• C'est le premier d'Hannelore Cayre pour moi. J'avoue, j'en attendais beaucoup. D'où peut-être cette déception une fois le livre refermé. Tellement, que je ne sais quoi dire de plus. La prestation de l'autrice à la Grande Librairie fut le déclencheur de ma lecture. L'échange avec l'archange François était vif, intelligent, prometteur. Il y a malgré tout de belles choses comme celle-ci :

    je suis tombée sur une phrase de Flaubert aussi méprisante que pertinente : “Le peuple accepte tous les tyrans pourvu qu’on lui laisse le museau dans la gamelle.” Chaque fois qu’on la lui retire, sa gamelle, au peuple, il gueule et descend dans les rues manifester alors que les ressources se raréfient, qu’il n’y a plus d’animaux, que les saisons se déglinguent et que la mer est pleine de plastique. On n’ira nulle part comme ça. Alors l’idée m’est venue de faire en sorte qu’il la trouve tellement dégueulasse, sa gamelle, qu’il finisse par s’en détourner ou la renverser avec son museau. Parce qu’elle l’est vraiment, dégueulasse, sauf que personne n’a envie de s’en rendre compte vu que c’est bien trop inconfortable de changer de mode de vie.

    L'allusion également au Capital de Thomas Piketty, que je suis en train de lire, petit à petit depuis déjà des mois, a attisé ma curiosité. Et puis, plus rien. Je l'ai fini sans entrain.

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    4ième de couv :

    Comment élaguer, sans soulever de soupçons, toutes les branches d'un arbre généalogique pour arriver à un héritage. Un roman noir sarcastique avec des justicières pleines d'humour et de mauvais esprit qu'on n'a pas envie de condamner. Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient des remplaçants pour que leurs enfants ne partent pas à la guerre. Aujourd'hui, ils ont des héritiers très riches et des descendants inconnus mais qui peuvent légitimement hériter !
    En 1870, l'un des fils d'une grande famille d'industriels a été un utopiste généreux et a reconnu un enfant illégitime. En 2016, Blanche, la non-conformiste aux béquilles, entend parler des deuils qui frappent cette famille sans scrupules et découvre qu'elle pourrait très bien elle aussi accéder à cette fortune. Devant le cynisme affairiste, elle va faire justice en se servant de tout ce que la modernité met à notre portée.
    Une incroyable galerie de personnages : des méchants imbuvables, de riches inconscients, des idéalistes, une île où règne le matriarcat, des femmes admirables, avec en toile de fond une évocation magistrale de Paris assiégée par les Prussiens et le déménagement du Palais de Justice aux Batignolles.

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  • Danse, Isadora ! - Evelyne Brisou-Pellen -Je ne connaissais pas grand chose d'Isadora Duncan avant de lire ce livre : son nom et l'histoire de sa fin tragique. Entre les deux : Rien ! Je l'ai vraiment découverte lors de cette lecture et cela m'a vraiment donné l'envie d'en savoir plus sur elle.

    Quelle gamine ! Et quelle femme ! Evelyne Brisou-Pellen nous offre là un beau récit, mais également un message plein d'espoir et d'encouragement pour les jeunes qui la liront : Il faut croire en ses rêves et ne pas se laisser décourager par l'adversité. Isadora vivait avec sa famille dans la misère, mais quelle richesse de coeur !

    La mère d'Isadora élève seule ses enfants. Si elle a souvent du mal à remplir leurs ventres, il n'en est rien de leurs têtes : elle les éduquent dans un monde de culture fait de danse, de poésie, de lecture des classiques, ... Isadora et ses frères et sœur en ont le cœur plein ! Cette enfance l'accompagnera toute sa vie et fera d'elle ce qu'elle est devenue : une danseuse hors norme qui a révolutionné le monde de la danse et a inspiré les plus grands...

    Quand j'entends des pères de famille dirent qu'ils travaillent pour laisser quelque chose à leurs enfants, je me demande s'ils se rendent compte qu'ils leur retirent ainsi tout esprit d'aventure, car le meilleur héritage qu'on puisse laisser à un enfant est de lu permettre de faire son chemin seul. Isadora Duncan

    Merci à Babelio et aux éditions ScriNéo pour cet envoi qui fut une réelle découverte !

     

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    4ième de couv
    :

    Découvrez l’incroyable enfance d’Isadora Duncan qui révolutionna la pratique de la danse !

    Sacré phénomène, Isadora Duncan ! À six ans, elle improvise une petite école de danse, à onze, elle donne de vrais cours, inventant ce qui deviendra la danse moderne.

