• La Passe-Miroir - Christelle Dabos -"Lire un objet, ça demande de s’oublier un peu pour laisser la place au passé d’un autre. Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. Il faut des tripes, t’sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu’on est, plonger dans son propre reflet. Ceux qui se voilent la face, ceux qui se mentent à eux-mêmes, ceux qu’ils se voient mieux qu’ils sont, ne pourront jamais. Alors crois-moi, ça ne court pas les trottoirs "

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  • "Tu vois, je ne suis plus capable de jouer le jeu d’une conversation convenue, ni de me satisfaire d’un pur débat intellectuel.

    Pas après avoir touché du doigt les conséquences d’une barbarie inimaginable.

    Je ne suis peut-être pas libre, mais je me bats pour la liberté, la liberté de prendre ses responsabilités pour garantir qu’une société détruite soit réparée. C’est pour ça que je peux utiliser des mots comme « intégrité » et « honneur » sans cynisme. Si nous laissons ce pays retomber dans l’obscurité, nous serons tous complices du génocide qui suivra notre départ aussi certainement que la nuit suit le jour.

    Tu comprends ?

    Toi qui dois ton ignorance béate à nos sacrifices."
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  • "Les foules en colère, c'est comme les monstres, ça vous avale tout entier et ça ne recrache que les os."

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  • "Ma vérité, je l'ai rapportée du combat dans un sac de cellophane... La tête, les bras, les jambes en morceaux séparés... La peau aussi..."

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  • "Moi je m'en suis pris plein la houle, des rincées bien salées sur le pont. Je peux vous dire que ça n'a jamais soigné personne. La déferlante de vos lois comme des vagues scélérates. On nous fout la tête sous l'eau depuis des siècles mais moi je suis fort en apnée, vous ne me noierez pas comme un chaton au fond d'un sac de jute.

    Je sais quand ça gîte.

    J'avais treize ans la première fois, la mer complètement saoule avec sa gueule ouverte, qui vous crache dessus qui s'engouffre et vous fout des trempes.

    La vorace une ogresse.

    Si elle ne m'a pas avalé vous n'êtes pas prêt de m'engloutir.

    Je viens du déluge et vos torrents de lois qui nous tabassent et nous régurgitent comme des arêtes coincées dans la gorge, c'est pacotille.

    Vous ne voyez que mes œuvres mortes mais sous la surface la carène c'est du solide."

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