• Le Ghetto intérieur - Santiago H. Amigorena -

    J'ai écrit le Ghetto intérieur au milieu de la tourmente, entouré de livres sur la Shoah, pendant trois longs hivers qui ont fini par baisser leurs bras d'acier glacé aux pieds du frêle battement d'ailes d'un unique printemps.

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  • Le bon cœur - Michel Bernard - Des folles, des illuminées, il en avait vu des dizaines depuis quinze ans qu’il commandait la place au nom du roi, mais comme celle-là, qui non seulement lui demandait une lettre de recommandation et une escorte pour la conduire sur la Loire, auprès de son souverain, mais prétendait qu’il lui donnerait, à elle , cette gamine, l’armée à conduire, ça jamais il n’avait connu. Les extravagants couraient les rues et la campagne en ces temps calamiteux. La guerre, la famine et les épidémie les faisaient sortir de nulle part, pulluler et brailler sur les places les carrefours et jusqu’aux porches des églises, chaque fois en se réclamant de Dieu, de la Vierge et de tous les saints.

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  • Nous étions nés pour être heureux - Lionel Duroy -

    Même Anne-Cécile avait demandé à le revoir. "Nous vieillissons, Paul, lui avait dit Nicolas, dans quelques années il sera trop tard." Oui, et alors ? avait-il songé, ne plus vous voir ne m'empêche pas de vous aimer, et c'est reposant de ne plus avoir à penser à chacun d'entre vous. C'est reposant.

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  • En fait, je pense parfois que seule l'autobiographie relève de la littérature ; les romans sont les pelures que nous ôtons pour arriver enfin au cœur, qui est vous ou moi, rien d'autre.

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  • Instants de vie - Virginia Woolf - Une grande part de la journée n'est pas vécue consciemment. On marche, on mange, on voit des choses, on s'occupe de tout ce qu'il y a à faire, l'aspirateur en panne, commander le dîner (...). Lorsque c'est une mauvaise journée, la proportion de cette ouate, de ce non-être, est beaucoup plus forte. (...) Le véritable romancier parvient à rendre les deux sortes d'êtres.

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