• Blue Gold - Elisabeth Stewart -Voilà un livre que je n’ai pas lâché ! Lu en quelques heures, je n’ai pas quitté Fiona, Laiping et Sylvie, avide de savoir la fin que donnerait Elisabeth Stewart à ce récit moderne et sans concession. J’entends par là que l’auteure ne nous ménage pas et que même si « les bons sentiments » sont là, ce récit est tout sauf mièvre…

    Blue Gold est un livre de littérature jeunesse, mais cette étiquette n’a rien de réducteur, au contraire. Elisabeth Stewart pose de vrais problèmes et aborde des faits de sociétés bien différents qu’elle sait mettre en lumière sans les édulcorer ni les caricaturer :

    Blue Gold - Elisabeth Stewart -Au Canada : Fiona, une jeune lycéenne, a la vie et
     les préoccupations de bon nombre de jeunes occidentaux de son âge, entre le lycée, les amours naissantes et les amitiés essentielles, aux heures d’internet et des réseaux sociaux…

    Prouve que tu m'aimes bien.

    Blue Gold - Elisabeth Stewart -En Chine : Laiping doit quitter son village pour trouver du travail dans les cités ouvrières, afin de subvenir aux besoins vitaux de sa famille… Par chance, les nouvelles technologies ont besoin de plus en plus de petites mains dans leurs usines pour faire face aux commandes.

    Steve Chen (...) est un père pour vous, et vous comme ses enfants.

    En Tanzanie : Sylvie a fui la République Démocratique du Congo avec sa famille. Bénévole dans un dispensaire, elle essaie d’oublier les horreurs de la guerre civile et rêve de devenir médecin ; mais le camp de réfugiés n’est pas le lieu sécurisant qu’elle pensait : les conflits et les rebelles ont, eux-aussi, franchis la frontière…

    Les réfugiés ne pouvaient donc ni rentrer chez eux ni vivre paisiblement à Nyarugusu, soumis à la tyrannie d'un chacal tel que Kayembe.

    Quel point commun me direz-vous entre ces trois adolescentes ?

    Blue Gold - Elisabeth Stewart -

    Un petit rectangle anodin, bourré de technologie, qui tient dans la poche et est vecteur du pire comme du meilleur…

    Merci aux éditions Bayard Jeunesse et à Babelio pour sa masse critique qui m’ont permis de découvrir et ce livre et son auteure.

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Les enfants de la terre, tome 6 : Le pays des grottes sacrées - Jean M. Auel - Franchement, je suis assez partagée après la lecture de ce dernier tome. Face au réel plaisir de retrouver Ayla, Jondalar, les Zelandonis et la multitude de personnages qui compose cette série superbe, un profond ennui m’a traversé à intervalle régulier que seul un réel désir de découvrir la fin de cette saga m’a fait ignoré. Beaucoup de redites, de descriptions,... même si tout cela est fort bien écrit, j’ai trouvé que cela alourdissait la lecture.
    200 pages en moins n’auraient pas été de trop.
    Vous allez me trouver dure, mais je le pense sincèrement.

    Ceci dit, comme beaucoup d’autres lecteurs, le savoir avant, ne m’aurait pas empêché de lire Le pays des grottes sacrées tant je ne me voyais pas faire l’impasse sur ce dernier tome.

    Les Enfants de la Terre, tome 6 : Le pays des grottes sacrées - Jean M. Auel - Voilà pour le point négatif (mais qui aura beaucoup compté dans mon appréciation) car pour le reste, on ne peut que saluer le génie et la passion d’Auel qui sait vraiment retranscrire ses recherches menées sur nos lointains ancêtres, les récentes découvertes et la beauté des sites préhistoriques qu’elle a visités, accompagnée de nombreux experts en ce domaine.

    Beaucoup des préoccupations des Zelandonis mises en lumière par l’auteure semblent tellement proches de ce qui aurait pu être, qu’on en vient à s’imaginer les choses comme elle nous les livre : le chamanisme, les structures et le mode de fonctionnement des différentes cavernes (social, économique, …), les mouvements de populations (les causes, leurs conséquences), sans oublier la signification des peintures rupestres auxquelles elle donne vie, au fur et à mesure de la formation d’Ayla.

    Les Enfants de la Terre, tome 6 : Le pays des grottes sacrées - Jean M. Auel -

    Les personnages et l’histoire passent donc en second plan dans ce dernier tome, tout entier voué à la beauté et au mystère des grottes sacrées…

    Les Enfants de la Terre étaient heureux, la Mère pouvait se reposer un peu.

    ¤¤ ¤

    Les Enfants de la Terre, tome 6 : Le pays des grottes sacrées - Jean M. Auel -

    4ième de couv : 

    La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par une tribu Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l'Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures publié il y a maintenant trente ans. Ayla vient de mettre au monde une petite fille prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour. Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour l'apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage ? L'amour de Jondalar et d'Ayla résistera-t-il à tant d'épreuves ?

    Partager via Gmail Pin It

    4 commentaires
  • Lire ce livre, c'est évoluer dans un rêve. On est là, le soleil brûlant la peau entre deux déluges d'averse, trimbalant notre corps accablé par cette moiteur jusqu'alors inconnue, dans les rues de La Havane. On déambule, un guide touristique à la main, parcourant les rues et les lieux saturés de bruits, d'odeurs acres et sucrées, avec auprès de soi, la voix chaude et le verbe chaloupé de Zoé Valdès, qui nous murmure à l'oreille l'histoire des lieux.

    Ce livre est une sorte d'essai sur La Havane, avec sa part de rêve et de fiction. (...) Comme une mère, comme une sœur, [La Havane] me renvoyait ma propre image, démultipliée, mon image éclatée comme une larme en mille morceaux.

    La Havane, mon amour - Zoé Valdès -

    L'auteure est née avec la révolution cubaine : en cette année 1959, les révolutionnaires ont été accueillis par les vivats d'une foule enthousiaste et pleine d'espoir. L'embargo des États-Unis, le ralliement à l'union soviétique et les années noires de la répression qui suivirent eurent vite raison de cette euphorie. Mais là n'est pas le propos de ce livre, mais la cause de l'expatriation qui nous vaut cette vibrante et touchante déclaration d'amour de Zoé Valdès* à sa ville de naissance et de cœur.

    L'exil est un châtiment ; ce n'est pas un cadeau. L'expérience peut être enrichissante, c'est vrai, mais je verrai toujours l'exil comme une punition.

    Zoé Valdès nous conte ses souvenirs, avec beaucoup de poésie, d'émotions et d'admiration pour cette Havane qui a vécu et continue à vivre sans elle, en intercalant à son récit, de courtes descriptions qui semblent tout droit sorties d'un guide touristique, comme un ancrage nécessaire, une bouée à laquelle se raccrocher. Un peu comme une enfant qui voudrait se rassurer, en prenant l'autre à témoin : "Regarde, je n'ai pas rêvé ! C'est bien vrai ce que je dis, puisque c'est écrit là !"

    Le plus fort, c'est quand tu éprouves cette sensation de porter en toi les rues où tu es né, celles où tu as grandi, alors même que tu marches dans d'autres rues, qui te sont étrangères.

    Revisiter par l'écriture cette havane tant aimée, c'est donner corps à ce qui vit en elle de la ville et de ces habitants : le Caballero de Paris, qui offre ses poèmes comme d'autres des fleurs, Farolito sanglotant sur la disparition de Paquita Terremoto, la mère qui rentre au lever du jour, portant sur ses épaules le poids de la ville entière, Sibilla qui reviendra, funambule en éveil, en équilibre sur le fil que lui tend le sommeil, la vie à Cojimar qui laisse le corps tout salé, tout défait, la démolition de la maison rue Muralla, le Christ de La Havane, banni, ces couples qui dansent, étincelants, tout habillés de blanc et cette musique des bars et des rues...

    Je remercie une fois de plus ceux qui aiment La Havane, qui la comprennent du plus profond de leur être, qui la caressent sans la brutaliser, sans l'humilier ; car c'est aussi grâce à eux que La Havane reste debout, capable de survivre à n'importe quelle époque, à n'importe quel désordre. Je remercie les Havanais de naissance, qui se reconnaîtront au coin de chacune de ces pages. Alors, ils déambuleront de chapitre en chapitre, je les tiendrais par la main, avec leurs fantômes, qui sont aussi les miens.

    Et moi de remercier Bookycooky, sans laquelle je n'aurai pu découvrir ni ce livre ni cette auteure...

    *Zoé Valdès est interdite de séjour à Cuba, depuis 1995 date de la parution de Néant Quotidien.

