• La stratégie des as - Damien Snyers -Pour décrocher la partie, il vaut mieux avoir quatre as bien planqués dans sa manche. Et même si on ne sait pas encore quelle stratégie on va adopter, rien que de les savoir là, tout frais et dispos, bien au chaud, cela sent déjà la Gagne.

     

    C’est sans doute ce que se sont dits Nihkto et Astur, lorsqu’ils ont recruté James, Jorg, Elise et Mila pour ce qui s’apparente bien au casse du siècle. Enfin recrutés, ferrés serait le mot juste. Car pour deux de cette joyeuse bande d’arnaqueurs, l’enjeu n’est pas qu’un sacré paquet d’oseille : « le Rein ou la vie », tel pourrait être leur ultimatum. Rien à voir avec un greffon ! Ce rein-là est une pierre mystérieuse au pouvoir qui semble, à première vue, plus relevé du mythe que de la réalité.

    Mais tout est possible dans l’univers créé par Damien Snyers…

     

     Ce que j’ai aimé :

    - la gouaille de James, l’elfe et narrateur de ce récit.
    - Retrouver des personnages-types de l’univers de la Fantasy, mais en décalage avec l’idée qu’on peut s’en faire : L'elfe à la gueule d'ange, qui parle comme un charretier et gagne sa vie en sifflant des bières dans des concours de « captain glouglou » et Jorg, le troll, qu’on devine sous cette montagne de muscles, avec un petit cœur tout mou.
    - Voir aborder certains sujets comme l’exclusion, le racisme, la société régie par l’appartenance sociale, l’argent, et une caste d’initiés qui dicte les lois… Toute ressemblance avec..., (je vous fais grâce de la suite).
    - Découvrir un mélange de « codes » et « d’univers » parfois un peu surprenant (ce que découvre James à la cave, les plans et repérages pour mener à bien ce casse, la magie et un savoir ancestral détenu par un petit groupe de privilégiés, l’indic mis à contribution...) qui n’ont pas grand-chose à voir les uns avec les autres et qui pourtant, fonctionnent bien.
    - cette idée du club des moitiés.
    - L’édition en elle-même (si, si, cela fait partie du plaisir de lire !) : couverture superbe, et les bonus qui vont avec : interview de l’auteur et nouvelle sur un personnage qui ne demandait qu’à être développé, tout du long du récit. Ça, cela mérite d’être signalé ! C’est un peu comme le chocolat et le sablé emballés servis avec le café : c’est pas une obligation, mais tu applaudis quand on te l’apporte sur un plateau ! (un clap-clap intérieur, j’entends, cela va s’en dire, hein ?! Même si cela va toujours mieux en le disant...)

     

    Ce qui m’a laissé un peu sur ma faim :

    - J’aurai aimé que les personnages soient un peu plus développés, étoffés.
    - la magie, l’univers steampunk sont présents, mais pas assez marqués à mon goût. (je sais, vous allez me dire, je chipote…). Vous aurez pas tort. Je chipote. Mais j’aurai bien aimé quelques pages sur les mages et leurs ratés (oui, oui, ils en font, eux aussi, faut pas croire !), sur les calèches à vapeur et l’éclate totale aurait été d’évoluer dans une bibliothèque qui aurait été à l’image de ce qu’elle renferme. J’avoue : il m’a bien botté tout ce passage sur ce « délestage » culturel.
    La stratégie des as - Damien Snyers -

     

    Bon, deux moins dans tout cela, ça pèse pas grand-chose !
    À me relire, je me dis qu’à la vérité c’est surtout que j’aurai souhaité 100 pages de plus…

     

    Si je devais conclure sur une seule chose, je dirais : Damien Snyers est un auteur dont je suivrai l’actualité pour découvrir ce vers quoi il va nous embarquer après ce premier roman prometteur.

    Et en toute fin, je ne peux manquer de remercier Actusf et Babelio pour sa masse critique imaginaire, à qui je dois cette lecture, sans oublier Charlotte Volper pour ses quelques mots bien sympathiques, accompagnant le livre…

    ¤ ¤ ¤

    La stratégie des as - Damien Snyers -

    4ième de couv :

     

    Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis... Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m'a proposé ce contrat juteux, je n'avais aucune raison de refuser. Même si je me doutais que ce n'était pas qu'une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu'on m'a gentiment offert de force risque bien de m'éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j'ai sauté à pieds joints dans le piège. L'amour du risque, je vous dis. Enfin... c'est pas tout ça, mais j'ai une vie à sauver. La mienne.

