• Ostwald - Thomas Flahaut -

    Je me répète que la Gargouille est plus ancienne que la cathédrale. Elle est à n'en pas douter ce saint Christophe qui lui donne son nom. Elle est cette statue manquante pour laquelle la niche a été bâtie. La cathédrale et toute la ville se sont construites autour d'elle. Elle était déjà là, au milieu d'une forêt vierge, de bouleaux et de chênes, quand le grès rose était encore sous terre. 

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  • Civilizations - Laurent Binet -

    Tu sembles convaincu que les ennemis de l'Eglise sont voués à l'enfer, et je ne saurais te détromper, mais rappelle-toi, mon ami, que l'enfer ne peut attaquer les païens.

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  • Un rien nous eût sauvé, 
    une petite musique portée telle une âme ;
    un ange à fleur d'aube.

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  • Ostwald - Thomas Flahaut -La centrale nucléaire de Fessenheim est en feu. Un réacteur nucléaire brûle et c'est toute la population qu'on évacue. Avalé ses cachets d'iode et suivre la marche forcée des camions qui dirigent tout le monde vers des lieux de rétention, voilà ce qu'il reste à faire ! Mais Noël et son frère Felix ne l'entendent pas ainsi...

    Comment faire pour échapper à cette mise en quarantaine ? Comment fuir et pour aller où ? Que restera-t-il de cette ville ? et que fera l'Etat de tous ces gens ? Les deux frères n'attendent pas de savoir le sort qui leur sera réservé. Ils fuient. Du mieux qu'ils peuvent. Croisant ça et là des êtres aussi paumés qu'eux, ils décident de se lancer à la recherche de la femme dont ils sont tous les deux amoureux, comme une dernière quête. La seule peut-être digne d'être vécue...

    Bienvenue dans ce no-mans land où plus rien n'est à perdre, car tout est déjà perdu :

    Sur la plateforme, la foule des danseurs, liquide, une mer prenant son élan avant la tempête. Mais derrière la frénésie, les lumières des projecteurs laissent entrevoir des mines déconfites, des yeux fatigués qui ne regardent plus rien d'autres que le vide noir. Des bouches silencieuses, scellées par le goulot des bouteilles de vodka et de gin. Laisser venir l'ivresse et dans la tristesse moite de la nuit un semblant de bonheur. Ici, on fête la fin de quelque chose qu'on n'a pas envie de voir. 

    Un premier roman avec de belles idées et de beaux passages, qui reste prometteur, malgré quelques longueurs...

    ¤ ¤ ¤

    4ème de couv :

    " La secousse que j'ai ressentie la nuit dernière était un tremblement de terre. Les animations commentées par le présentateur du journal le montrent. Un point rose palpite sous la terre. De ce point partent des ondes roses qui font vaciller un cube gris posé à la surface, désigné par une flèche, et légendé. Centrale nucléaire de Fessenheim. "

    Évacués avec le reste de la population, Noël et son frère, Félix, se retrouvent dans un camp improvisé en pleine forêt, la forêt où ils se promenaient, enfants, avec leur père. C'était avant la fermeture de l'usine où celui-ci travaillait, avant le divorce des parents, et l'éclatement de la famille.

    Cette catastrophe marque, pour eux, le début d'une errance dans un paysage dévasté. Ils traversent l'Alsace déserte dans laquelle subsistent de rares présences, des clochards égarés, une horde de singes échappés d'un zoo, un homme qui délire...

    Ostwald est le récit de leur voyage, mais aussi du délitement des liens sociaux, et peut-être d'une certaine culture ouvrière. C'est la fin d'un modèle qui n'ayant plus de raison d'être ne peut être transmis : confrontés aux fantômes du passé, les deux frères doivent s'inventer un avenir. Peut-être est-ce la morale de ce roman en forme de fable.

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  • Karst - David Humbert -Paul Kubler, flic viré du célèbre Quai des orfèvres puis muté dans sa ville natale de Rouen, désespère dans son nouveau commissariat, où il n'a à gérer que des affaires courantes. Finies les enquêtes trépidantes et la vie de flic d'élite. Alors lorsqu'on l’envoie bosser sur une affaire de pollution de l'eau, et qu'à ladite affaire quelques morts sordides sont associés, on sent qu'il renaît, le Kubler ! 

    Voilà juste ce qu'il faut pour ne pas trop vous dévoiler l'intrigue !

    J'ai aimé dans ce polar retrouvé la ville de Rouen, et certains endroits que j'ai arpentés il y a déjà bien longtemps. David Humbert, dans ce premier roman, nous offre avec Kubler, un personnage de flic attachant  qui pourrait bien être récurrent dans d'autres enquêtes. Affaire à suivre... 

    Seul petit bémol : j'ai trouvé que le récit manquait de nervosité, même si tous les ingrédients sont là pour faire un bon polar. Peut-être un peu trop d'explications sur la science de l'hydrologie à mon goût ? Même si c'est loin d'être inintéressant, j'ai trouvé que cela alourdissait parfois le rythme de l'histoire... Mais cela reste un avis personnel qui ne gâche en rien ce roman.

      ¤ ¤ ¤

    4ème de couv : 

    Trop curieux, trop honnête. Pour le lieutenant Paul Kubler, la sanction est un aller simple Paris-Rouen, avec affectation dans un commissariat de quartier de la cité normande, sa ville natale. Les premiers dossiers n'ont pas de quoi faire vibrer cet ex du quai des Orfèvres: promeneurs agressés dans les bois, ouvriers en colère pour cause de plan social? Mais un matin, les robinets des Rouennais commencent à crachoter de l'eau en Technicolor. Rose pâle, puis vert fluo. Quelqu'un pollue les sources. Du ministère de la Santé à la préfecture, on met la pression: il faut éviter l'affolement des usagers et stopper la crise. À cent à l'heure sur sa vieille Honda ou suspendu en spéléo au coeur des grottes, Kubler doit à tout prix découvrir le secret des profondeurs de la craie, le secret du karst.

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