• Les enfants de la terre, tome 6 : Le pays des grottes sacrées - Jean M. Auel - Franchement, je suis assez partagée après la lecture de ce dernier tome. Face au réel plaisir de retrouver Ayla, Jondalar, les Zelandonis et la multitude de personnages qui compose cette série superbe, un profond ennui m’a traversé à intervalle régulier que seul un réel désir de découvrir la fin de cette saga m’a fait ignoré. Beaucoup de redites, de descriptions,... même si tout cela est fort bien écrit, j’ai trouvé que cela alourdissait la lecture.
    200 pages en moins n’auraient pas été de trop.
    Vous allez me trouver dure, mais je le pense sincèrement.

    Ceci dit, comme beaucoup d’autres lecteurs, le savoir avant, ne m’aurait pas empêché de lire Le pays des grottes sacrées tant je ne me voyais pas faire l’impasse sur ce dernier tome.

    Les Enfants de la Terre, tome 6 : Le pays des grottes sacrées - Jean M. Auel - Voilà pour le point négatif (mais qui aura beaucoup compté dans mon appréciation) car pour le reste, on ne peut que saluer le génie et la passion d’Auel qui sait vraiment retranscrire ses recherches menées sur nos lointains ancêtres, les récentes découvertes et la beauté des sites préhistoriques qu’elle a visités, accompagnée de nombreux experts en ce domaine.

    Beaucoup des préoccupations des Zelandonis mises en lumière par l’auteure semblent tellement proches de ce qui aurait pu être, qu’on en vient à s’imaginer les choses comme elle nous les livre : le chamanisme, les structures et le mode de fonctionnement des différentes cavernes (social, économique, …), les mouvements de populations (les causes, leurs conséquences), sans oublier la signification des peintures rupestres auxquelles elle donne vie, au fur et à mesure de la formation d’Ayla.

    Les Enfants de la Terre, tome 6 : Le pays des grottes sacrées - Jean M. Auel -

    Les personnages et l’histoire passent donc en second plan dans ce dernier tome, tout entier voué à la beauté et au mystère des grottes sacrées…

    Les Enfants de la Terre étaient heureux, la Mère pouvait se reposer un peu.

    ¤¤ ¤

    Les Enfants de la Terre, tome 6 : Le pays des grottes sacrées - Jean M. Auel -

    4ième de couv : 

    La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par une tribu Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l'Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures publié il y a maintenant trente ans. Ayla vient de mettre au monde une petite fille prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour. Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour l'apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage ? L'amour de Jondalar et d'Ayla résistera-t-il à tant d'épreuves ?

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  • Lire ce livre, c'est évoluer dans un rêve. On est là, le soleil brûlant la peau entre deux déluges d'averse, trimbalant notre corps accablé par cette moiteur jusqu'alors inconnue, dans les rues de La Havane. On déambule, un guide touristique à la main, parcourant les rues et les lieux saturés de bruits, d'odeurs acres et sucrées, avec auprès de soi, la voix chaude et le verbe chaloupé de Zoé Valdès, qui nous murmure à l'oreille l'histoire des lieux.

    Ce livre est une sorte d'essai sur La Havane, avec sa part de rêve et de fiction. (...) Comme une mère, comme une sœur, [La Havane] me renvoyait ma propre image, démultipliée, mon image éclatée comme une larme en mille morceaux.

    La Havane, mon amour - Zoé Valdès -

    L'auteure est née avec la révolution cubaine : en cette année 1959, les révolutionnaires ont été accueillis par les vivats d'une foule enthousiaste et pleine d'espoir. L'embargo des États-Unis, le ralliement à l'union soviétique et les années noires de la répression qui suivirent eurent vite raison de cette euphorie. Mais là n'est pas le propos de ce livre, mais la cause de l'expatriation qui nous vaut cette vibrante et touchante déclaration d'amour de Zoé Valdès* à sa ville de naissance et de cœur.

    L'exil est un châtiment ; ce n'est pas un cadeau. L'expérience peut être enrichissante, c'est vrai, mais je verrai toujours l'exil comme une punition.

    Zoé Valdès nous conte ses souvenirs, avec beaucoup de poésie, d'émotions et d'admiration pour cette Havane qui a vécu et continue à vivre sans elle, en intercalant à son récit, de courtes descriptions qui semblent tout droit sorties d'un guide touristique, comme un ancrage nécessaire, une bouée à laquelle se raccrocher. Un peu comme une enfant qui voudrait se rassurer, en prenant l'autre à témoin : "Regarde, je n'ai pas rêvé ! C'est bien vrai ce que je dis, puisque c'est écrit là !"