    La Havane, mon amour - Zoé Valdès -

    4ième de couv :

    La Havane que vous découvrirez au fil de ces pages est celle que j'ai connue, celle de mes aventures, mais aussi celle de mes lectures, de mes écrivains de prédilection et de mes fantômes ? des fantômes que j'ai choisis, ou de ceux qui m'ont choisie. C'est La Havane de ma mère, et en l'absence de ma mère, La Havane est devenue ma mère, une mère lointaine et à jamais regrettée. C'est La Havane bagarreuse et bambollera (tapageuse) de mon père. La Havane particulièrement fervente et joyeuse de ma grand-mère. La Havane de ma génération, née ? année fatidique ? en 1959. La Havane de la pénurie et du désarroi, la ville de la fête et celle des sévices. La ville des évasions, des rencontres et des retrouvailles provoquées. La ville bordée par la mer, tour à tour d'or ou d'argent, [?]. La ville des infortunes, des persécutions, des crimes passés sous silence, des vols quotidiens que l'on commet pour survivre. La ville des grands amours et des orageuses déceptions, des passions, de la douleur, du souvenir, de l'oubli. [?] J'ai recréé les mystères de cette ville, ceux qui m'ont séduite, en les mêlant à des êtres et des situations de fiction, nés de l'imaginaire populaire ou de ma propre invention.

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Qu’y a t-il de mal à ne plus vouloir être seule ? À espérer se coucher le soir avec, à nos côtés, quelqu’un qui nous souhaiterait bonne nuit, nous embrasserait doucement. Fermer les yeux à la nuit tombée, en sachant que le lendemain, nous les ouvrirons à nouveau sur un visage aimé, nous offrant là, au petit matin, le premier sourire et « bonjour » de la journée ? Est-ce trop demander, quand on a passé les soixante-dix années et que la vie nous a laissé veuve, avec la peur, la nuit, pour toute compagne, que de ne plus vouloir rester seule dans son lit ?

    Voilà ce que nous raconte ce si beau livre, Nos âmes la nuit. Voilà ce qui pousse Addie à frapper à la porte de son voisin pour lui proposer ce marché.

    Nous sommes seuls tous les deux. Ça fait trop longtemps que nous sommes sans personne. Des années. La compagnie me manque. À vous aussi, sans doute. Je me demandais si vous accepteriez de venir dormir avec moi certaines nuits. Discuter.

    Louis réfléchit : se donner le temps pour répondre. Et puis se dire « pourquoi pas ! »

    Les nuits et petit à petit les jours vont se construire avec et non plus sans !
    Ce livre est un hymne à l’amour et la tolérance, sans mièvrerie ni ridicule, et à la fois une mise en lumière de notre étroitesse d’esprit, de l’emprise des convenances dans nos vies et de la manière dont on aborde le sujet de l’amour et de la solitude passé un certain âge.

    Et on ne fait même pas ce que les gens s'imaginent qu'on fait. Tu voudrais ? Demanda Addie.

    L’écriture de Kent Haruf est d’une grande beauté, toute en délicatesse et retenue…
     
    Ces « petits vieux » qui s’aiment, c’est comme ces jeunes enfants qui s’amourachent l’un de l’autre à la maternelle et qui ne veulent plus se quitter : c’est attendrissant, c’est drôle, c’est curieux… mais ça ne peut pas durer ! Ce n’est pas de leur âge. Addie et Louis, eux, vont en décider autrement.
     
    Apprendre à bien connaître quelqu’un à un âge aussi avancé. Découvrir qu’on aime bien cette personne et s’apercevoir qu’on n’est pas complètement desséché en fin de compte.
    Ça semble surtout gênant.
    Pour qui ? Pas pour moi.
    Mais les gens sont au courant.
    Bien sûr que oui. Et je m’en fiche pas mal.
     
    Y aura-t-il un moment dans nos vies aussi, où aimer ne sera plus « de notre âge » et où il faudra rester seul(e) ou sage, en attendant la mort ? Combien de Louis rêvent d’avoir leur Addie ? Et combien d’Addie se désespèrent de ne pas avoir encore trouvé un Louis avec qui partager toutes ces nuits de solitude et toutes ces journées d’ennui ?

     Et puis il y eut le jour où Addie Moore rendit visite à Louis Waters.

    Nos âmes n’ont pas d’âge.
    La nuit. Le jour.
    Ou plutôt, elles ont l’âge que nous voulons bien leur donner...

