• Devant moi il n'y avait presque personne. (...)
    Mais derrière, Charles, derrière... Cinquante, soixante personnes... Peut-être plus encore... Beaucoup de femmes, plein de gamins, des tout-petits, des ados, de grands dadais qui ne savaient pas quoi faire de leurs grands bras, des vieilles, des vieux, des costumes du dimanche, des bouquets de fleurs, des bijoux superbes et de la pacotille sur des blousons siglés, des clopins-clopants, des tout couturés, des... Tous les genres, tous les âges, et tous les étages... Tous ceux qu'elle avait dû soulager un jour, j'imagine...
    Quelle clique... Et pourtant pas un bruit, pas un braillement, un silence incroyable, mais quand les fossoyeurs ont reculé, ils se sont tous mis à applaudir. Longtemps, longtemps...
    C'était la première fois que j'entendais des applaudissements dans un cimetière et là, je me suis enfin autorisée à pleurer : elle l'avait eu son hommage... et je ne vois pas ce qu'un prêtre ou n'importe quel autre blabla de circonstance aurait pu dire de plus juste à son sujet...

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  • Essais, 1597 - Francis Bacon -

    Certains livres sont faits pour être goûtés, d'autres pour être avalés et un petit nombre sont faits pour être mâchés et digérés.

     

     

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  • Pas le temps, mon ami, pour faire tes funérailles
    Je suis seule désormais et le dragon s'avance
    Quand une voix en colère interrompt la bataille
    Et tous les combattants se figent en silence

    ¤ ¤ ¤

    Stargate - Fantaisie Héroïque - : 

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  • Totue la lumière que nous en pouvons voir - Anthony Doerr -Il songe à ces mineurs usés par la vie, qu'il voyait dans son enfance, prostrés sur des caisses ou dans des fauteuils, inertes, attendant la mort. Pour eux, le temps était un tonneau qui se vide lentement. Alors qu'en fait, c'est une coupe précieuse ; il faudrait employer toute son énergie à protéger ce qu'elle contient, lutter pour elle. Ne pas en perdre une seule goutte.

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  • Je me suis rendu compte à quel point ces moments dramatiques l'avaient marqué... A vingt cinq ans, alors qu'on est encore un môme ! j'ai compris beaucoup plus tard, après avoir franchi cette période de l'adolescence où j'étais en conflit avec mon père, lui reprochant son passé militaire, j'ai compris, donc, à quel point ces années terribles avaient compté pour lui, dont la jeunesse avait été confisquée, volée, pourrait-on dire...
    4 ans et 8 mois de captivité, le froid, la faim, la survie et surtout l'amertume...

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