• "Je me demande si toi et tes amis, vous êtes conscients de vivre en état de guerre. Je me demande si vous comprenez qu’entretenir les conditions qui vous permettent de vous enrichir en toute légalité au détriment de ceux qui produisent les richesses, c’est vivre en état de guerre, c’est faire la guerre au peuple. Je me demande si vous en êtes conscients."

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  • "On proclame officiellement que nous sommes tous égaux depuis 1789 mais dans les faits, ce n’est pas ainsi que nous vivons. Ce n’est pas ainsi que nous pensons. Ce n’est pas ainsi que nous nous organisons puisque nous persévérons à laisser quelques individus se consacrer jour après jour, heure après heure, à mépriser ce principe universel pour concentrer la richesse et le pouvoir entre leurs mains.
    Nous supportons cette situation, car nous nous sommes habitués à l’écart entre le discours et le réel. Nous supportons cette situation car nous sommes rassurés d’être plus que ceux qui, bien que nos égaux dans le discours, sont moins que nous dans le réel.
    Ou alors, nous décidons de ne plus supporter cet écart entre le discours et le réel ; nous décidons de ne plus supporter ce non-respect de l’écart entre le rien et l’être ; nous déclarons que ce qui est proclamé officiellement ne tiendra jamais lieu de réel ; nous déclarons que jour après jour nous nous consacrerons à réduire l’écart entre le discours et le réel."

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  • "J’aimerais pouvoir te dire quel genre de guerre je mène, Papa, mais je ne sais pas, je ne sais vraiment pas, et te mentir dans ce journal serait comme me mentir à moi-même – et que nous resterait-il alors ? Nous utilisons des drones sans pilote pour combattre une bande de paysans illettrés armés de fusils à verrou, et cela laisse un certain goût dans la bouche qui est bien loin de la gloire des campagnes d’Alexandre, si tu vois ce que je veux dire. Ou même de Napoléon, d’ailleurs."

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  • Quand Elle & Elle devient Elle & Elles...

    Fred Alie - Fille - :

    "Petite, quand j'avais de la fièvre,
    je me blottissais dans tes bras, et je fermais les yeux.
    Je m'endormais paisible, je savais...
    Aujourd'hui c'est étrange, je ne dors plus ainsi.
    J'ai toujours comme cet œil ouvert à l'intérieur de moi.
    Il ne se ferme jamais, ne se repose jamais.
    Je le trimbale partout où je vais.
    Il m'emmène partout où il va...
    ça me fait sourire, parce que, parfois, je n'y vois plus très clair
    pour quelqu'un qui a un œil dans le corps.
    Y'a comme un souffle...
    Il observe ce monde-là, sans relâche.
    Je voudrais respirer mieux, mais avec cet œil, coincé, là, près du cœur...
    Tout cela résonne, et pourquoi je ne cesse d'y penser, je ne cesse...
    850 millions de personnes ont faim,
    Haïti ti payi et les autres,
    il y a la peur qui nous dévore les entrailles de l'intérieur,
    les trous dans l'âme, les vagues d'amour, les pépites d'or
    que l'on trouve par hasard sous une poignée de cailloux,
    et la peine..."

    Marijosé Alie -Mère - :

    "Je peux te murmurer qu'il faut tendre la main
    plus loin que le bras
    que tout au bout du geste il y a le désir
    et que l'ultime instant nous fait souffrir.
    Mais t'ai-je dit la colère de vieillir
    de ce corps qui s'en va sans que j'y puisse rien,
    rien qu'épier sa recomposition en cherchant un dessin ?
    T'ai-je dit les plis que l'on ne compte plus
    les cheveux qui un à un abandonnent la vie.
    Et la muse fragmentée qui joue les mémoires malades...
    T'ai-je dit qu'on en pleure de ne pas comprendre ?"

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  • "Est-ce que ça pourra te suffire, à toi l'enfant à venir ?
    Juste le pire de nous deux."

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