• Franchement, j'ai beau chercher. Je ne vois pas ce qu'il lui manque.
    Ce livre a tout pour lui.

    Si vous ne l'avez pas encore lu, ne perdez pas votre temps à lire ce qui suit et jetez vous dessus. La surprise et le plaisir de lecture n'en seront que plus vifs, plus envoutants. Et qu'est-ce que cela pourra bien vous apporter de plus que je vous donne quelques clefs ?
     
    Les voies d'Anubis de Tim Powers n'est pas un livre dans lequel on entre par une seule porte ni par des chemins détournés. Vous vous le prenez en pleine face, et c'est à peine s'il vous laisse le temps de reprendre votre souffle, de respirer entre deux chapitres, qu'il vous en colle une autre bien sentie, mettant à mal votre plexus solaire, histoire de bien vous faire comprendre que vous n'arriverez pas à le classer et encore moins à le lâcher comme cela.

    "À Xanadu, Kubilaï Khan se décréta
    Un fastueux palais des plaisirs :
    Où s'engouffraient les flots sacrés d'Alphée,
    Par des grottes à l'homme insondables
    Jusqu'aux abîmes d'une mer sans soleil."


    Kubla Khan, Poème de Samuel Taylor Coleridge, dont l'histoire dit qu'il a été inspiré par les fumées d'opium inhalées par son auteur.

    Naïf lecteur. C'est oublier bien vite la traversée des bas-fonds, l'esprit aux aguets, perdu dans les tunnels. C'est passé sous silence Brendan Doyle, Lord Byron, William Ashbless et leurs Kas...

     

    Il y a des livres que l'on repose sur l'étagère et dont on redécouvre la tranche quelques semaines ou mois plus tard, en se demandant bien ce qu'ils font là. Et il y en a d'autres qui continuent longtemps après les avoir lus, à vous faire de l’œil sur leur linéaire. Brillants d'une sorte d'aura, ils vous appellent, vous attirent et vous ne pouvez pas passer devant sans sourire d'un air entendu, sans les prendre à nouveau dans vos petites mains fébriles et les feuilleter pour tomber au gré du hasard, sur :

    "Il avait toujours pensé que la croyance populaire selon laquelle une maison explorée en rêve est la représentation de l'esprit du dormeur recelait une once de vérité mais si, maintes fois, il avait rôdé dans les étages de sa demeure psychique, il n'avait jamais visité les catacombes de ses caves."

    à moins que ce ne soit :

    "Le temps, reprit-il sur un ton solennel, le temps est comparable à un fleuve qui roule sous une couche de glace. Il nous étire comme si nous étions des plantes aquatiques, de nos racines vers l’extrémité de nos tiges, de notre naissance vers notre mort, et se courbe autour des roches ou des souches qui se présentent au long de son cours ; et nul ne peut échapper à ce fleuve à cause du toit de glace qui le surplombe et nul ne saurait le remonter à contre-courant, ne fût-ce qu’un instant."


    Vous savez que s'affiche sur votre visage, cet air de connivence que tout lecteur entretient, au fil du temps, avec ces petits rectangles de papier qui n'ont rien d'innocent.
    Puis vous le reposer délicatement, ému et comblé, jusqu'à la prochaine fois...

     

    Little darling, the smiles returning to the faces
    Little darling, it seems like years since it's been here
    Here comes the sun, here comes the sun
    and I say it's all right

     

    ¤ ¤ ¤

    4ième de couv :

    Lorsque le professeur Brendan Doyle accepte de donner une conférence sur le poète anglais Coleridge, il est loin d'imaginer qu'il ne va pas tarder à le rencontrer en personne... en 1810 ! Car après avoir accepté l'offre d'un millionnaire ayant percé les mystères du voyage dans le temps, le voilà plongé dans une aventure rocambolesque traversant un Londres peuplé de bohémiens, de mendiants douteux et de sorciers terrifiants, tel ce clown macabre qui règne sur le monde souterrain. Et pour couronner le tout, Doyle ne peut revenir à son époque, à moins de déjouer les plans malfaisants des mages égyptiens qui veulent ramener leurs anciens dieux à la vie. Mais osera-t-il prendre le risque de changer le cours de l'Histoire ?

    Mêlant les thèmes du voyage temporel, du mythe du loup-garou et de la magie noire égyptienne dans le Londres victorien, ce roman qui a remporté les prestigieux prix Apollo et Philip K. Dick, est le grand classique à l'origine du steampunk.

    "Une intrigue diaboliquement efficace, une ingéniosité grisante et un rythme d'enfer : ce roman est une performance de virtuose, un feu d'artifice aveuglant." LONDON TIMES

    Tim Powers est né en 1952 aux États-Unis. Ami intime de Philip K. Dick, inventeur du steampunk, génie de l'histoire occulte, son ardu suspens, sa fougue picaresque et son humour ont conquis un vaste public. Il a obtenu au cours de sa carrière de nombreuses récompenses, dont plusieurs World Fantasy Awards. Il vit en Californie.

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  • Wastburg : La cité où il ne fait pas bon vivre ! Et pourtant. On saigne, on meurt et on castagne dur pour elle.

     "Wastburg (...) était simple à vivre. Pas de passé trouble, pas d'avenir faussement prometteur : la cité n'offrait que du présent. Et ça, (on) pouvait le toucher du doigt."

    La tour des Majeers est l'ultime vestige qui reste de Magie entre les murs de la Cité. La déglingue a tout emporté avec elle. Alors, on évolue dans ce monde de soudards où Cédric Ferrand fait la part belle aux personnages masculins (j'ai pas souvenir d'avoir vu pointer ne serait-ce que l'ombre d'un minois féminin sur plus d'une page), entre déglingue et filouterie, trahison et fraternité, secrets et mensonges..., avec dans les narines l'odeur du sang et de la merde. Car Wastburg, c'est avant tout, cela : un univers de crasse et de violence porté par toute une galerie d'hommes d'armes et de guerre, de pouvoir ou de rien, plus prompts à sauver leurs peaux et leurs combines que préserver la cité et ses habitants.
    Voilà ce à quoi je m'attendais et que j'ai eu plaisir à découvrir tout du long de ma lecture.

    Par contre j'ai eu plus de mal avec ce qui, sans le style de l'auteur, aurait été clairement une déception : la structure du roman. Elle est complètement déstabilisante les cent premières pages, et là je crois que, soit on s'accroche et continue la lecture, soit on referme le livre. Il n'y a pas dans Wastburg, vous savez, ce ou ces quelques personnages qui vous accompagnent tout du long du roman, à qui il arrive "des choses" (appelez cela comme vous voulez : aventures, drames, ...) et que vous pouvez suivre de façon plus ou moins linéaire, dans ce qu'on serait tenté d'appeler "une histoire"...
    Nenni ici. Rien de tout cela. Vous commencez à vous accrocher au premier larron venu, quelques pages plus loin, il est rétamé : "Circulez, y a (plus) rien à voir !" Vous vous dîtes "c'est pas bien grave, en vlà un autre, tout juste là dans le début du second chapitre" et puis, mine de rien, celui-là aussi il se fait la malle. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que tout ce petit monde, qui n'a pas bien l'air décidé à vous laissez lire tranquilou, ceci dit en passant, vous offre l'image d'une Wastburg qui se délite et essaie de sauver les meubles, croquée par une plume qui ne laisse pas indifférent. 
             

    Passée la surprise des premières pages, je l'ai lu un peu comme un recueil de nouvelles qui aurait un thème commun : Wastburg ! Et la 4ième de couv accrocheuse, limite racoleuse pour les amoureux de la plume et l'univers de Jaworski, n'est pas non plus pour rien dans ce sentiment mitigé.
    Il aurait fallu le laisser venir à nous avec humilité, ce premier roman de Cédric Ferrand, sans vouloir orienter notre lecture à grand renfort de comparaison, qui à mon avis, le dessert plus qu'autre chose.

    (Cela se veut flatteur, mais c'est carrément "casse-gueule" !) 

    Alors, je me dis que je n'en resterai pas là et que cet auteur mérite qu'on continue à faire un brin de chemin avec lui, quitte à prendre le risque de le laisser continuer seul. Et peut être serais-je séduite par le prochain au point d'oublier cet arrière-goût de "filouterie" qui nous reste à la dernière page refermée, quand nous nous trouvons de nouveau nez à nez avec la 4ième de couv ?
    Affaire à suivre donc !

     ¤ ¤ ¤

    4ième de couv :

     

    Wastburg, une cité acculée entre deux royaumes, comme un bout de bidoche solidement coincé entre deux chicots douteux. Une gloire fanée qui attend un retour de printemps qui ne viendra jamais. Dans ses rues crapoteuses, les membres de la Garde battent le pavé. Simple gardoche en train de coincer la bulle, prévôt faisant la tournée des grands ducs à l’œil ou bien échevin embourbé dans les politicailleries, la loi leur colle aux doigts comme une confiture tenace. La Garde finit toujours par mettre le groin dans tous les coups foireux de la cité. Et justement, quelqu'un à Wastburg est en train de tricoter un joli tracassin taillé sur mesure. Et toute la ville attend en se demandant au nez de qui ça va péter.

    Roman à facettes, Wastburg propose une vue en coupe d'une cité médiévale macérant dans une fantasy crépusculaire où la morale et la magie ont foutu le camp. C'est comme si San-Antonio visitait Lankhmar. Après La Voie du cygne de Laurent Kloetzer et Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski, se dessine une véritable école de la « crapule fantasy ».

    Cédric Ferrand fait vivre des univers de jeu de rôles (Sovok, Brumaire, Vermine, Nightprowler...), écrit des nouvelles et lit tout ce qui lui passe sous la main. Il vit désormais à Montréal, dans la plus complète schizophrénie linguistique et culturelle.

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  • La stratégie des as - Damien Snyers -Pour décrocher la partie, il vaut mieux avoir quatre as bien planqués dans sa manche. Et même si on ne sait pas encore quelle stratégie on va adopter, rien que de les savoir là, tout frais et dispos, bien au chaud, cela sent déjà la Gagne.

     

    C’est sans doute ce que se sont dits Nihkto et Astur, lorsqu’ils ont recruté James, Jorg, Elise et Mila pour ce qui s’apparente bien au casse du siècle. Enfin recrutés, ferrés serait le mot juste. Car pour deux de cette joyeuse bande d’arnaqueurs, l’enjeu n’est pas qu’un sacré paquet d’oseille : « le Rein ou la vie », tel pourrait être leur ultimatum. Rien à voir avec un greffon ! Ce rein-là est une pierre mystérieuse au pouvoir qui semble, à première vue, plus relevé du mythe que de la réalité.

    Mais tout est possible dans l’univers créé par Damien Snyers…

     

     Ce que j’ai aimé :

    - la gouaille de James, l’elfe et narrateur de ce récit.
    - Retrouver des personnages-types de l’univers de la Fantasy, mais en décalage avec l’idée qu’on peut s’en faire : L'elfe à la gueule d'ange, qui parle comme un charretier et gagne sa vie en sifflant des bières dans des concours de « captain glouglou » et Jorg, le troll, qu’on devine sous cette montagne de muscles, avec un petit cœur tout mou.
    - Voir aborder certains sujets comme l’exclusion, le racisme, la société régie par l’appartenance sociale, l’argent, et une caste d’initiés qui dicte les lois… Toute ressemblance avec..., (je vous fais grâce de la suite).
    - Découvrir un mélange de « codes » et « d’univers » parfois un peu surprenant (ce que découvre James à la cave, les plans et repérages pour mener à bien ce casse, la magie et un savoir ancestral détenu par un petit groupe de privilégiés, l’indic mis à contribution...) qui n’ont pas grand-chose à voir les uns avec les autres et qui pourtant, fonctionnent bien.
    - cette idée du club des moitiés.
    - L’édition en elle-même (si, si, cela fait partie du plaisir de lire !) : couverture superbe, et les bonus qui vont avec : interview de l’auteur et nouvelle sur un personnage qui ne demandait qu’à être développé, tout du long du récit. Ça, cela mérite d’être signalé ! C’est un peu comme le chocolat et le sablé emballés servis avec le café : c’est pas une obligation, mais tu applaudis quand on te l’apporte sur un plateau ! (un clap-clap intérieur, j’entends, cela va s’en dire, hein ?! Même si cela va toujours mieux en le disant...)

