• La chambre des époux - Eric Reinhardt -Tu te bats avec ton roman, je me bats contre le cancer, on fait ça tous les deux, ensemble, côte à côte, l'un avec l'autre. Et en septembre je suis guérie et toi tu sors ton livre. Et après on passe à autre chose. J'en ai besoin. Écris. Termine. Sors Cendrillon en septembre.

    J'ai travaillé pendant trois mois dix ou douze heures par jour. Sans fatigue. Porté par un élan inouï. Rien ne pouvait m'arrêter. Elle m'a donné la force d'écrire. Je lui ai donné la force de guérir. Elle a été ma force et j'ai été la sienne.

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  • Le sympathisant - Viet Thanh Nguyen -

     

    Rien, marmonnait le général, n'est jamais aussi cher que ce qu'on reçoit gratuitement.

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  • Souvenirs de la marée basses - Chantal Thomas -Elles donneraient tout, elles qui n'ont plus rien à donner, pour être à la place de la baigneuse, pour faire, même en passant, même pour une heure, partie d'un monde où elles seraient libres d'aller et venir sans escorte, de simplement, comme ça leur chante, suivre leur humeur. Il leur semble parfois, quand, durant l'éternité stagnante de leur mort advenue, elles songent et se rappellent le temps vécue, qu'elles ne furent rien d'autres que les supports de leurs parures.

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  • Elle aurait voulu en dire davantage, mais elle sentait qu'un mot de plus l'aurait brisée.

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  • Nos descendants sont notre seule mémoire. Nos descendants sont la vie et la vie seule peut se souvenir. Nos enfants ne nous enterrent pas, ils nous prolongent.Nous le pressentons dès qu'ils poussent leur premier cri, et nos larmes coulent et notre joie n'a pas d'égale, mis ils grandissent vite, ils acquièrent des goûts et des idées, ils nous échappent, ils nous jugent, alors nous oublions qu'ils sont les nôtres, nous les traitons comme nos semblables et nous nous mettons à les détester, nous leur en voulons de prendre notre place, parfois même nous leur tournons le dos, parce qu'il nous reste si peu de temps et le désir de vivre nous rend fous, nous disons je veux profiter, je veux jouir, je veux continuer d'exister et tous ces mots nous donnent l'illusion d'être immortels, et nous oublions que l'histoire est en marche, que les jours coulent entre nos doigts comme l'eau dans la clepsydre, que, entre la mort et nous, il n'y a que nos enfants.

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