chair de poule.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Les irremplaçables - Cynthia Fleury -
    "Devenir un collaborateur, c'est devenir remplaçable, c'est entrer dans la chaîne et "vivre sans avenir", vivre comme si l'avenir disparaissait."

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Le tribunal des flagrants délires - Pierre Desproges -

    "S’il est vrai que l’humour est la politesse du désespoir, s’il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s’il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu’elle ne pratique pas l’humour noir, elle, la mort ? Regardons s’agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l’heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d’un coup ça s’arrête, sans plus de raison que ça n’avait commencé, et le militant de base, le pompeux P.D. G., la princesse d’opérette, l’enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu’au bout de ton cancer, tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l’homme s’effacent devant les droits de l’asticot."

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • "Les écrivains partent avec l'idée fausse que l'édition est une démocratie, or il n'y a rien de moins démocratique que l'art. Il y a tellement peu de place au sommet...
    (...)
    Il faut apprendre à écrire par soi-même, par la lecture, l'imitation, l'étude. Personne ne peut t'aider, je n'y crois pas. Les ateliers d'écriture, ça finit presque toujours dans la médiocrité. Il faut faire ce qu'on a dans les tripes, sans se soucier du résultat.
    (...) Donner une voix aux gens qui n'en ont pas, je crois que c'est ça, la responsabilité de l'écrivain."

     

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • "Tu t'en vas à la dérive
    Sur la rivière du souvenir
    Et moi, courant sur la rive,
    Je te crie de revenir
    Mais, lentement, tu t'éloignes
    Et dans ma course éperdue,
    Peu à peu, je te regagne
    Un peu de terrain perdu.

    De temps en temps, tu t'enfonces
    Dans le liquide mouvant
    Ou bien, frôlant quelques ronces,
    Tu hésites et tu m'attends
    En te cachant la figure
    Dans ta robe retroussée,
    De peur que ne te défigurent
    Et la honte et les regrets.

    Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
    Chienne crevée au fil de l'eau
    Mais je reste ton esclave
    Et plonge dans le ruisseau
    Quand le souvenir s'arrête
    Et l'océan de l'oubli,
    Brisant nos cœurs et nos têtes,
    A jamais, nous réunit"

    Partager via Gmail

    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique