• A chacun son rêve - Paul Ivoire -A l'heure où un français se demande peut-être quoi faire avec un pactole de 200 millions d'euros, Sylvain Balmont, avec quelques millions en moins, sait d'emblée comment dépenser une bonne partie du jackpot que lui a permis de gagner un SDF. 

    Et cela va donner lieu à des situations jouissives et rocambolesques, pour notre plus grand plaisir. Car le voilà parti sur les traces de son bienfaiteur, dans un petit village de France, qui va vite devenir le théâtre d'échauffourées et divers règlements de compte. Sylvain essaie de mener le jeu, pas toujours aussi aisément qu'il l'aurait imaginé : Quand tu es tout seul parmi les ploucs, tu as beau être le plus intelligent, du monde, c'est toi qui passes pour un imbécile. Et les ploucs ne comptent pas se laisser faire...

    Un livre qui se lit fort bien et procure un sacré bon moment de détente ! Tout ce qui nous faut en ces temps incertains où le rire et la légèreté n'est pas souvent de mise...

    4ième de couv:

    Sylvain Balmont, commercial dans une entreprise agroalimentaire, gagne le jackpot de l’Euromillions grâce à un SDF. Son premier réflexe est de retrouver le vagabond pour le remercier et lui venir en aide. Mais son bienfaiteur est mort. En pleine procédure de divorce, le Parisien n’a aucun projet. Et comme il se sent infiniment redevable, il décide d’enquêter sur le passé du SDF, Xavier Rosa, afin d’honorer sa mémoire. Ses investigations le conduisent à Villard-sur-Armançon, un village de deux cents âmes, perdu en Bourgogne à proximité d’Alésia. Deux familles de paysans – deux véritables clans – s’y livrent une guerre absurde à laquelle Rosa ne semble pas étranger. Malgré lui, Sylvain déterre des secrets que le maire voulait étouffer. Le conflit entre les deux hommes prend des proportions déraisonnables, chacun essayant de pousser l’autre à bout. Bien aidé par ses millions, le Parisien tient bon. Et au milieu des querelles qui agitent le village, il trouve enfin le moyen d’honorer la mémoire de son bienfaiteur : exaucer un rêve de jeunesse de Rosa, un projet un peu fou qui n’a pas fini de faire enrager le maire.

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  • De nos ombres - Jean-Marc Graziani -Un livre terriblement bien écrit ! Empli de poésie, de retenue, de pudeur aussi… de nos ombres est une histoire à clefs, où il nous faudra ouvrir plusieurs tiroirs pour en apprécier tout le sel et la beauté.

    Joseph grandit en Corse, entourée de sa Mammo et du reste de sa famille. Il se découvre un don. Celui de ressentir les objets, de connaître leur histoire… Mammo le devine et va finir par l'accompagner dans une quête du passé où certaines choses n'ont pas pu ou pas eu le temps de se dire.


    J'aurais voulu fermer les yeux, les couvrir de mes paumes moites, me concentrer sur la douleur que j'aurais ressentie vraiment, mais c'était impossible, trois d'images, trop de bruits, trop d'endroits. Et je chutais, et je chutais encore, venant à espérer un sol où m'écraser, mais rien, rien que la chute. 

    Dans un premier temps, j'ai pensé qu'il manquait du «liant », tels les petits cailloux du Petit Poucet pour me guider à travers les dédales du récit. Puis j'ai compris qu'il me fallait me laisser porter par les mots, les émotions sans essayer à toute force de reconstruire l'histoire, de vouloir la voir se dérouler sous mes yeux. Et j'ai pleinement apprécié de nos ombres…

    Merci à Babelio et aux éditions Joelle Losfeld pour l'envoi de ce livre.

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  • La vraie vie - Adeline Dieudonné -Les histoires, elles servent à mettre dedans tout ce qui nous fait peur, comme ça on est sûr que ça n'arrive pas dans la vraie vie. 

    Et bien, là, on peut dire que c'est réussi ! Mais voilà, les histoires d'Adeline Dieudonné arrivent vraiment dans la vraie vie, et c'est ce qui fait tout le tragique et la tension de son livre. 

