• Les heures indociles - Éric Marchal -

     

    Mon coeur ne vous est pas gagné pour toujours : il se gagne tous les jours. C'est ainsi. entrer dans mon intimité n'est pas de tout repos, Thomas. Je voulais que vous le sachiez.

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Par précaution, ils avaient précisé qu'ils étaient de passage. De peur qu'ils ne mentent et veuillent s'installer, le Comité leur avait accordé une parcelle à la sortie du village. Un endroit où l'herbe ne poussait pas, où l'eau était toujours trouble. La Terre-Morte. C'était comme ça qu'on l'appelait.
    Ils avaient dit merci.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Une immense sensation de calme - Laurine Roux -

    J'ai caressé ses traits figés sur sa peau froide. Il me semblait que je devais le faire. Une caresse pour une vie. Mes doigts parcouraient son visage et je pouvais sentir tout ce qu'elle avait été. Avec ma main, je lui disais Je prends. Elle me donnait sa droiture et sa fatigue, je lui disais Je prends. Son passé et ses blessures, je lui disais Je prends. Elle me donnait sa beauté et les rares joies arrachées à la vie. Je prenais. son courage et sa vertu. Je prenais tout. C'était tout ce qui me restait. Longtemps ce serait mes seuls bagages.

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Une immense sensatin de calme - Laurine Roux - Ni déçue, ni emballée... Il m'a manqué quelque chose dans cette immense sensation de calme. Cela arrive, une lecture qui ne vous laisse pas de sentiments profonds (ni positifs, ni négatifs). Dans ces cas-là, on aimerait dire "parce que c'était lui, parce que c'était moi...", afin de pouvoir se garder d'émettre un jugement. Ne pas céder à la facilité, serait d'argumenter sans fin ; mais, c'est bien aussi de reconnaître quand parfois, on ne sait que dire ou quoi dire de plus...

    Laurine Roux mène bien sa barque, dans cette contrée glacée et recluse ; elle sait nous ouvrir aux silences, aux larmes toujours enfouies et à ces paysages que l'on devine aussi grandioses qu'inhospitaliers.

    Son héroïne tombe sous le charme d'Igor, cet être décrit à mi chemin entre la bête et l'homme. Elle attache sa vie à la sienne, sans rien connaître de lui, si ce n'est ce qu'il fait et où il va. Elle ne se pose pas de question. Elle laisse les choses venir à elle. Les histoires surtout. Celle de la vieille Grisha qui finira par lui révéler ce qui a été si longtemps tu...

    Dans leur obstination blanche, ses pétales pourraient me consoler, je pourrais caresser leur corolle et humer leur parfum, regarder s'évaporer dans l'air métallique des soupirs de vie sublimes ; Je pourrais me dire que nous sommes ces flammèches crème qui fulgurent une heure avant de mourir, mas je suis bien trop fatiguée pour penser à autre chose qu'à fixer l'horizon, et c'est déjà bien.

    Vous pourriez le lire et vous faire votre propre idée. Parfois, cela tient à pas grand chose, une belle rencontre avec un livre...

    ¤ ¤ ¤
    4ième de couv
    :

    Alors qu'elle vient d'enterrer sa grand-mère, une jeune fille rencontre Igor. Cet être sauvage et magnétique, presque animal, livre du poisson séché à de vieilles femmes isolées dans la montagne, ultimes témoins d'une guerre qui, cinquante plus tôt, ne laissa aucun homme debout, hormis les « Invisibles », parias d'un monde que traversent les plus curieuses légendes.
    Au plus noir du conte, Laurine Roux dit dans ce premier roman le sublime d'une nature souveraine et le merveilleux d'une vie qu'illumine le côtoiement permanent de la mort et de l'amour.

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Le cahier de recettes - Jacky Durand -Une histoire pleine de nostalgie, qui donne envie de s'installer derrière les fourneaux, avec ceux qu'on aime, de faire les marchés pour dégotter des légumes et des fruits gorgés de soleil, des épices dorées et des produits frais à partager...

    Jacky Durand égraine au fil des pages, les souvenirs de Julien, enfant unique élevé dans les tabliers de son père, cuisinier en chef du Relais fleuri. Ce petit bistrot de campagne a plus qu'une histoire, il a une âme. En accompagnant son père dans ses derniers instants, Julien se souvient : de sa mère, de la brioche dorée encore chaude du dimanche matin, de son parcours chaotique d'étudiant, de cette vie rythmée par les services et les gitanes qui se grillent plus vite que le pain...

    J'irai me coucher sur le lit où tu dormais, près de tes fourneaux. Plus les soirs passent, plus je reste longtemps. tu es comme ces enfants qui ont peur d'être seuls dans le noir et qui n'en finissent pas de vous enlacer au moment du coucher. La morphine t'emporte parfois dans des voyages solitaires où tu râles des songes douloureux. Mais quand revient le jour et que tu en as la force, tu veux que je t'emmène pour faire encore quelques pas.

    Il en est de la vie, comme de la cuisine : les bonnes recettes ne nous sauveront pas toujours, mais la plupart du temps, elles suffisent amplement à faire notre bonheur...

    ¤ ¤ ¤
    4ième de couv :

    Monsieur Henri est le chef dévoué du Relais fleuri, un bistrot traditionnel qui régale ses clients de plats généreux et savoureux. Sous les yeux subjugués de Julien, son fils, il élabore d'appétissantes recettes que sa femme Hélène consigne dans un cahier. Mais un jour, Hélène quitte la maison sans explication, emportant avec elle le bonheur de cuisiner. Le cahier de recettes disparaît et Henri décrète que jamais Julien ne deviendra cuisinier. Cela n'empêche pas le garçon de poursuivre sa passion en cachette, entre deux cours de lettres à la fac. Quand Henri, malade, sombre dans le coma, Julien n'a plus qu'une obsession : retrouver le cahier de recettes de son père. Dans sa quête, il découvre d'autres secrets et comprend pourquoi Henri a laissé partir sa femme sans un mot...Ce roman dessine le magnifique portrait d'un homme pour qui la cuisine est plus qu'un métier : le plaisir quotidien du partage et l'art de traverser les épreuves. Une tendre déclaration d'amour filial où, à chaque page, l'écriture sensuelle de l'auteur nous met l'eau à la bouche.

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires