• Les forêts de salines - Patricia Guyard -Comme l'astre clair de la nuit, la blancheur du sel cache aux yeux une face obscure : le combustible, calciné à l'entrée du foyer d'énorme poêles de fer et dont on recueillera encore les braises pour parachever la façon des pains de sel.

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  • Vous n'engagez pas de bataille ? c'est bien dommage. Moi je déclare la guerre. La guerre à tous les Sigmund Schmidt, à tous les profiteurs, à tous les assassins, ces ignorants, ces destructeurs, ces corrupteurs ! A tous ceux qui détiennent le pognon et le pouvoir ! L'Art n'a pas à être rentable ! L'Art ne doit pas être rentable ! Mais l'artiste doit vivre ! Et combien y en a-t-il qui crèvent parce qu'il y a toujours des ratés et des exploiteurs sur leur chemin ? Combien y en a-t-il qui abandonnent parce que c'est ça ou mourir ? Oui, je suis odieux ! Oui, je suis méchant ! Tant mieux ! Mais, moi, au moins, je reste propre !

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  • Il n'y a qu'une seule morale qui vaille dans cette histoire, une seule donnée essentielle : nous ne sommes que de dérisoires étincelles au regard de l'univers. Puissions-nous avoir la sagesse de ne pas l'oublier.

     

     

    Vouloir être optimiste - La Belle Histoire, Claude Lelouch :

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  • Le mot frère - Stéphane Bouquet - - Vous voulez venir avec moi ?
    - Oui je veux bien. Elle l’avait dit trop vite comme l’oiseau qu’elle était et qui souhaitait quoi ? picorer un visage sans doute, oui c’est ça, le sien, un visage d’herbes et de barbe. Elle se sentait transportée, rayonnante, lumineuse. Très très légère et l’idée lui était venue : en sa compagnie, je suis un oiseau, pas autre chose. C’est-à-dire : quelqu’une d’infiniment heureuse et débarrassée de tout danger. Les oiseaux volent, ils échappent aux prédateurs par leurs ailes et vivent d’une certaine façon une vie presque non risquée. Voilà l’idée fausse que je me fais des oiseaux pensa-t-elle. Elle était une fleur et maintenant un oiseau et quoi d’autre ? mais c’était lui qui la mettait dans tous ses états, littéralement, et provoquait ses métamorphoses et elle ne pouvait pas résister : elle était à côté de lui et elle dévalait toutes les formes de la vie, et pas une ne lui échappait, parce qu’il m’ouvre de partout pensa-t-elle, je suis devenue toute.

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  • L'inhabitable - Ariane Dreyfus - Je dédie ce livre à Stéphane Bouquet, à ses phrases tendues. A sa poésie, à son amitié, par lesquelles le vertige au-dessus du vide a été vivable, mué en cette légèreté ivre quand on se nourrit de peu. L'amitié comme la poésie relève sans remplir les mains, fait sourire sans que rien n'ait changé, s'asseoir côte à côte au milieu des ruines. Donne le temps et pourtant personne ne touche les corps. L'inhabitable - Ariane Dreyfus - Parfois l'amour vient réellement, cela aussi a un nom, le nom de quelqu'un. Alors cet autre vertige, celui d'être à la fois une et deux, de ne jamais cesser d'être cela autant que ceci. Incroyable perspective, fabuleux appareillage.

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