    Le plus fort, c'est quand tu éprouves cette sensation de porter en toi les rues où tu es né, celles où tu as grandi, alors même que tu marches dans d'autres rues, qui te sont étrangères.

    Revisiter par l'écriture cette havane tant aimée, c'est donner corps à ce qui vit en elle de la ville et de ces habitants : le Caballero de Paris, qui offre ses poèmes comme d'autres des fleurs, Farolito sanglotant sur la disparition de Paquita Terremoto, la mère qui rentre au lever du jour, portant sur ses épaules le poids de la ville entière, Sibilla qui reviendra, funambule en éveil, en équilibre sur le fil que lui tend le sommeil, la vie à Cojimar qui laisse le corps tout salé, tout défait, la démolition de la maison rue Muralla, le Christ de La Havane, banni, ces couples qui dansent, étincelants, tout habillés de blanc et cette musique des bars et des rues...

    Je remercie une fois de plus ceux qui aiment La Havane, qui la comprennent du plus profond de leur être, qui la caressent sans la brutaliser, sans l'humilier ; car c'est aussi grâce à eux que La Havane reste debout, capable de survivre à n'importe quelle époque, à n'importe quel désordre. Je remercie les Havanais de naissance, qui se reconnaîtront au coin de chacune de ces pages. Alors, ils déambuleront de chapitre en chapitre, je les tiendrais par la main, avec leurs fantômes, qui sont aussi les miens.

    Et moi de remercier Bookycooky, sans laquelle je n'aurai pu découvrir ni ce livre ni cette auteure...

    *Zoé Valdès est interdite de séjour à Cuba, depuis 1995 date de la parution de Néant Quotidien.

    La Havane, mon amour - Zoé Valdès -

    4ième de couv :

    La Havane que vous découvrirez au fil de ces pages est celle que j'ai connue, celle de mes aventures, mais aussi celle de mes lectures, de mes écrivains de prédilection et de mes fantômes ? des fantômes que j'ai choisis, ou de ceux qui m'ont choisie. C'est La Havane de ma mère, et en l'absence de ma mère, La Havane est devenue ma mère, une mère lointaine et à jamais regrettée. C'est La Havane bagarreuse et bambollera (tapageuse) de mon père. La Havane particulièrement fervente et joyeuse de ma grand-mère. La Havane de ma génération, née ? année fatidique ? en 1959. La Havane de la pénurie et du désarroi, la ville de la fête et celle des sévices. La ville des évasions, des rencontres et des retrouvailles provoquées. La ville bordée par la mer, tour à tour d'or ou d'argent, [?]. La ville des infortunes, des persécutions, des crimes passés sous silence, des vols quotidiens que l'on commet pour survivre. La ville des grands amours et des orageuses déceptions, des passions, de la douleur, du souvenir, de l'oubli. [?] J'ai recréé les mystères de cette ville, ceux qui m'ont séduite, en les mêlant à des êtres et des situations de fiction, nés de l'imaginaire populaire ou de ma propre invention.

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  • Qu’y a t-il de mal à ne plus vouloir être seule ? À espérer se coucher le soir avec, à nos côtés, quelqu’un qui nous souhaiterait bonne nuit, nous embrasserait doucement. Fermer les yeux à la nuit tombée, en sachant que le lendemain, nous les ouvrirons à nouveau sur un visage aimé, nous offrant là, au petit matin, le premier sourire et « bonjour » de la journée ? Est-ce trop demander, quand on a passé les soixante-dix années et que la vie nous a laissé veuve, avec la peur, la nuit, pour toute compagne, que de ne plus vouloir rester seule dans son lit ?

    Voilà ce que nous raconte ce si beau livre, Nos âmes la nuit. Voilà ce qui pousse Addie à frapper à la porte de son voisin pour lui proposer ce marché.

    Nous sommes seuls tous les deux. Ça fait trop longtemps que nous sommes sans personne. Des années. La compagnie me manque. À vous aussi, sans doute. Je me demandais si vous accepteriez de venir dormir avec moi certaines nuits. Discuter.

