• "De façon très angoissante, je me sentais démasqué : parce qu’elle avait fouiné dans mon passé, mais surtout parce qu’elle avait réussi à réveiller le mioche triste que j’avais essayé d’oublier. Résister à la pression quand vous êtes un cador, c’est une chose ; tenir le choc quand on vous jette à la gueule vos chagrins d’enfance, c’est une autre paire de manches. Elle était en train de me donner l’assaut, la virago, mais pas sur le terrain où je l’attendais. Elle cherchait à fendre l’armure. Elle arrachait la cuirasse pour se frayer une voie au cœur. Elle tentait de briser l’homme pour faire parler le môme."

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    Lecture à haute voix par Jean-Philippe Jaworski, lors des Imaginales 2011 : (avec Mélanie Fazi en suite...)

     

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  • "Après Staline, chez nous, on ne voit plus la mort de la même façon... On se souvient des frères qui tuaient leurs frères... Des exécutions massives de gens qui ne savaient pas pourquoi on les assassinait... C'est resté en nous, ça, c'est toujours présent dans notre vie. Nous avons grandi parmi des bourreaux et des victimes... Pour nous, c'est normal de vivre ensemble. Il n'y a pas de frontière entre l'état de paix et l'état de guerre. Quand on allume la télé, tout le monde parle la langue des truands : les hommes politiques, les hommes d'affaires, et... le président. Graisser la patte, verser des pots-de-vin, des bakchichs... une vie humaine, ça ne vaut pas un pet de lapin. Comme dans les camps..."

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  • Pourquoi lire délivre - Cécile Ladjali - Magazine Lire Février 16

    "Il faudrait que dans les discours officiels, les hommes politiques replacent avec courage l'école et la culture au centre de tout. Afin que les enfants perdus, qui ne jurent que par la force et le pouvoir chimérique d'un rêve de mort, comprennent que le pouvoir, la véritable force, appartient à ceux qui ont les mots et que sans les mots ils sont les dupes de ceux qui les manipulent".

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  • "Lui le grand poète, du pays, celui qui chante encore à l'âge respectable, qui trouve encore à donner et pis qui dépasse comme si ses mélodies avaient de la frange, c'est du surplus qu'il va brasser jusqu'à l'espoir, jusqu'au projet social, dans l'au delà de la poésie, pour en faire de la force.

    (...)

    "Dis nous que ça peut, de changer un bout du monde avec les chansons, sinon, d'en penser [panser] un peu les noirceurs."

     Au bord des larmes, aussi émus l'un que l'autre...

    J'en ai la chair de poule.

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  • Les irremplaçables - Cynthia Fleury -
    "Devenir un collaborateur, c'est devenir remplaçable, c'est entrer dans la chaîne et "vivre sans avenir", vivre comme si l'avenir disparaissait."

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