• Rois d'Alexandrie - José Carlos Llop - Le titre provient d'un poème de Cavafy qui évoque la fête organisée à Alexandrie pour célébrer l'avènement des enfants de Cléopâtre comme rois de divers territoires de l'empire. Toute la ville a participé à cette fête : tous mangeaient, buvaient et dansaient, mais tout le monde savait que ces jeunes ne régneraient jamais. Quelque chose comme cela est arrivé à ma génération.

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  • Le bruit du monde - Stéphanie Chaillou - Elle a dit qu'avoir été pauvre lui avait donné envie de se venger. Que la pauvreté avait laissé cette trace en elle. Un désir de vengeance et de méchanceté. Elle a dit aussi qu'avoir été pauvre lui avait enlevé la possibilité de regarder les choses avec candeur. Qu'il n'y avait plus eu de candeur en elle. Que son regard était devenu dur. Et que, même après, elle n'avait pas pu le changer.

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  • Douces déroutes - Yannick Lahens -

    Ici, il faut tout prendre. Marcher sur des braises, l'incandescence dans les yeux, la tête dans des nuages, de merveilleux nuages. L'ombre et la lumière.

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  • Pour dire ce qu’on ne peut qu’écrire.
    Je vais bien, ne t’en fais pas – Olivier Adam –

    Lili, take another walk out of your fake world
    Please put all the drugs out of your hand
    You’ll see that you can breathe without no back up
    So much stuff you got to understand

    For every step in any walk
    Any town of any thought
     I’ll be your guide

    For every street of any scene
    Any place you’ve never been
    I’ll be your guide

    Lili, you know there’s still a place for people like us
    The same blood runs in every hand
    You see its not the wings that make the angel
    Just have to move the bats out of your head

    For every step in any walk
    Any town of any thought
      I’ll be your guide

    For every street of any scene
    Any place you’ve never been
    I’ll be your guide

    Lili, easy as a kiss we’ll find an answer
    Put all your fears back in the shade
    Don’t become a ghost without no colour
    Cause you’re the best paint life ever made

    For every step in any walk
    Any town of any thought
    I’ll be your guide

    For every street of any scene
    Any place you’ve never been
    I’ll be your guide

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  • Le deuil de la mélancolie - Michel OnfrayDans les couloirs des scaners. Files d'attente des lits. On se regarde, on se plaint. On se compare, on se réjouit. Jamais l'adage ne m'est paru plus juste..;
    Des râles, des cris, des plaintes, des choses qui montent des ventres primitifs, des âmes préhistoriques, des inconscients intra-utérins. C'est le langage des enfers ou des limbes. Je ne serais pas étonné de voir passer dans le couloir la Grande Faucheuse avec un squelette cliquetant, un suaire blanc et une faux d'acier bleu. Elle tendrait le doigt en hésitant et en disant : "Toi, tu viens, c'est l'heure." On croiserait son regard. Elle ne nous dirait rien. Elle repartirait. Et l'on se dirait : "Si ce n'est pas tout de suite, c'est peut-être dans dix minutes."

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