•                                   Chère Nathalie Bagadey,

    Une autre vie à Citara : Tome 2 - Nathalie Bagadey -     Je viens de sortir des flammes avec Virginie. Et il me tarde, oui, il me tarde de lire la suite. Pour l'histoire en elle-même bien sûr, qui me tient en haleine et dont j'ai hâte de découvrir les prochains rebondissements, pour vos personnages évidemment : A quel prix Olivier va-t-il payer sa liberté ? Va-t-il réellement renier tout ce qu'il est ? Malheureusement, je crains fort qu'il aille jusqu'au bout et que l'oublie fasse le reste ! Pour vos brumes, qui savent si bien faire fi du destin et des lignes toutes tracées...

    Les Brumes, comme à l'accoutumée, l'entourent d'un halo mouvant. Avec colère, elle en attrape une poignée et la montre à Olivier.
    - Tu vois, ça ?
    Elle ouvre ses doigts et le petit nuage s'évapore, disparait, pour se reformer un peu plus loin.
    - Ce n'est rien. Rien de tangible. Rien de "réel". Pourquoi crois-tu qu'elles m'accompagnent partout ? 
    il ne répond rien, continue à la regarder calmement.
    - Parce que je ne suis pas censée être là. Comme elles, je ne suis pas appelée à rester ici. Regarde les danser autour de moi. Rien n'est clair, rien n'est net dans leur sillage. Tu le sais bien...

    Oui, pour tout cela, il me tarde, mais pas que... Il me tarde de vous lire car je suis tellement curieuse de découvrir la manière dont vous allez vous sortir de ce second niveau de lecture (pour nous) et d'écriture (pour vous) : Je n'ose en dire plus, car je ne veux rien dévoiler à ceux qui ne vous auraient pas encore lu. Mais quelle idée brillante ! 

    Pour finir, je vous dirais sobrement : Tenez-bon ! Il ne fait pas bon être indépendant et d'autant plus artiste, en ces temps difficiles. Et nous qui vous lisons, la seule chose que nous pouvons faire, est d'acheter vos livres, pour les lire ou les faire lire. J'espère qu'il y aura beaucoup de feuilles au pied des sapins cette année. De multiples feuilles reliées en de belles couvertures. Et que certaines auront les couleurs de Citara... 

    ¤ ¤ ¤

    4ième de couv : 

    Même les personnes les plus imaginatives peuvent être surprises par les caprices du destin...
    Virginie n’a qu’un rêve : retourner à Citara et y vivre des moments aussi exaltants que la première fois. Retrouver sa complicité avec Schnippy, ses dons de magicienne, sa relation passionnée avec Olivier.
    Mais comment réparer les dégâts lorsque, par sa faute, le rêve se transforme en cauchemar ?
    Piégée par ses sentiments, elle ne réalise pas que le danger est là, tout proche.
    Et qu’à trop jouer avec le feu, elle risque de tout perdre…

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  • Une autre vie à Citara : Tome 1 - Nathalie Bagadey - Qualité du texte, originalité de l'histoire, imagination foisonnante et plaisir de lecture : tout y est !  Pour ma part, je ressors complètement séduite, emballée, scotchée par Une autre vie à Citara ! Nathalie Bagadey ne nous laisse pas une seconde de répit. Elle nous embarque dans son monde, dans les pas - ou plutôt la tête - de Sylvine... 

    Sylvine est celle qui doit sauver son monde. La prédiction le dit. Tout le monde semble en être convaincu, sauf elle. Amnésique après une agression, il ne lui reste qu'une seule solution pour retrouver rapidement qui elle est et faire ce que tous attendent d'elle : Entrer en réminiscence. Là, nous allons revivre avec elle les événements passés qui l'ont érigée au rang de Gardienne de Citara. Et l'aventure commence...

    Les prédictions, c'est bien beau, mais ce ne sont que des mots. La réalité peut, à tout instant, y mettre un terme définitif.

    Je n'ai pas pu lâcher ce livre jusqu'au rebondissement final, qui m'a réellement cueillie ! En lisant Nathalie Bagadey, on devine ses influences, ses lectures passées. Avec finesse et intelligence, elle sait s'en inspirer et les dépasser, pour créer ses propres codes, son propre univers. Le clin d'œil est là ! Sans pastiche ni servitude. Et ça fonctionne admirablement bien...

    Bravo ! Pour cette fougue, ce rythme de narration et ce sens de l'histoire, qui fait que s'arrête là ma critique, car il faut que je vous laisse, j'ai un tome 2 sur le feu ! (C'est le cas de le dire...)

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    4ième de couv : 

    "Vous êtes sérieux, là? Un pays entier compte sur moi pour sa survie? Vous n'avez pas des armées, des soldats, des engins de siège, que sais-je encore ? C'est n'importe quoi, votre histoire!"

    Se réveiller amnésique dans un pays sur le point d'être envahi n'est pas une situation confortable. Encore moins lorsque les habitants s'obstinent à vous considérer comme l'unique guerrière magicienne capable de contrer les Maudits.

    Pourtant, Sylvine n'a pas le choix. Lorsque celui qu'elle aime, le seul être dont elle se souvienne, est en danger, elle repart dans son passé à la recherche de ses pouvoirs perdus.

    Pour y arriver, elle devra affronter ses ennemis...mais aussi ses propres démons.
    Et si elle n'était pas l'héroïne que son monde attend ?

     

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  • Les choryphèles de l'Empereur - Eric Lysoe - J'adore ma liseuse. Mais en tenant entre mes mains Les choryphèles de l'Empereur d'Eric Lysoe, sa couverture soignée et colorée, ces pages imprimées parchemin et les superbes illustrations d'Eban, je mesure la distance qui la sépare du livre... 

    Anthelme, apprenti verrier, suit son Maître Barthelemy, sur la route qui mène au monastère où ils sont attendus tout deux pour remplacer la rosace de l'église. Sur le chemin, Barthelemy trouve une mystérieuse bille de métal aux reflets de verre. Il l'identifie tout de suite comme un objet précieux et magique, un choryphèle de l'Empereur. Au grand dam d'Anthelme qui souhaiterait plutôt le jeter au feu, son maître décide de le garder afin d'en percer les mystères. A ses risques et périls... 

    On est d'emblée projeté dans le récit, avec des personnages attachants et particuliers et un décor bien planté. Le monastère, ses moines et ses règles de vie n'ont rien d'angélique, car Ici, on se prépare autant à la guerre qu'on veut bien prier pour la paix, éternelle ou non.

    Eric Lysoe installe son univers et fait monter, par petites touches, une certaine forme d'angoisse ou tout du moins d'étrangeté qui nous tient sur nos gardes tout au long du récit : Pourquoi autant de borgnes croisés dans ce village ? Chose curieuse, il s'agit toujours du même oeil. Et que dire de ce palefrenier à la main de verre ?

    Cette main était une véritable oeuvre d'art. D'un art néanmoins fort éloigné du nôtre.

    Sortilège ou hasard ? De la Magie, ça c'est sûr, mais blanche ou noire ? 

    J'ai beaucoup aimé les passages où l'auteur nous initie au travail du verre, à la création et la pose des vitraux ; cela n'alourdit en aucun cas le récit et donne du corps et de l'intérêt à l'histoire.

    En bref, un très bon livre pour lequel je remercie Babelio et les éditions Le verger des Hespérides, que je découvre avec plaisir. Un catalogue à suivre pour une édition jeunesse accessible à tous, sans limite d'âge...

    La fin suggère une suite à venir. Espérons-la ! 

    ¤ ¤ ¤
    4ème de couv : 

    Anthelme est un jeune apprenti qui veut devenir artiste verrier. Avec son maître Barthelemy, ils sont en route pour restaurer la rosace de léglise dun monastère. Après la découverte dun mystérieux choryphèle sur le chemin, le comportement du maître dAnthelme devient étrange. Quel est le secret que cherche à cacher Maître Barthelemy ? Comment expliquer les phénomènes singuliers qui ont lieu dans la région ?

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  • La forêt des araignées tristes - Colin Heine - Voilà un livre plein de promesses, que j'ai apprécié même si j'aurai souhaité une autre fin (je vous laisse découvrir). C'est le premier roman de Colin Heine. L'auteur développe dans ce livre beaucoup de thèmes (une ambiance steampunk qui tient la route, des personnages bien ciselés et hauts en couleur auxquels on s'attache rapidement, des machines et des gargouilles fantastiques, des conflits socio-politiques bien rendus que n'envierait pas notre monde moderne...). Certes, on se perd parfois un peu dans la profusion de tout ce que l'auteur souhaite développer, mais ce serait vraiment dommage de s'arrêter à cela, car il développe un univers bien à lui avec un style agréable. Comme une araignée tissant sa toile autour de nous, Colin Heine nous happe rapidement pour nous emmener dans un monde où la vape, ce mystérieux brouillard, menace sans cesse d'engloutir la ville et ses habitants...

    Bastien est un aristocrate déconnecté des enjeux et des difficultés de la vie, qui passe l'essentiel de son temps à collecter et étudier les créatures naissant de la vape, que lui ramène Ernest, explorateur et aventurier, lors de ses expéditions. Sa vie va prendre un tournant radical, lorsqu'il va enquêter sur un accident qui a bien failli lui coûter la vie. Un peu naïf et assez désarmé face au monde qu'il va découvrir, il lui faudra compter sur l'aide d'Agathe, sa gouvernante au caractère bien trempé pour arriver à sortir vivant de cette aventure. 

     J'ai beaucoup apprécié la révolte des ouvriers, la répression qui  en découle et la fuite d'Angela, qui va venir se greffer au petit groupe que constitue Bastien, Agathe et Ernest. Cette différence entre le monde du haut et celui du bas booste le récit : 

    Le lac, c'est sale et c'est tout noir, hein ? ça pue la vase et le poisson pourri ! On y jette ses ordures et on n'y pense plus ! Eh ben sachez une bonne chose, monseigneur de Corville : le lac, c'est aussi la vie de dizaines de milliers de crève-la-faim ! On y trouve des mendiants, des gavroches et des pulmonaires en fin de tout, mais tous ces gens y vivent ! C'est leur quotidien ! Qu'ils s'aventurent un peu trop haut sur les piliers, et ces messieurs de la police auront tôt fait de les renvoyer à leur cloaque. Alors qu'on me dise pas qu'il y a personne en bas. Il y a une vie sale, grouillante, dépérissante et qui se cramponne comme elle peut à l'existence, mais une vie quand même. Alors on va compter sur elle et ne pas se dire que ces pauvres gens ne servent à rien. Pour une fois qu'il se passe quelque chose près de leur misère, peut-être que quelqu'un aura un truc à dire !

    Un premier roman et un auteur que j'ai eu plaisir à découvrir grâce à Babelio et aux éditions ActuSF. A noter : la superbe illustration de Dogan Oztel !

    ¤ ¤ ¤
    4ème de couv :

    Bastien est paléontologue : sa spécialité ? Étudier les créatures étranges qui naissent de la vape, ce mystérieux brouillard aux propriétés énergétiques extraordinaires qui a recouvert le monde et menace de l'engloutir un peu plus chaque jour. Tour à tour victime d'un dramatique accident en apparence banal duquel il réchappe de justesse et témoin d'un attentat, où sa survie ne tient à nouveau qu'à un fil, il voit son destin basculer.
    Le voilà pris dans l'engrenage d'une affaire d'espionnage d'envergure internationale, sous les feux croisés d'une société secrète d'assassins, de brutes armées et d'une agence de détectives aux méthodes douteuses. Sans compter qu'une créature cauchemardesque, tout droit venue des Vaineterres, ces zones perdues dans un océan de vape, semble bien décidée à lui faire la peau...

