• La part des flammes - Gaëlle Nohant - C'était une période désespérante. Le travail sur le manuscrit avait été interminable : quatre ans d'écriture, plus les recherches. Ce fut une grosse bataille pour moi de le finir. Je pensais alors que le boulot était terminé. Sauf que Robert Laffont l'avait refusé avec une lettre terrible, condescendante et lapidaire, une condamnation point par point de l'histoire, des personnages et du style... J'avais mis dix ans à être publiée par la poste, j'avais donc accumulé les refus, j'avais l'habitude - mais là je n'avais plus le courage d'aller frapper à toute les portes. J'avais donc fait une croix sur La part des flammes, le manuscrit était dans les limbes, je n'arrivais plus à écrire une ligne. Trois ans ont ainsi passé. 

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  • L'amour sans le faire - Serge Joncour -Ne pas pouvoir s’aimer, c’est peut-être encore plus fort que de s’aimer vraiment, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à ça, à cette très haute idée qu’on se fait de l’autre sans tout en connaître, en rester à cette passion non encore franchie, à cet amour non réalisé mais ressenti jusqu’au plus intime, s’aimer en ne faisant que se le dire, s’en plaindre ou s’en désoler, s’aimer à cette distance où les bras ne se rejoignent pas, sinon à peine du bout des doigts pour une caresse, une tête posée sur les genoux, une distance qui permet tout de même de chuchoter, mais pas de cri, pas de souffle, pas d’éternité, on s’aime et on s’en tient là, l’amour sans y toucher, l’amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur, une douleur ça ne se partage pas, une douleur ça ne se transmet pas par le corps, on n’enveloppe pas l’autre de sa douleur comme on le submerge de son ardeur. C’est profondément à soi une douleur. L’amour comme une douleur, une douleur qui ne doit pas faire mal.

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  • Croire aux fauves - Nastassja Martin -

    Il y a eu nos corps entremêlés, il y a eu cet incompréhensible nous, ce nous dont je sens confusément qu'il vient de loin, d'un avant situé bien en deçà de nos existences limitées. 

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  • Les gens veulent toujours un début. Ils s'imaginent que si une histoire commence quelque part, c'est qu'elle a aussi une fin. Que l'orage a cessé, qu'ils peuvent revenir à leur routine, épargnés qu'ils ont été. ça se tient, je dis pas. Et puis ça rassure un peu.

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  • Le rêve est une fonction vitale. Rêveurs, nous le sommes tous. Faute de rêves, nous mourrions. Ce qui m'intéresse, c'est l'usage que nous en faisons au réveil. 

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