    ¤ ¤ ¤

    Nos âmes la nuit - Kent Haruf -

    4ième de couv :
    Dans la petite ville de Holt, Colorado, déjà théâtre des événements du Chant des plaines, Addie, 75 ans, veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, pour se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure…
    Bravant les cancans, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d’encouragement.
    Une nouvelle jeunesse apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir ensemble.
    Mais voilà, bientôt, les enfants d’Addie et de Louis s’en mêlent, par égoïsme et surtout par peur du qu’en-dira-t-on. 
    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Dormeurs - Emmanuel Quentin -Frédric Jahan est un looser. Sa vie défile sans qu’il en soit vraiment maître, jusqu’à ce qu’il intègre l’équipe des dormeurs de la société Dreamland… Qu’est-ce ? Vous allez me dire. Et bien, c’est tout simple. Dans un futur tout proche de nous, la crise de 2013 a entraîné un basculement de notre société et de ses citoyens dans le désespoir, la vacuité et une difficulté de vivre, tant économique que « psychique », pour la majeure partie de la population. On ne sait plus rêver, espérer, s’évader. Mais, Dreamland est là pour nous aider, en permettant à tout un chacun de s’approprier les rêves de dormeurs professionnels. Aventures et Frissons garantis ! Frédric est un as, à ce jeu-là ! Sa côte flambe et il fait engranger des recettes inouïes à la société. On s’arrache littéralement ses derniers rêves ! Jusqu’au jour où rien ne fonctionne plus : nuit après nuit, les enregistrements restent vierges. Et pour cause : il ne rêve plus la vie. Il vit ses rêves…

    Il m'arrivait souvent de faire des songes ultra-réalistes, de me réveiller avec la sensation fugace d'avoir réellement vécu ce que mon cerveau avait généré pendant mon sommeil. C'était normal, courant. C'était même pour ça qu'on me payait. Seulement cela restait fugace. A aucun moment, il n'aurait dû en être autrement.

    Je ne vous en dirais pas plus, de peur de vous gâcher ce formidable roman.

    Revenons en arrière et commençons par le début : ce petit rectangle de papier que je tiens entre mes mains. Déjà là ! J’étais séduite. Je ne sais pas si vous avez pris le temps de regarder la sublime illustration de couverture de Cédric Poulat. Honnêtement, non seulement elle est BELLE, mais elle est en totale adéquation avec le sujet du roman. Et c’est suffisamment rare pour être relevé, je trouve… Certaines « grandes » maisons d’édition devraient en prendre de la graine, au lieu de nous refourguer des photos extraites de banques de données, dont certaines servent déjà à illustrer d’autres romans (je ferme la parenthèse).

    Et quel bonheur quand le contenu est à la hauteur ! Emmanuel Dormeurs - Emmanuel Quentin -Quentin nous offre là un roman d’anticipation, doublé d’un thriller/polar où sévit un tueur en série, dont la particularité est de perpétuer ses crimes d’une époque à l’autre : du XVIIième siècle à nos jours. Le rythme est soutenu et la structure du roman, qui a l'originalité de contenir, des extraits de mail, autant que des bribes de chanson ou d’actes notariés, nous embarque de rêves en réalités, jusqu’au dénouement, un peu trop rapide à mon goût, mais bon, cela reste un jugement personnel qui ne sera sans doute pas partagé par tous.

    Un grand merci à Babelio et ses opérations masse critique pour ce livre. Je n’oublie pas de remercier non plus les éditions le peuple de Mû. Je vais m’empresser de jeter un œil à leur catalogue car cela a vraiment été pour moi une découverte, tout autant que celle de l’auteur, dont j’attends le prochain livre avec impatience.

      ¤ ¤ ¤

    Dormeurs - Emmanuel Quentin -

    4ième de couv :

    Il en est des rêves comme de la vie. Comment les traverser, comment les affronter ? On peut être endormi et se rêver poète, espion, astronaute, plongeur, aventurier, voyageur le long des côtes, sur la route, sombrant dans n’importe quel abîme ou contournant les obstacles.

    Dans une société dévastée par une crise économique sans précédent, des « Dormeurs professionnels » ont été sélectionnés pour la richesse structurelle de leurs rêves.

    Fredric Jahan est l’un d’eux. Les images de son sommeil, enregistrées à l’aide de capteurs nanotechnologiques pour une clientèle fortunée, caracolent en tête des ventes. Mais un jour, ses rêves, trop réalistes, ne s’enregistrent plus…

    Partager via Gmail Pin It

    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique