• Faut-il manger les animaux ? - Jonathan Safran Foer -

    Si nous devions un jour découvrir une forme de vie plus puissante et intelligente que nous, et qu'elle nous considère comme nous considérons les poissons, quelle serait notre argumentation contre le fait qu'on nous mange ?

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  • Mémoire de la jungle - Tristan Garcia -Les bêtes... Nous les avons détestées et nous les avons aimées, domestiquées, torturées et caressées, nous leur avons donné des noms latins, nous avons décrit et minutieusement expliqué de quelle façon elles se comportaient, sans espoir qu’elles nous montrent jamais d’elles-mêmes ce que nous sommes, sans espoir qu’un jour elles nous pardonnent.

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  • Le parfum - Patrick Süskind -

    Des milliers et des milliers d’odeurs formaient une bouillie invisible qui emplissait les profondes tranchées des rues et des ruelles et qui ne s’évaporait que rarement au-dessus des toits, et jamais au niveau du sol. Les gens qui vivaient là ne sentaient plus rien de particulier dans cette bouillie ; car enfin, elle émanait d’eux et les avait imprégnés sans cesse, c’était l’air qu’ils respiraient et dont ils vivaient, c’était comme un vêtement chaud qu’on a porté longtemps et dont on ne sent plus l’odeur ni le contact sur la peau. Mais Grenouille sentait tout comme la première fois. Il ne sentait pas seulement l’ensemble de ce mélange odorant, il le disséquait analytiquement en ses éléments et ses particules les plus subtils et les plus infimes. Son nez fin démêlait l’écheveau de ces vapeurs et de ces puanteurs et en tirait un par un les fils des odeurs fondamentales...

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  • David, les femmes et la mort - Judith Vanistendael -Paula, mon amour, il fait nuit. Je suis seul et ma tête est claire. Cela fait deux semaines que je vis sans voix. Encore plus silencieux que d'habitude. Rien de plus. Mes pensées sont le plus souvent tel un marécage duquel je ne peux m'extirper. La morphine m'engloutit, ce grand monstre tout noir... Mais pas ce soir. Ce soir je navigue dans des pensées limpides. Mon cerveau pour penser et ma main pour dire ce que par ma bouche plus jamais tu n'entendras, je t'aime. Avant que mes mains ne puissent plus, je t'aime. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.

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  • Je vais bien, ne t'en fais pas - Olivier Adam -

    Loïc n'écrit qu'à Claire. C'est comme une provocation. Depuis son départ, pas une lettre à ses parents. Juste, deux, trois fois par mois, des cartes adressées à Claire. Quelques mots rapides : je pense à toi, je t'embrasse, je vais bien, ne t'en fais pas. Claire ne reçoit jamais plus de deux ou trois cartes du même endroit. Loïc va de ville en ville, sillonne les routes. Sur les cartes jamais un mot sur les parents, aucune explication sur ce qu'il fait, aucune référence à son départ, aux raisons de ce départ. Juste un signe. Comme pour dire : je ne suis pas mort.

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