    Louis réfléchit : se donner le temps pour répondre. Et puis se dire « pourquoi pas ! »

    Les nuits et petit à petit les jours vont se construire avec et non plus sans !
    Ce livre est un hymne à l’amour et la tolérance, sans mièvrerie ni ridicule, et à la fois une mise en lumière de notre étroitesse d’esprit, de l’emprise des convenances dans nos vies et de la manière dont on aborde le sujet de l’amour et de la solitude passé un certain âge.

    Et on ne fait même pas ce que les gens s'imaginent qu'on fait. Tu voudrais ? Demanda Addie.

    L’écriture de Kent Haruf est d’une grande beauté, toute en délicatesse et retenue…
     
    Ces « petits vieux » qui s’aiment, c’est comme ces jeunes enfants qui s’amourachent l’un de l’autre à la maternelle et qui ne veulent plus se quitter : c’est attendrissant, c’est drôle, c’est curieux… mais ça ne peut pas durer ! Ce n’est pas de leur âge. Addie et Louis, eux, vont en décider autrement.
     
    Apprendre à bien connaître quelqu’un à un âge aussi avancé. Découvrir qu’on aime bien cette personne et s’apercevoir qu’on n’est pas complètement desséché en fin de compte.
    Ça semble surtout gênant.
    Pour qui ? Pas pour moi.
    Mais les gens sont au courant.
    Bien sûr que oui. Et je m’en fiche pas mal.
     
    Y aura-t-il un moment dans nos vies aussi, où aimer ne sera plus « de notre âge » et où il faudra rester seul(e) ou sage, en attendant la mort ? Combien de Louis rêvent d’avoir leur Addie ? Et combien d’Addie se désespèrent de ne pas avoir encore trouvé un Louis avec qui partager toutes ces nuits de solitude et toutes ces journées d’ennui ?

     Et puis il y eut le jour où Addie Moore rendit visite à Louis Waters.

    Nos âmes n’ont pas d’âge.
    La nuit. Le jour.
    Ou plutôt, elles ont l’âge que nous voulons bien leur donner...

    ¤ ¤ ¤

    Nos âmes la nuit - Kent Haruf -

    4ième de couv :
    Dans la petite ville de Holt, Colorado, déjà théâtre des événements du Chant des plaines, Addie, 75 ans, veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, pour se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure…
    Bravant les cancans, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d’encouragement.
    Une nouvelle jeunesse apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir ensemble.
    Mais voilà, bientôt, les enfants d’Addie et de Louis s’en mêlent, par égoïsme et surtout par peur du qu’en-dira-t-on. 
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  • Dormeurs - Emmanuel Quentin -Frédric Jahan est un looser. Sa vie défile sans qu’il en soit vraiment maître, jusqu’à ce qu’il intègre l’équipe des dormeurs de la société Dreamland… Qu’est-ce ? Vous allez me dire. Et bien, c’est tout simple. Dans un futur tout proche de nous, la crise de 2013 a entraîné un basculement de notre société et de ses citoyens dans le désespoir, la vacuité et une difficulté de vivre, tant économique que « psychique », pour la majeure partie de la population. On ne sait plus rêver, espérer, s’évader. Mais, Dreamland est là pour nous aider, en permettant à tout un chacun de s’approprier les rêves de dormeurs professionnels. Aventures et Frissons garantis ! Frédric est un as, à ce jeu-là ! Sa côte flambe et il fait engranger des recettes inouïes à la société. On s’arrache littéralement ses derniers rêves ! Jusqu’au jour où rien ne fonctionne plus : nuit après nuit, les enregistrements restent vierges. Et pour cause : il ne rêve plus la vie. Il vit ses rêves…

    Il m'arrivait souvent de faire des songes ultra-réalistes, de me réveiller avec la sensation fugace d'avoir réellement vécu ce que mon cerveau avait généré pendant mon sommeil. C'était normal, courant. C'était même pour ça qu'on me payait. Seulement cela restait fugace. A aucun moment, il n'aurait dû en être autrement.

    Je ne vous en dirais pas plus, de peur de vous gâcher ce formidable roman.

    Revenons en arrière et commençons par le début : ce petit rectangle de papier que je tiens entre mes mains. Déjà là ! J’étais séduite. Je ne sais pas si vous avez pris le temps de regarder la sublime illustration de couverture de Cédric Poulat. Honnêtement, non seulement elle est BELLE, mais elle est en totale adéquation avec le sujet du roman. Et c’est suffisamment rare pour être relevé, je trouve… Certaines « grandes » maisons d’édition devraient en prendre de la graine, au lieu de nous refourguer des photos extraites de banques de données, dont certaines servent déjà à illustrer d’autres romans (je ferme la parenthèse).

