• En réalité, je n'ai jamais considéré que l'écriture soit un métier. C'est une activité qui est aux marges de l'action, dans laquelle on collecte tout ce dont on s'est empli pour le transformer en un monde virtuel. C'est un processus de recréation mais qui, pour moi, ne peut pas être isolé, c'est-à-dire qu'il faut qu'il soit précéder par l'action. Les vies qu'il y a dans mes livres sont pleines d'une vie qui est la mienne. 

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  • Tout le monde veut sauver la Terre,
    mais personne ne veut aider maman à faire la vaisselle. 

     

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  • Interview Jean-Christophe Rufin - Magazine Lire -

    Je suis environné de gens très sérieux qui font des carrières avec des œuvres construites, dans lesquelles ils ont des tas de choses à dire... J'ai aussi une œuvre mais qui se construit sur différentes lignes. Et, au fond, elle me permet de me découvrir moi-même parce que ce n'est pas un corpus que j'ai en mémoire de façon consciente et que j'aurai voulu développer ; ce sont plutôt des intuitions personnelles guidées par le plaisir. J'ai une seule boussole, le bonheur que j'ai d'écrire. Je n'ai pas du tout l'angoisse de la page blanche. On dit qu'il y a les écrivains qui aiment écrire et ceux qui aiment avoir écrit...

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  • L'exil vaut le voyage - Dany Laferrière -

    Comme ce tableau Nighthauks, est un classique, j'ai demandé à un peintre primitif de m'en faire une copie ou mieux une interprétation. Il m'a dit, en me rapportant le tableau inachevé, qu'ici, dans la Caraïbe, on ne connaît pas ce sentiment. qu'est-ce qu'ils ont ? Je lui ai dit que c'est un cliché, tous les sentiments sont dans la nature. Il m'a répondu : connais-tu un seul peintre haïtien qui se soit suicidé, ou qui s'est même coupé l'oreille ? C'est un truc de riche blasé, fatigué. En Haïti, on ne se suicide pas, c'est l'Etat qui s'occupe de la mort. Et l'Etat c'est le dictateur. Ce qui nous laisse tout l'espace de la vie.

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  • L'exil vaut le voyage - Dany Laferrière -

    Je suis arrivé à Port-au-Prince au début de l'automne 1963 avec, serrée dans mon poing gauche, une enfance lumineuse passée dans les jupes de ma grand-mère. Mes yeux remplis de songes mauves. Le bruit soyeux des libellules plein la tête. Et l'odeur de la terre mouillée, après une forte pluie tropicale, dans mes narines. Si l'enfance est un long sommeil, l'adolescence est un réveil brutal. On a brusquement conscience des autres. On passe du paysage de la nature au paysage humain. 

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