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  • - Attends ! J'ai peur de comprendre là. Tu es en train de me dire que tu n'es pas venue hier parce que tu voulais finir un bouquin ? C'est ça ?
    - Bah oui. Mais c'est pas un vulgaire bouquin. C'est le
    - On s'en fout de ce que c'est ! Liza ! Tu nous a laissé en plan.
    - Non, mais si. Enfin, tu comprends, c'est pas rien. C'est le tome 2 du
    - Non mais je rêve ! La dernière fois c'était un article à finir, l'avant dernière fois, tu devais poster une critique, et cette fois-ci, tu restes chez toi pour bouquiner pendant qu'on trime avec nos transcriptions. C'est pas sérieux, ça, Liza ! Si tu continues comme ça, on va faire comment pour tout boucler en juin ?
    - Je te jure, je les ai travaillés mes textes. J'ai deux-trois blancs qu'il faut que je comble, mais c'est rien, je t'assure !
    - La dernière fois que tu nous a dit ça, on a trimé pendant trois plombes.
    - Écoute ! Attends, je te jure écoute cela, et tu vas comprendre. je te jure que tu vas comprendre !
    - Qu'est-ce que tu fais ?
    - Attends j'te dis !
    - Non/mais/je/LE/crois/pas ! t'es en train d'allumer ta liseuse... Ah, non ! Pitié ! Tu vas pas recommencer à me faire la lecture ? Laisse tomber. Cela va aller. On va s'arranger.
    - Écoute, je te dis. Au lieu de râler ! Franchement ! Là ! C'est autre chose encore. Je te jure ! Dieu sait que c'était beau, Matilda, Serpentine, Mélanie Fazi. J'ai adoré, ça, c'est sûr. Mais, là, on est ailleurs. On est... enfin écoute, je te jure, là, on est dans une autre dimension.
    Il FAUT que tu écoutes ça :
    [Alors j'ai commencé à lire - Livre
    4ième, milieu du chapitre 8 -]

     

     

    « Je n'aime rien du tout ici, dit Frodo, marche ou pierre, souffle ou air. L'air, la terre et l'eau semblent toutes trois maudites. Mais notre chemin est ainsi tracé. (...) Il fut un temps où je pensais qu’ils y allaient de plein gré, tous ces gens merveilleux dans les histoires, parce qu’ils le voulaient, parce que c’est excitant et que la vie est un peu monotone – comme un divertissement, si vous voulez. Mais c’était pas du tout ça, pour les histoires qui comptaient vraiment, ou celles qui nous restent en mémoire. Les gens s’y retrouvaient malgré eux la plupart du temps, on dirait ; leur chemin était tracé de cette façon-là, comme vous dites. Mais je gage qu’ils ont eu une foule d’occasions, comme nous, de faire demi-tour, seulement ils l’ont pas fait. Et s’ils l’avaient fait, on n’en saurait rien, parce qu’ils seraient oubliés.

    [et j'ai continué avec tout ce passage sublime ou Sam n'aspire qu'à une chose : voir la fin du conte arriver et se reposer. Tout en se demandant, s'ils feront un jour, eux aussi, partie d'une histoire écrite dans un grand livre que les pères liront à leurs enfants]

    Toi et moi, Sam, nous sommes encore coincés dans les pires moments de l’histoire, et il est à peu près certain que des gens diront à ce stade : “Referme le livre, papa ; on ne veut pas savoir ce qui va se passer.”

     

    - Le seigneur des anneaux ? C'est le seigneur des anneaux ! Tu t'es mise à lire le seigneur des Anneaux ? Je le crois pas...
    Dis rien ! C'est la nouvelle traduction ? Oui, c'est bien ça ! C'est la nouvelle traduction...
    Et tu me dis rien ! Qu'est-ce que tu en penses ?
    - J'ai ad
    - ça m'étonne pas ! Quand je pense que depuis des années, tu n'as jamais voulu ouvrir le moindre bouquin de fantasy et là, toi, dans ton coin, tu te mets à lire l'incontournable, LA référence absolue. Et dire que t'es même pas venue avec nous voir les films ! D'un autre côté c'est pas plus mal. C'est toujours ce que je dis, c'est pas ce qu'il y a de mieux de voir l'adaptation avant d'avoir lu le livre. Cela te bouffe tout ton imaginaire, cela t'impose des images qui ne seront pas forcément les tiennes. Les bonnes. Tu veux que je te dise, Liza ? Tu réalises pas la chance que t'as ! Tu dois t'éclater à lire ça... Qu'est-ce que j'aimerai être à ta place. Qu'est-ce que j'aimerai l'oublier, ce livre, pour pouvoir le découvrir avec un oeil neuf... Sentir la présence écrasante des Ents dans la peau d'un hobbit et errer dans la forêt de Fangorn.

    Et les premières pages des deux tours : Boromir... J'en ai encore des frissons, tellement tu as envie de le retenir encore, et cette barque, ultime demeure qui file sur l'eau et qu'on doit laisser partir. Tout est tellement beau, tellement juste. Ah ! Que d'émotions, j'ai laissées accrocher à cette quête. Ce seigneur des anneaux, je crois pas avoir ressenti ça avec un autre livre, ou tout du moins, pas aussi intensément. Et la nouvelle traduction, faut être honnête, ça lui a redonné un sacré pep's ! quand Sam se met à gueuler sur Araigne !

     

    "Maintenant, amène-toi, ordure ! (...) T'as fait mal à mon maître, sale brute, et tu vas payer. On continue notre route ; mais faut en finir d'abord avec toi. Viens, donc, viens déguster une deuxième fois ! "

     

    - Y a pas c'est quand même autre chose. D'ailleurs pour le Gollum ? Tu y as cru ? Et Gandalf ? Non, ne me dis rien, te connaissant, t'as plongé. T'y croyais, avoue. T'y croyais ?

     


    - Franchement oui... J'étais persua
    - Je m'en doutais ! La première fois que je l'ai lu, moi aussi.
    Mais bon, j'avais douze ans...
    (...)
    - Tu sais, il va falloir que je te laisse. J'aimerai bien écrire ma critique ce soir. c'est pas que
    - Laisse tomber. Sur ton babelmachin, une critique de plus ou de moins sur un chef d’œuvre pareil, cela va rien changer.
    -Non, je sais bien, mais c'est le principe : tu lis un livre et tu postes une critique pour partager avec la communauté, tes impressions, bonnes ou mauvaises, ton avis et ce qui
    - Franchement Liza, il doit y en avoir combien déjà ? Faut qu'on avance là, sinon on va jamais s'en sortir...
    - Bon mais c'est vraiment parce que hier je ne suis pas
    - Et puis tu verras, on a commencé à bosser sur la Tour-du-Meix. ça va pas trop te dépayser. Tu seras dans ton élément... Ah ! Ah ! Ah !

    Le seigneur des anneaux, tome 2 - JRR Tolkien - 
    Photo non libre de droits

    (Je crois bien qu'il se fout de moi...)

     

    - - -

    Voilà ! J'avais deux choix : Mentir ou faire amende honorable et dire la vérité pour mon absence injustifiée d'hier.
    J'ai choisi la seconde option...

    (J'aurais sans doute dû étudier de plus près la première ?)

     

    ¤ ¤ ¤

    Le seigneur des anneaux, tome 2 - JRR Tolkien -

    4ième de couv

     

    Les Deux Tours, deuxième partie du Seigneur des Anneaux, poursuit le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, lancés dans leur périple en Terre du Milieu. Avec Merry et Pippin, le lecteur plonge dans les batailles entre les Orques et les Cavaliers du Rohan. avant de rencontrer l'Ent Fangom ; avec Aragorn, Gimli et Legolas, il assiste incrédule au retour de Gandalf ; avec Frodo et Sam, il suit Gollum le long des chemins périlleux qui mènent vers le royaume du Mordor, le seul lieu où l'Anneau pourrait être détruit. Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par J. R. R. Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 16 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi qu'une carte en couleur de la Terre du Milieu.

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  • - Maman, mais qu’est ce que tu es en train de lire ?
    - Tu vois bien : Bilbo le Hobbit.
    - Mais, tu sais que je l’ai lu quand j’étais en primaire !
    - Bah, oui et alors ?
    - Tu as 45 ans et tu lis Bilbo ?
    - Déjà, j’en ai 44 encore pendant un mois ! Merci ! Et puis, je t’ai dit que j’allais lire de la Fantasy, alors je lis de la Fantasy.
    - Tu lis Bilbo, mais tu lis pas Pratchett ! Pourquoi tu ne lis pas du Pratchett ?
    - Parce que je commence par les bases !
    - Et bien dans ce cas-là, il faudrait que tu lises les deux derniers tomes du seigneur des anneaux. Tu as lu le premier, tu n’as pas lu les autres...
    - Je sais, mais j’attends la sortie du tome 3 dans la nouvelle traduction.
    - (soupir d’incompréhension couplé à une certaine forme de désespoir, non transcriptible en langage écrit, mais dont l’auteure de la critique ici présente, qui n’en a que le nom - de critique, bien sûr -, peut certifier de la justesse d’interprétation).
    - ...
    - Et alors, cela te plaît, Bilbo ?
    - ça me rassure ! Cela t’intéresse quand même ! Et bah, j’aime bien ! C’est clair qu’on sent bien que cela a été écrit pour des enfants, mais c’est justement ce qui en fait son charme. Je me laisse porter par l’histoire et suis les aventures de Bilbo avec bienveillance, car je sais que c’est un livre fondateur. Et c’est plaisant de retrouver la genèse de ce que j’ai pu lire dans le premier tome du seigneur des anneaux. Le Gollum, par exemple. J’attendais ce passage avec impatience. Je suis presque déçue, car je pensais qu’il serait plus long. C’est fou l’imagination ! Mais, le lien est fait. En deux temps trois mouvements, Bilbo a l’anneau dans sa poche ! Cela tient à rien ! Quand tu réalises tout ce qui va en découler. Dans l’univers de Tolkien, mais pas que. Et depuis les années 30...
    Combien de livres écrits pour des enfants sont encore en tête des ventes 80 ans plus tard ? A part peut-être « le petit prince ». Et t’en connais beaucoup des adultes qui se replongeraient dans la littérature jeunesse de cette époque ? Imagine, à la pause café :
    « - Et tu lis quoi en ce moment ?
    - Je dévore « le Père Castor à la ferme », c’est un truc de dingue !! Faut que j’arrive à le finir avant ce week end, car j’ai promis aux gamins qu’on regarderait le film, et j’aimerai vraiment pas l’avoir vu avant de finir le livre. Tu comprends, c’est pas pareil après.
    - C’est clair. ça gâche tout !! »


    Bon, j’arrête là ! Avant que vous ne pensiez, si ce n’est déjà fait, que cette critique part à vau-l’eau et que cela devient du grand n’importe quoi ! Mais franchement, qu’est-ce que je pouvais apporter de plus que tous ces nombreux lecteurs qui ont chroniqué ce livre avant moi ?
    Un peu de vécu et une petite pointe d’humour...


     - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

    «  - Dis, tu vas le lire quand même un jour, Pratchett ?
    - Oui, chéri. Je vais le lire un jour. C’est promis ! »

    ¤ ¤ ¤

    Bilbo Le Hobbit - J.R.R. Tolkien -

    4ième de couv

     Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Grandalf le magicien et treize nains barbus l'entraînent dans un voyage périlleux.
    C'est le début d'une grande aventure, d'une fantastique quête au trésor semée d'embûches et d'épreuves, qui mènera Bilbo jusqu'à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug ...

    Prélude au Seigneur des anneaux, Bilbo le Hobbit a été vendu à des millions d'exemplaires depuis sa publication en 1937, s'imposant comme l'un des livres les plus aimés et les plus influents du XXᵉ siècle.

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    La passe miroir, tome 2 - Christelle Dabos -Et bien voilà, je viens de finir le tome 2 dans la foulée : quel bonheur !

    Quel bonheur cette passe-miroir ! Tous les personnages prennent de l'ampleur et l'histoire ne perd rien de son intérêt et de sa tension. Bien au contraire. On a toujours un peu cette crainte, quand on attaque le second tome d'une série à succès qu'on a aimé, qu'il ne soit pas à la hauteur, que l'auteur ait cédé à je ne sais quelles sirènes ou trompettes de la renommée. Là, que nenni ! C'est qu'on la sent « droite dans ses bottes », Christelle Dabos. Elle déplie, tisse, façonne avec le plus grand soin et sa prose et son intrigue !

    Pas de « laissez pour compte », ses personnages s'étoffent et les familles se dessinent petit à petit au sein de cet univers qu'on devine créé par un Dieu aussi mystérieux qu'inquiétant. Mais on est encore sûr de rien ! Ophélie, vice conteuse à la cour ne sait comment mener de front cette nouvelle fonction, s'en se faire « dévorer » par les manigances de la cour et l'indifférence de Thorn. Et ce Farouk à la mémoire digne d'une Dory dans Nemo dont les caprices font la pluie et le beau temps, qui n'en finit pas de s'accrocher à son chaînon manquant...

     

    Allez, je n'en dirais pas plus ! Si ce n'est que je vais maintenant être comme beaucoup d'autres avant moi : impatiente et fébrile en attendant la suite.

    ¤ ¤ ¤

     

    "Chaque homme devrait avoir le droit de jouer sa vie aux dés. Ils génèrent des résultats aléatoires qui dépassent toutes les prédéterminations. Cela n’a plus aucun sens si les dés sont pipés."

     

    "Ophélie le dévisagea avec un mélange de répulsion et de pitié, comme si elle avait devant elle un sinistre directeur de pompes funèbres.
    – Je n’aimerais vraiment pas vivre dans vos souliers.
    Thorn était un homme si peu expressif qu’Ophélie interpréta d’abord sa raideur immobile comme une attente ; quand elle s’aperçut qu’il la fixait intensément sans plus ciller ni respirer, elle comprit que, en réalité, elle lui avait coupé le souffle.
    – Je vous concède qu’ils ne sont pas très confortables, finit-il par articuler au bout d’un très long silence. Un peu plus que cela, même."

     

    "– Tu sautes des repas, tu découches toute une nuit, tu te fais agresser et tu t’étonnes après de tourner de l’œil ? C’est une armée entière de marraines qu’il te faut, gamine."

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    La passe miroir, tome 2 - Christelle Dabos -

    4ième de couv

     

    Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d'une redoutable vérité.

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  • Ce livre et cette auteure sont à la hauteur de toutes les louanges qu'on peut leur faire. Il m'en aura fallu du temps pour le lire ! Et pourtant, ce n'est pas faute de l'avoir eu entre les mains ! Entre sa sortie et le Noël dernier, je l'ai acheté 4 fois et, à chaque fois, il a fait le bonheur de lecteurs exigeants (ado et adultes). Excusez du peu... J'ai d'ailleurs récidivé avec le tome 2 (on ne change pas une équipe qui gagne).

    Que dire de plus donc que ce qui a déjà été dit ? Que je me suis crue dans un film d'Hayao Miyazaki, que Christelle Dabos est une conteuse hors pair et que les personnages sont brossés à merveille. Ophélie est d'une justesse : d'une timidité récurrente au début, elle évolue vers un personnage complexe et qui s'adapte au fur et à mesure à son nouvel univers, ni miraculeusement trop bien, ni de façon irréaliste. Thorn campe admirablement son rôle de futur mari antipathique et méchant patenté. Pour ceux qui seraient tentés de penser qu'il s'agit là d'une récupération de stéréotypes qui ont fait la gloire de certaines sagas littéraires du genre, je vous arrête tout de suite : Christelle Dabos ne s'y laisse pas prendre !
    L'univers qu'elle créée est bien à elle, et nous ravit du début à la fin ! Et en plus, son récit ne manque pas d'humour !
    Que demandez de plus ? Lire la suite !!

    ¤ ¤ ¤

    La passe miroir, tome 1 - Christelle Dabos -

    4ième de couv

     

    Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d'une grande saga fantastique et le talent d'un nouvel auteur à l'imaginaire saisissant.

     

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