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  • Faërie - J.R.R. Tolkien -Une belle lecture commune que cette faërie ! J'ai pris mon temps pour le lire ce livre. Je pense ne pas me tromper en disant que j'y ai consacré quelques semaines. J'avoue ne pas avoir accroché à la dernière partie sur les contes de fées. Ce n'est pas qu'elle ne m'a pas intéressée, mais j'avais l'envie de rester dans les aventures de dragons, de chevaliers et de trésors enfouis dans des grottes inaccessibles... enfin, loin de la théorie. Les yeux de nouveau emplis de mes rêves et des mondes merveilleux de mon enfance !Faërie - J.R.R. Tolkien -

    Je me dis, qu'il faudrait que je m'y replonge dans quelques temps, car c'est bien dommage d'être passée à côté. Il s'agit du grand Tolkien, tout de même ! Cela mérite de s'attarder et d'y retourner, la tête libérée de mes rêveries de gosse nostalgique...

    J'ai adoré Feuille, de Niggle. Si vous ne devez en lire qu'une, c'est cette histoire-ci ! Je me suis même payée le luxe de la lire une seconde fois : Quel bonheur ce Niggle ! Peintre du dimanche, comme on dit parfois, mais peintre fou de ses pinceaux, de ses dessins et mélanges, complètement investi et obnubilé par son projet : peindre une à une les feuilles, chacune dans sa spécificité, sa forme et sa couleur particulières. Oublier l'arbre, sans voir que feuille après feuille, il se construit : gigantesque et merveilleux ! Mais voilà ! Niggle doit, comme tout un chacun avant lui, "faire un long voyage" !

    Bientôt, la toile prit une telle dimension qu'il dut se procurer une échelle : et il montait et descendait pour ajouter une touche par-ci ou effacer une tache par-là. Si quelqu'un venait le voir, il se montrait assez poli, tout en tripotant un peu les crayons de son bureau. Il écoutait ce que les gens avaient à dire : mais, intérieurement, il ne cessait de penser à la grande toile abritée dans le haut hangar qu'il avait construit dans le jardin.

    Jusqu'au jour où on vint le chercher pour ce sacré voyage... 

    C'est un peu de mon âme d'enfant que j'ai retrouvée en lisant Faërie. j'aurai tant aimé avoir une petite tête brune ou blonde à qui lire ces trois histoires...

    Merci à toi, Ange, pour ce beau et merveilleux voyage.

    Et comme je n'ai ni perdu ce sentiment du merveilleux, ni la joie du bonheur qui va avec, j'ose conclure ainsi :

    On dirait qu'on est tous  amis et chercheurs d'or
    Et qu'on sait vaincre les dragons du dehors
    On dirait qu'on s'est tous libérés de nos chaînes
    Et qu'on est plus fort que les plus vieilles nos peines
    On dirait que nos vies ne partent plus en braises

    Et que les contes et les chasses aux trésors nous apaisent...

    ¤ ¤ ¤

    Faërie - J.R.R. Tolkien -

    4ième de couv :

    Aux frontières indécises des régions hantées par les " Hobbits ", non loin du pays imaginaire d'Alice, il existe un " Petit Royaume " de la vieille Angleterre où vivait un géant à barbe rousse nommé Gilles de Ham. " Ham n'était qu'un petit village, mais, en ces temps lointains, les villages étaient fiers et indépendants. " Ainsi commence le premier de ces trois récits horrifiants et sublimes (" Gilles de Ham ", " Smith de Grand Wootton " et " Feuille de Niggle ") qui entourent l'œuvre maîtresse de Tolkien. Avec la précision des poètes et le sérieux des historiens et des géographes, le célèbre professeur d'Oxford nous ouvre des mondes oubliés et immémoriaux et nous replonge au cœur de notre enfance. Tolkien est un magicien.

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