• - Je suis mon venin.
    La nuit, sa langue se dépliait comme un serpent. Il se réveillait, le goût du venin à la bouche, comme si le diable l’avait embrassé. Tout ça parce que le sommeil du soldat est un lent défilé de morts. Il se réveillait comme il vivait : tellement solitaire qu’il s’entretenait avec lui-même à seule fin de ne pas oublier la parole humaine.

     

    Le Mozambique, une nation en chantier - Mia Couto - :

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  • « ...par provocation je dis que suis “réactionnaire” — ça veut dire “classique” en réalité — c’est-à-dire que beaucoup de mes photographies auraient pu‚ en matière de composition‚ être prises il y a trente ans voire même avant‚ alors que les formes photographiques ont évoluées (...)
     

    Pour réussir une photo‚ je pense qu’il n’y a pas de trucs techniques. (...) La chose la plus difficile‚ c’est d’arriver à devenir amoureux du hasard. (...) Mais pour devenir amoureux du hasard et arriver à le repérer‚ il faut se défaire de toutes les catégories de pensée‚ être disponible et ne pas réfléchir. »

    Interview à écouter ici : Les carnets de la création.

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  • Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne
    On va rien lâcher, on va aimer regarder derrière pour rien oublier, ni les yeux bleus ni les regards noirs
    On perdra rien, peut-être bien un peu, mais ce qu´il y a devant, c´est si grand
    Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne
    T´as bien le temps d´avoir le chagrin éternel
    S´ils veulent pas le reconstruire le nouveau monde, on se mettra au boulot
    Il faudra de l´utopie et du courage
    Faudra remettre les pendules à l´heure, leur dire qu´on a pas le même tic tac, que nous, il est plutôt du côté du cœur
    Fini le compte à rebours du vide, du rien dedans

    Gare de Lyon, 24 octobre 2013 :

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  • Les autres les regardèrent en silence tandis qu’ils se tenaient l’un face à l’autre. La forme grise de l’Homme, Aragorn fils d’Arathorn, était haute, et sévère comme la pierre, sa main sur la poignée de son épée ; on eût dit qu’un roi sorti des brumes marines avait posé le pied sur les rivages d’hommes de moindre stature. Devant lui s’arquait la vieille silhouette, blanche, brillant à présent comme d’une clarté intérieure, courbée, chargée d’années, mais investie d’un pouvoir au-delà de la puissance des rois.

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  • Même pas mort - Jean-Philippe Jaworski -"Tu raconteras ma vie.
    Tu es un marchand riche et un aventurier rusé. Mais je ferai de toi bien plus que le négociant qui trafique du vin et des vases contre des hommes et du métal. Je ferai de toi un tombeau. Je ferai de toi une voix appelée à résonner aux trois coins du monde. Je ferai de toi les strophes liminaires du chant dont je suis la matière. Que valent tes amphores, tes trépieds, tes esclaves ? Tu n’as que des biens. Moi, je t’apporterai la parole. Je t’apporterai mon propre souffle, la respiration d’un guerrier, d’un héros et d’un roi. Te fit-on jamais offre plus prodigue ?"

     

    Extrait lu par JC Lebert : Cliquez ICI

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