    La vraie vie est typiquement le genre de livre que je n'ouvre pas ! Pas l'envie de lire ce que j'essaie de fuir dans les journaux, les actualités et les faits divers : l'ignominie humaine, les violences faites aux femmes et aux enfants, et la passivité de nous tous par rapport à ces vermines qui pourrissent la vie des leurs, des autres et par là-même la notre ! 

    Une gamine de dix ans, son petit frère de six ans, un père violent et une mère qui fait ce qu'elle peut... Cela pourrait paraître banal, tant ce genre d'histoires se produit chaque jour. A chaque instant, nuit et jour. Mais l'autrice en fait un récit intriguant, subversif où les cadavres rodent, assignés à résidence dans une pièce où il ne fait pas bon vivre... 

    Je ne vous en dis pas plus. Ce livre est à découvrir, si toutefois, comme moi il y a peu, vous ne l'avez pas encore lu...

    J'aurai voulu que quelqu'un, un adulte, me prenne par la main et me mette au lit. Replace des balises dans mon existence. M'explique qu'il y aurait un lendemain à ce jour, puis un surlendemain, et que ma vie finirait par retrouver son visage. Que le sang et la terreur allaient se diluer.
    Mais personne n'est venu. 

    ¤ ¤ ¤
    4ième de couv :

    C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
    Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. Alors, en guerrière des temps modernes, elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l’existence. Elle fait diversion, passe entre les coups et conserve l’espoir fou que tout s’arrange un jour.

    D’une plume drôle et fulgurante, Adeline Dieudonné campe des personnages sauvages, entiers. Un univers acide et sensuel. Elle signe un roman coup de poing.

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  • Le discours - Fabrice Caro -Voilà un livre dont je ne garderai pas un souvenir impérissable. Et c'et bien dommage, car on me l'avait conseillé. "Tu vas passer un bon moment, j'ai beaucoup ri et ça se lit vite en plus..." 

    Rien n'y a fait. Je n'ai pas été touchée du tout par le désespoir amoureux d'Adrien, j'ai ri oui, deux fois. C'est déjà ça ! Mais pour le reste je me suis ennuyée ferme. Il n'en finit pas de se plaindre et tout y passe... Il fait un portrait assez réaliste de sa famille et du manque de dialogue qui existe entre eux (il est le premier à la reconnaître). On a l'impression que cela va bouger, qu'il va dire ou faire quelque chose pour faire exploser tout cela, mais non ! Il n'est pas fichu de leur confier enfin ce qu'il ressent, ce qui se passe dans sa vie et ce qu'il souhaiterait vraiment !

    Si à dix-sept ans on m'avait dit : Le soir de tes trente ans, tu regarderas Le gendarme de Saint-Tropez seul avec tes parents, je ne sais pas si j'aurai eu envie de continuer la route, et j'en ai quarante.

    On subit donc, comme lui, ce dîner qui n'en finit pas. En songeant au prochain livre à ouvrir, qui nous attend sur les rayonnages de notre bibliothèque...

    Un rendez-vous manqué donc pour moi. Sachant que l'auteur a fait le bonheur d'autres lecteurs, cela ne restera qu'une petite déception dans l'infinité de livres qui me reste encore à lire...

    ¤ ¤ ¤
    4ième de couv : 

    « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. » C’est le début d’un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu’il vient d’envoyer à son ex.
    Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques.
    Un récit savamment construit où le rire le dispute à l’émotion.

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  • Ça raconte ça : la passion dévorante, comme dans un souffle, un cri, un râle... avec des mots coupés au couteau, des mots qui vous disent d'aller vous faire foutre, tout le reste est littérature. 

    Ça raconte ça, la vie éclatante en toute circonstance.

    Ça raconte bien, combien ça fait mal. on ne sait plus trop qui n'aime plus, qui aime moins, qui aime trop... 

    Ça raconte ça, qu'on ne peut pas aimer, boire et chanter en paix, que pour vivre heureuses, il faut vivre cachées. 

    Et puis ça s'emballe, Ça en dit tant, ça en dit long, jusqu'à la chute : l'amour et sa faim.  

    La vie sans elle, c'est la vie quand même.

    ¤ ¤ ¤
    4ième de couv

    Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine.

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