• Mes mots sont gorgés d’eau
    Et ta voix pleine de larmes
    Mais chaque syllabe
    Enlace le soleil
    Et pose sur ta langue
    Des perles de lumière...

    Loreux, Sologne, 2007

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  • "610


    Grues,
    qui peuplez la ville de vos bras levés,
    manifestantes obstinées,
    aiguilles de nos cadrans solaires urbains,
    sources d'ombres ajourées et mouvantes,
    vous tournez comme des phares
    et vos lumières rouges indiquent à la nuit
    où se trouve la nuit.

    611


    Grues,
    pauvres filles penchées,
    qui étiez comme moi des enfants,
    procession obstinée
    de vos talons aiguilles marquant les heures du trottoir
    entre deux "hombres",
    vous passez et repassez
    sous les lanternes rouges
    dans la nuit poisseuse."

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  • Table des bouchers - Fabienne Courtade -"fin d'été bruit d'une porte

    je m'éloigne en courant

    je pose des fleurs entre les grilles

    J'attends des jours entiers

    A ses côtés
    mais il n'en sais rien"

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  • "Je me demande si toi et tes amis, vous êtes conscients de vivre en état de guerre. Je me demande si vous comprenez qu’entretenir les conditions qui vous permettent de vous enrichir en toute légalité au détriment de ceux qui produisent les richesses, c’est vivre en état de guerre, c’est faire la guerre au peuple. Je me demande si vous en êtes conscients."

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  • "On proclame officiellement que nous sommes tous égaux depuis 1789 mais dans les faits, ce n’est pas ainsi que nous vivons. Ce n’est pas ainsi que nous pensons. Ce n’est pas ainsi que nous nous organisons puisque nous persévérons à laisser quelques individus se consacrer jour après jour, heure après heure, à mépriser ce principe universel pour concentrer la richesse et le pouvoir entre leurs mains.
    Nous supportons cette situation, car nous nous sommes habitués à l’écart entre le discours et le réel. Nous supportons cette situation car nous sommes rassurés d’être plus que ceux qui, bien que nos égaux dans le discours, sont moins que nous dans le réel.
    Ou alors, nous décidons de ne plus supporter cet écart entre le discours et le réel ; nous décidons de ne plus supporter ce non-respect de l’écart entre le rien et l’être ; nous déclarons que ce qui est proclamé officiellement ne tiendra jamais lieu de réel ; nous déclarons que jour après jour nous nous consacrerons à réduire l’écart entre le discours et le réel."

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