• Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine de Vigan - L'homme que j'aime, dont l'amour se heurte parfois à mes absences, s'est inquiété, il y a quelques temps, de me voir entreprendre ce travail. C'est ainsi en tout cas que j'ai interprété sa question, posée avec une certaine prudence : avais-je besoin d'écrire ça ? Ce à quoi, sans hésitation, j'ai répondu que non. J'avais besoin d'écrire et ne pouvais rien écrire d'autre, rien d'autre que ça. La nuance était de taille !

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • La mécanique des fluides - Lidia Yuknavitch -C'est difficile de penser Oui. Vers le haut. Quand ce qu'on ressent n'est que combat ou fuite.

    Si je pouvais revenir en arrière, je me donnerais des cours particuliers à moi-même. Je serais la femme qui m'a appris à me tenir debout, à vouloir des choses, à les demander. Je serais la femme qui dit, Ton esprit, ton imagination, ils sont plus importants que tout. Regarde comme c'est beau. Tu mérites de t'asseoir à la table. L'éclat tombe sur chacun d'entre nous.

     

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • En Italie, il n'y a que des vrais hommes - Luca De santis -Je n'ai plus jamais eu de nouvelles des autres.
    Après la guerre, il était difficile de les retrouver...
    Et puis aussi, on voulait un peu oublier...
    Mais on ne peut pas oublier, ni vivre sereinement...

     

    Il faut vivre avec cette peine...

     

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Je naviguais seul, m'aventurant sur des eaux hostiles et étrangères à chaque page que j'écrivais. Pourtant, je ne cessais d'écrire, luttant contre les moments où je me retrouvais attaqué par le crime impardonnable de la divulgation absolue. La culpabilité. A chaque fois que je me surprenais à censurer l'écrivain qui était en moi, j'écrivais quand même. Finalement, cela devint le credo de toute ma vie d'écrivain - si je craignais de coucher quelque chose sur le papier, une voix me hurlait de l'intérieur de commencer à l'écrire et de ne rien omettre.

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Je découvrais le goût de la vérité et il coulait comme du miel sur ma langue. Je pouvais changer ma vie d'homme rien qu'en arrêtant de prétendre que je venais d'une famille américaine comme les autres et en me donnant la permission de haïr mon père avec tout le mépris que j'étais capable de ramener à la surface. Si je voulais être sincère en tant qu'auteur, il fallait que j'expose cette haine en plein soleil. Je me devais à moi-même de faire savoir à mon père à quel point je haïssais chaque cellule du corps qui avait donné la vie au mien.

    Partager via Gmail

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires