• L'exil vaut le voyage - Dany Laferrière -

    Comme ce tableau Nighthauks, est un classique, j'ai demandé à un peintre primitif de m'en faire une copie ou mieux une interprétation. Il m'a dit, en me rapportant le tableau inachevé, qu'ici, dans la Caraïbe, on ne connaît pas ce sentiment. qu'est-ce qu'ils ont ? Je lui ai dit que c'est un cliché, tous les sentiments sont dans la nature. Il m'a répondu : connais-tu un seul peintre haïtien qui se soit suicidé, ou qui s'est même coupé l'oreille ? C'est un truc de riche blasé, fatigué. En Haïti, on ne se suicide pas, c'est l'Etat qui s'occupe de la mort. Et l'Etat c'est le dictateur. Ce qui nous laisse tout l'espace de la vie.

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  • L'exil vaut le voyage - Dany Laferrière -

    Je suis arrivé à Port-au-Prince au début de l'automne 1963 avec, serrée dans mon poing gauche, une enfance lumineuse passée dans les jupes de ma grand-mère. Mes yeux remplis de songes mauves. Le bruit soyeux des libellules plein la tête. Et l'odeur de la terre mouillée, après une forte pluie tropicale, dans mes narines. Si l'enfance est un long sommeil, l'adolescence est un réveil brutal. On a brusquement conscience des autres. On passe du paysage de la nature au paysage humain. 

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  • L'exil vaut le voyage - Dany Laferrière - On n'a qu'à entrer dans la petite librairie de n'importe quel aéroport du monde : sept livres sur dix sont des best-sellers américains. Le reste de la planète se partage trois livres. Comment le goût se forme-t-il avec un goût unique? C'est là qu'arrivent ces guides des portes étroites qui nous indiquent d'autres passages. des passages qui débouchent sur des univers différents. et cette question se niche au cour même de la démocratie. on ne peut pas s'improviser démocrate. C'est un apprentissage. il est impossible de comprendre la notion de différence si on se nourrit tous à la même source.

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  • Une autre vie à Citara : Tome 2 - Nathalie Bagadey -

    J'écris pour... pour faire rêver les gens.
    Pourquoi ?
    Pour les aider à affronter les moments difficiles, les heures les plus sombres, les instants les plus ternes.
    Pourquoi ?
    Parce que la beauté, la bonté, l'harmonie ne s'obtiennent qu'au prix de courage et d'efforts. Sans cesse renouvelés.

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  • Une autre vie à Citara : Tome 1 - Nathalie Bagadey -

    Dans les faits, cela ne se passe jamais ainsi. Car lorsque l'on goûte aux plaisirs du pouvoir, très vite on ne pense plus au bien de son pays, mais au sien propre. Dès que le pouvoir appartient à un nom et non plus à une cause, il devient synonyme d'oppression. 

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