• Kafka sur le rivage - Haruki Murakami -Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? parce que la tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi. Elle est toi même et rien d'autre. elle vient de l'intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empêcher le sable d'y entrer, et la traverser pas à pas. Au cœur de cette tempête, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repère dans l'espace ; par moments, même, le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.

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  • De toute manière, il a très peu de souvenirs de son enfance. Ce qui reste gravé, c'est la tendresse. Une sensation presque physique.

    Je vais bien, ne t'en fais pas, Bande annonce :

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  • La métamorphose - Franz Kafka -Mes chers parents, déclara la sœur en frappant de la main sur la table par manière d'introduction, cette situation ne peut pas durer. Si vous ne vous en rendez pas compte, moi je le sens. Je ne veux pas prononcer le nom de mon frère en parlant du monstre qu'il y a ici, je vous dirai donc simplement : il faut chercher à nous débarrasser de ça.
    Nous avons fait tout ce qui était humainement possible pour le soigner et le supporter ; je crois que personne ne pourra nous adresser le moindre reproche.

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  • Au revoir là-haut - Pierre Lemaître -

    "Je te donne rendez-vous au ciel où j'espère que Dieu nous réunira. Au revoir, là-haut, ma chère épouse..."
    Derniers mots écrits par Jean Blanchard le 4 décembre 1914

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  • La science doit se tenir debout, sans la contrainte ni l'obsession d'être immédiatement rentable, veillant tel un guetteur sur l'écosystème et sur l'humanité.

    (...)

    Il faudra peut-être inventer des espaces de liberté publique permettant que les applications de la recherche en biologie ne se décident pas toujours sans consultation des citoyens.

    ¤ ¤ ¤

    Audition du mathématicien Cédric Villani à l'Assemblée Nationale, le 19 novembre 2012 :

    Tout part de l'affaire Séralini : le Haut conseil des biotechnologies, mandaté par le gouvernement, a réfuté en 2012, les conclusions de l'étude de Gilles-Eric Séralini sur la toxicité des OGM, en pointant des limites (tout aussi présentes dans d'autres études "pro-OGM" mais que la commission n'a pas relevées chez ses dernières).
    S'ouvre alors un débat passionné et passionnant, que l'on soit "pour" ou "contre". Cédric Villani évoque la notion d'éthique en science, l'importance du débat contradictoire, la formation d'un consensus scientifique, ainsi que la qualité de l'information livrée au public.

    Cela dure 12'49, mais c'est tellement intéressant que vous ne les verrez pas défiler.

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