    Et quel bonheur quand le contenu est à la hauteur ! Emmanuel Dormeurs - Emmanuel Quentin -Quentin nous offre là un roman d’anticipation, doublé d’un thriller/polar où sévit un tueur en série, dont la particularité est de perpétuer ses crimes d’une époque à l’autre : du XVIIième siècle à nos jours. Le rythme est soutenu et la structure du roman, qui a l'originalité de contenir, des extraits de mail, autant que des bribes de chanson ou d’actes notariés, nous embarque de rêves en réalités, jusqu’au dénouement, un peu trop rapide à mon goût, mais bon, cela reste un jugement personnel qui ne sera sans doute pas partagé par tous.

    Un grand merci à Babelio et ses opérations masse critique pour ce livre. Je n’oublie pas de remercier non plus les éditions le peuple de Mû. Je vais m’empresser de jeter un œil à leur catalogue car cela a vraiment été pour moi une découverte, tout autant que celle de l’auteur, dont j’attends le prochain livre avec impatience.

      ¤ ¤ ¤

    Dormeurs - Emmanuel Quentin -

    4ième de couv :

    Il en est des rêves comme de la vie. Comment les traverser, comment les affronter ? On peut être endormi et se rêver poète, espion, astronaute, plongeur, aventurier, voyageur le long des côtes, sur la route, sombrant dans n’importe quel abîme ou contournant les obstacles.

    Dans une société dévastée par une crise économique sans précédent, des « Dormeurs professionnels » ont été sélectionnés pour la richesse structurelle de leurs rêves.

    Fredric Jahan est l’un d’eux. Les images de son sommeil, enregistrées à l’aide de capteurs nanotechnologiques pour une clientèle fortunée, caracolent en tête des ventes. Mais un jour, ses rêves, trop réalistes, ne s’enregistrent plus…

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  • 01/09/16 : Première pensée après avoir refermé les putes voilées n'iront jamais au paradis ! de Chahdortt Djavann : ce livre est d'utilité publique ! Il devrait être lu au lycée ; on devrait inciter tous ces jeunes gens ou jeunes filles que le djihad fait rêver à le lire ; on devrait conspuer toutes les justifications de cet État-là – au nom de qui ? De quoi ? –, on devrait, on devrait, on devrait...

    Et cela changerait quelque chose ?

     

    Dégoût, colère, incompréhension, rejet, condamnation, impuissance..., dans un premier temps tout se bouscule en moi. Une envie de crier et de coller certaines pages de ce livre sous les yeux de ceux et celles qui rêvent de cette société-là, de cet avenir-là, de cette loi-là : c'est ça que tu veux ? Pour toi, pour tes gosses  ? Pour moi, pour nous ? De quel côté tu t'imagines ? Celui des baiseurs. Pas celui des baisé(e)s ?! Tu m’étonnes...

     

    Parce que dans le pays où est née Chaddortt Djavann – comme dans beaucoup d’autres – ça ne compte pour rien la vie (l’avis) de la moitié de l’humanité, celle dont les organes entre les cuisses sont féminins. C'est rien que des putes ! On s'en fout ! Des moins que rien, des moins qu'un chien !

    Les putes voilées n'iront jamais au paradis ! - Chahdortt Djavann -

     

    Comme le dit l’auteure dans une interview, ce n’est qu’un objet de tentation, « un trou », empaqueté dans une burqa, pour protéger les hommes d’une pulsion sexuelle qu’ils ne peuvent maîtriser : « le viol ou le voile » plutôt que « le contrôle de soi et le respect de l’autre ».

     

    Habiter un corps de femme, dans l'immense majorité des pays musulmans, est en soi une faute. Une culpabilité. Avoir un corps de femme vous coûte très cher, et vous en payer le prix toute votre vie.

     

    Ce n'est pas un être humain, c'est une pute, et l'islam dit que si après deux avertissements une pute n'arrête pas son activité, on peut la tuer.

     

    Ce n'est pas un assassinat, c'est du nettoyage.

     

    Ce n'est pas un meurtre, c'est de la désinfection, de la purification.

     

    Lorsqu'un homme commet l'adultère, il déshonore non pas sa femme, mais un autre musulman, en lui volant, violant son bien : mère, sœur, femme, fille ou nièce.