    En attendant le succès qui, elle en est sûre, l’emmènera loin de San Francisco, elle doit faire des prouesses pour trouver de quoi manger, mais aussi payer le loyer pour éviter que sa famille ne se retrouve à la rue. Car bien qu’elle soit la plus jeune, elle est la plus débrouillarde…

    De San Francisco à Paris, en passant par New York, suivez le parcours de cette danseuse atypique, qui a révolutionné le monde de la danse !

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  • De nos ombres - Jean-Marc Graziani -Un livre terriblement bien écrit ! Empli de poésie, de retenue, de pudeur aussi… de nos ombres est une histoire à clefs, où il nous faudra ouvrir plusieurs tiroirs pour en apprécier tout le sel et la beauté.

    Joseph grandit en Corse, entourée de sa Mammo et du reste de sa famille. Il se découvre un don. Celui de ressentir les objets, de connaître leur histoire… Mammo le devine et va finir par l'accompagner dans une quête du passé où certaines choses n'ont pas pu ou pas eu le temps de se dire.


    J'aurais voulu fermer les yeux, les couvrir de mes paumes moites, me concentrer sur la douleur que j'aurais ressentie vraiment, mais c'était impossible, trois d'images, trop de bruits, trop d'endroits. Et je chutais, et je chutais encore, venant à espérer un sol où m'écraser, mais rien, rien que la chute. 

    Dans un premier temps, j'ai pensé qu'il manquait du «liant », tels les petits cailloux du Petit Poucet pour me guider à travers les dédales du récit. Puis j'ai compris qu'il me fallait me laisser porter par les mots, les émotions sans essayer à toute force de reconstruire l'histoire, de vouloir la voir se dérouler sous mes yeux. Et j'ai pleinement apprécié de nos ombres…

    Merci à Babelio et aux éditions Joelle Losfeld pour l'envoi de ce livre.

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  • Humanité : une histoire optimiste - Rutger Bergman -Voici remis au goût du jour un débat qui court déjà depuis quelques siècles : L'Homme est-il naturellement bon ou mauvais ? La société l'a-t-il corrompu ou au contraire sauvé de ses funestes pulsions ? L'opposition, toujours aussi passionnante entre la thèse de Rousseau (l'homme est bon naturellement et c'est la société qui l'a corrompu) et Hobbes (l'homme est un loup pour l'homme) se voit ici développée à la lumière de notre modernité. Et pourtant, fondamentalement, les réflexions et les problématiques ne semblent pas avoir évoluées tant que cela…

    L'idée selon laquelle les gens seraient naturellement égoïstes, agressifs et portés à la panique est un mythe tenace. le biologiste Frans de Waal appelle cela la "théorie du vernis". La civilisation ne serait qu'une mince couche qui se craquellerait à la moindre anicroche. En réalité, c'est l'inverse : c'est précisément lorsque les bombes tombent du ciel ou lorsque les digues rompent que le meilleur en nous affleure à la surface. 

    Rutger Bergman se lance dans un défi difficile : défendre la bonté naturelle de l'homme et en faire une des clefs pour sortir du marasme actuel (le délitement de nos démocraties, notre planète à bout de souffle, la gouvernance de quelques-uns aux dépens de tous les autres…) ; Et ça marche ! Vous le suivez dans ses développements, et il vous embarque dans cette vision positive qui vous fait dire « oui, c'est possible ! ». Malheureusement, la réalité nous engagerait plutôt à penser l'égal opposé de ce que Rutger Bergman défend. Mais n'est-ce pas là tout l'enjeu de ce livre ? Nous faire appréhender nos difficultés, nos conflits, nos relations humaines... différemment, avec toujours une vision, une énergie positive.

    J'ai beaucoup aimé cette lecture. L'auteur est clair et alimente son propos d'exemples qui ancrent sa pensée dans la réalité. Sa vision des médias et de leurs impacts négatifs sur nos vies et notre santé mentale est assez puissante et nous fait regretter d'autant plus le travail d'enquête et d'information qui devrait être le souci premier de tout journaliste.
    Un grand merci à Babelio et aux éditions du Seuil pour l'envoi de ce livre !
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  • Une autre vie à Citara : Tome 2 - Nathalie Bagadey -

    J'écris pour... pour faire rêver les gens.
    Pourquoi ?
    Pour les aider à affronter les moments difficiles, les heures les plus sombres, les instants les plus ternes.
    Pourquoi ?
    Parce que la beauté, la bonté, l'harmonie ne s'obtiennent qu'au prix de courage et d'efforts. Sans cesse renouvelés.

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