• L'enfer du Havre - Julien Guillemard -

     

    C'est à nous d'entrer en lice, avec notre plume la plus acérée au service d'une encre indélébile.

    Contre les guerres.

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  • Quand sort la recluse - Fred Vargas -Toujours avant d’ouvrir le dernier Vargas : cette crainte que la magie n'opère plus, cette volonté de ne pas se laisser emporter par cette aura entourant ses livres, capable de nous ôter tout esprit critique, sous prétexte que « c’est du Vargas » ! Faire table rase de toutes les étoiles d’avant. Remettre les compteurs à zéro et se lancer.

    Ça y est. J’y suis. Je le tiens entre mes mains. Ce n’est pas que j’hésite à le commencer, mais plutôt que je savoure l’instant. Un Vargas, c’est comme un bon vin. Ça se regarde, ça se hume, ça se rêve, avant d’entamer la première phrase. Les premiers mots…
    Quand sort la recluse - Fred Vargas -

    Il y a une part de féerie dans l’écriture de Vargas, une injonction à ne plus douter, à se laisser porter et accepter son univers : celui où les recluses sortent de leur tanière, où les vieilles dames surfent sur internet avec autant de dextérité qu’un jeune geek, où les chats se portent au pied des gamelles et où les framboises se picorent pour ne pas crever.

    - Raconte-moi cette femme qui t'a offert une araignée morte.
    - Les hommes offrent bien des manteaux de fourrure. Quelle idée. Imagine-toi serrer dans te bras une femme qui porte soixante écureuils morts sur le dos.
    - Tu vas porter ton araignée sur le dos ?
    - Je l'ai déjà sur les épaules. Louis.

    Quand sort la recluse - Fred Vargas -

    La magie opère. Perdue à travers les brumes, je suis les pensées évanescentes d’Adamsberg, les regarde se disperser doucement pour petit à petit laisser affleurer quelques vérités du passé. J’ai envie de botter le cul de Danglard, rajouter quelques ingrédients à la garbure, chercher la cellule et creuser la terre, amusée par ce nouveau visage de la Rétancourt… Je savoure doucement la lecture, me délectant des nouvelles inventions, bizarreries et trouvailles de l’auteure.

    Mais ne vous y trompez pas : la noirceur des âmes n’a d’égale que la pesanteur des bulles qui naviguent entre deux eaux neuronales du cerveau de notre cher commissaire.

    C'est souvent, quand on a eu un enfer, qu'on en parle et on en parle, comme s'il fallait le tuer tous les jours. Vous me suivez ? Qu'on en parle même en rigolant, comme si ç'avait été un paradis. Le bon vieux temps, quoi. Et eux, leur enfer, (...) ils l'appelaient "La Miséricorde".

    Alors oui ! Vargas fait du Vargas. Mais c’est tellement bon, qu’on laisse le livre à porter de main, pour mieux rêver du prochain…

    ¤ ¤ ¤

    Quand sort la recluse - Fred Vargas -

    4ième de couv :

    « - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
    - Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
    - Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
    - Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
    - Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ? »

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  • Comme tant d'autres, il est un jeune homme ambitieux qui craint de ne pas être à la hauteur de ses ambitions : un jeune allemand des années 1930 qui rêve au surhomme, souhaiterait être un bon Aryen tout en étant taraudé par la conscience confuse qu'il pourrait n'être... qu'on bon à rien. Ce n'est aucunement que je cherche des excuses à un homme que je considère comme une crapule mais, dans le cas de Rascher, je crois que les circonstances et l'entourage ont été déterminants. 

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  • Au son des banjos je l'ai reconnue.
    Ce curieux sourire qui m'avait tant plu.
    Sa voix si fatale, son beau visage pâle
    M'émurent plus que jamais.

    Je me suis soûlé en l'écoutant.
    L'alcool fait oublier le temps.
    Je me suis réveillé en sentant
    Des baisers sur mon front brûlant

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  • Ils parlèrent de lui, de ses poèmes.

    Lucie en avait là quelques-uns qu’elle venait de recopier pour lui. Il ne pouvait y avoir de plus beaux manuscrits. Seulement alors, sous cette forme, Jules sentait ses poèmes nés au monde. L’écriture de Lucie, sans hâte et sans retouches, sans soin apparent et sans tare, allait droit au but, à travers les vallées infimes du papier bistre.

    Jim envia Jules, quand Lucie revêtit en plus un des poèmes de sa voix.

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