• Les mandarins - Simone de Beauvoir -

    Pourquoi écrit-on ? Pour qui écrit-on ? Si on commence à se demander ça, on n'écrit plus : On écrit, c'est tout, et des gens vous lisent. On écrit pour les gens qui vous lisent.Ce sont les écrivains que personne ne lit qui se posent ces questions-là ! 

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  • Tout le monde a des droits. Un homme attaché sur un lit a des droits. Un homme enfermé dans un donjon a des droits. Un petit bébé qui pleure a des droits. Oui,tu as des droits. Ce que tu n'as pas c'est le pouvoir.

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  • Eurodance - Aurélien Bellanger -

    Le percement du tunnel est contemporain de l'invention, en Europe, d'une musique nouvelle. (...)

    C'est la musique des autoroutes lumineuses de la mégapole européenne, la musique qui conduit aux grandes discothèques transfrontalières, aux lasers rotatifs et aux alcools sucrés.

    A la lumière noire et à la fumée froide.

    C'est la musique la plus triste du monde, le bruit d'un univers qui vacille dans le néant.

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  • La forêt des araignées tristes – Colin Heine –C'est à nous de décider de ce qui est juste ou pas, et non à ceux qui nous infligent notre sort. D'ailleurs que font-il de leur côté ? Qu'en pensent-ils ? Ces riches parasites qui se donnent des airs généreux quand ils nous embauchent, comme s'ils se sacrifiaient pour nous, alors que sans nous ils ne seraient rien, alors qu'ils ne cherchent  qu'à nous presser, à nous épuiser dans des ateliers et des usines qu'ils ne pourraient pas faire tourner seuls, qu'ils ne seraient pas faire fonctionner ? Comment voient-ils les choses, ces gens gras, ces gens pourris d'opulence, qui ne portent jamais deux fois la même chemise et ne mangent leur viande qu'accompagner d'un vin valant un mois de salaire d'un des nôtres ? Accepteraient-ils pareil traitement ? Jugeraient -ils normal de devoir trimer douze, quatorze heures par jour, ou davantage, sur des machines crachant et suant une vape brûlante ? De se voir mourir à petit feu, eux et leur famille, pour engraisser un inconnu dont le nom tracé à la plume figure sur un acte de propriété ? A fabriquer des choses qu'ils ne pourront jamais s'offrir ? 

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  • L'Homme des bois - Pierric Bailly -

    Mon père sur la voie verte ce serait comme de confier une caisse à savon à un pilote de rallye, ou bien comme de lâcher un plongeur des bas-fonds dans une pataugeoire, ou encore comme de demander à un astronaute de sauter depuis un... de s'élancer sur une... je me suis mis à m'emmêler les pinceaux, mais je crois qu'ils commençaient à comprendre. Ce que je voulais dire c'est que c'était un endroit qu'il aimait, que c'était une forêt où il se sentait bien, et précisément pour son côté sombre et rude et inhospitalier. Je voulais dire que c'était une forêt qui lui ressemblait, et qu'elle était à son image, de type solitaire,  un peu sauvage. Parce que c'est vraiment cette représentation de lui que je voulais défendre à ce moment-là. Je m'accrochais à cette idée qu'il était mort dans les bois comme un marin meurt en mer. La forêt qui prend l'homme. Mon père cet aventurier.

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