     

    Et cet empire de la drogue qui ruine toute cette jeunesse : hommes, femmes et même les enfants...

     

    ça arrange le régime que les jeunes sombres dans la drogue : comme ça, ils ne se révoltent pas contre le système.

     

    ça arrange… Le viol, la drogue, la frustration sexuelle et toute cette violence qu’elle génère, le meurtre, l’asservissement… rien ne semble choquer, pas de contradictions ni d’incohérences relevées. Ce qui est odieux et condamnable : la liberté (des autres) !

     

    Mettre en mots les crimes, c'est le pire crime aux yeux des mollahs.

     

    02/09/16 : Sentir toute cette hargne et cette colère et se dire qu'il est trop tôt pour écrire sur ce livre, se dire que cracher tout ce que j'ai sur le cœur, c'est pas ce qui va inciter à le lire, c'est pas ce que j'ai envie d'écrire.

     

    15/09/16 : Alors attendre une semaine pour rédiger ce billet. Puis deux. Et se rendre compte que rien ne retombe. Et puis se dire qu'il y a de saines colères. Et tant pis si certains veulent y voir autre chose, je ne vais pas édulcorer ce que j'ai ressenti à la lecture de ce livre.

    Ne me parlez pas d'islamophobie, car je vous le dis tout net : cela n'a rien à voir ! Je ne souhaiterais pas vivre non plus chez les mormons ou dans d'autres contrées où le sort des femmes n'est pas plus enviable.

    Alors arrêtons avec ce mot brandit plus souvent pour faire taire que pour aider à penser ou comprendre – si cela est possible – tant toute amorce de débat tourne vite en pugilat. Et si vous tenez vraiment aux étiquettes, alors dîtes-moi : Ne pas aimer l'égalité, la liberté, les femmes, la fraternité, la laïcité, les athées, les cerfs volants, la musique, les jupes, les talons aiguilles, les livres, la philosophie, les homosexuel(le)s, le théâtre, le cinéma, l'éducation, la science, le sexe, la recherche, la différence, le plaisir, la vie..., cela s'appelle comment ? Est-ce qu'il existe un mot pour toute cette haine ?

     

    21/09/16 : JLes putes voilées n'iront jamais au paradis ! - Chahdortt Djavann -e reprends la plume sans rien ôter ni effacer de ce que j’ai écrit plus haut la semaine dernière, mais juste ajouter mon admiration pour ces femmes qui « osent » circuler à vélo aujourd’hui dans les rues Les putes voilées n'iront jamais au paradis ! - Chahdortt Djavann -iraniennes, pour ces hommes qui « osent » passer le voile et s’afficher avec sur FB, en protestation du sort réservé à leurs femmes, leurs sœurs, leurs filles et leurs mères…

    C’est une goutte d’eau me direz-vous ? C’est un poing levé, je répondrais… un espoir.

     

    22/09/16 : Et parce que toutes les colères retombent, je ne dirais plus qu’une chose : ce livre est bouleversant et magnifique, et cette fin... ce vœu de vie et d'espérance laissé par l'auteure, là où il n'y a pas d'issue favorable à espérer (je n'en dis pas plus, pour ne rien dévoiler) : c'est admirable ! Admirable de courage, d'esprit et de respect pour ces femmes si nombreuses, "putes" parfois par le seul fait d'être seules, par le seul fait d’être belles...

    Lisez ce livre. Lisez-le ! Il est dur, dérangeant, incisif, extrême.

    Et nécessaire...

    ¤ ¤ ¤

    Les putes voilées n'iront jamais au paradis ! - Chahdortt Djavann -

    4ième de couv :

    Ce roman vrai, puissant à couper le souffle, fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l’âge de douze ans, et les témoignages d’outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran.
    Leurs voix authentiques, parfois crues et teintées d’humour noir, surprennent, choquent, bousculent préjugés et émotions, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu’elles resteront à jamais dans notre mémoire.
    À travers ce voyage au bout de l’enfer des mollahs, on comprend le non-dit de la folie islamiste : la haine de la chair, du corps féminin et du plaisir. L’obsession mâle de la sexualité et la tartufferie de ceux qui célèbrent la mort en criant « Allah Akbar ! » pour mieux lui imputer leurs crimes.
    Ici, la frontière entre la réalité et la fiction est aussi fine qu’un cheveu de femme.

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