     

    Ce qui m’a laissé un peu sur ma faim :

    - J’aurai aimé que les personnages soient un peu plus développés, étoffés.
    - la magie, l’univers steampunk sont présents, mais pas assez marqués à mon goût. (je sais, vous allez me dire, je chipote…). Vous aurez pas tort. Je chipote. Mais j’aurai bien aimé quelques pages sur les mages et leurs ratés (oui, oui, ils en font, eux aussi, faut pas croire !), sur les calèches à vapeur et l’éclate totale aurait été d’évoluer dans une bibliothèque qui aurait été à l’image de ce qu’elle renferme. J’avoue : il m’a bien botté tout ce passage sur ce « délestage » culturel.
    La stratégie des as - Damien Snyers -

     

    Bon, deux moins dans tout cela, ça pèse pas grand-chose !
    À me relire, je me dis qu’à la vérité c’est surtout que j’aurai souhaité 100 pages de plus…

     

    Si je devais conclure sur une seule chose, je dirais : Damien Snyers est un auteur dont je suivrai l’actualité pour découvrir ce vers quoi il va nous embarquer après ce premier roman prometteur.

    Et en toute fin, je ne peux manquer de remercier Actusf et Babelio pour sa masse critique imaginaire, à qui je dois cette lecture, sans oublier Charlotte Volper pour ses quelques mots bien sympathiques, accompagnant le livre…

    ¤ ¤ ¤

    La stratégie des as - Damien Snyers -

    4ième de couv :

     

    Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis... Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m'a proposé ce contrat juteux, je n'avais aucune raison de refuser. Même si je me doutais que ce n'était pas qu'une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu'on m'a gentiment offert de force risque bien de m'éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j'ai sauté à pieds joints dans le piège. L'amour du risque, je vous dis. Enfin... c'est pas tout ça, mais j'ai une vie à sauver. La mienne.

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  • - Attends ! J'ai peur de comprendre là. Tu es en train de me dire que tu n'es pas venue hier parce que tu voulais finir un bouquin ? C'est ça ?
    - Bah oui. Mais c'est pas un vulgaire bouquin. C'est le
    - On s'en fout de ce que c'est ! Liza ! Tu nous a laissé en plan.
    - Non, mais si. Enfin, tu comprends, c'est pas rien. C'est le tome 2 du
    - Non mais je rêve ! La dernière fois c'était un article à finir, l'avant dernière fois, tu devais poster une critique, et cette fois-ci, tu restes chez toi pour bouquiner pendant qu'on trime avec nos transcriptions. C'est pas sérieux, ça, Liza ! Si tu continues comme ça, on va faire comment pour tout boucler en juin ?
    - Je te jure, je les ai travaillés mes textes. J'ai deux-trois blancs qu'il faut que je comble, mais c'est rien, je t'assure !
    - La dernière fois que tu nous a dit ça, on a trimé pendant trois plombes.
    - Écoute ! Attends, je te jure écoute cela, et tu vas comprendre. je te jure que tu vas comprendre !
    - Qu'est-ce que tu fais ?
    - Attends j'te dis !
    - Non/mais/je/LE/crois/pas ! t'es en train d'allumer ta liseuse... Ah, non ! Pitié ! Tu vas pas recommencer à me faire la lecture ? Laisse tomber. Cela va aller. On va s'arranger.
    - Écoute, je te dis. Au lieu de râler ! Franchement ! Là ! C'est autre chose encore. Je te jure ! Dieu sait que c'était beau, Matilda, Serpentine, Mélanie Fazi. J'ai adoré, ça, c'est sûr. Mais, là, on est ailleurs. On est... enfin écoute, je te jure, là, on est dans une autre dimension.
    Il FAUT que tu écoutes ça :
    [Alors j'ai commencé à lire - Livre
    4ième, milieu du chapitre 8 -]

     

     

    « Je n'aime rien du tout ici, dit Frodo, marche ou pierre, souffle ou air. L'air, la terre et l'eau semblent toutes trois maudites. Mais notre chemin est ainsi tracé. (...) Il fut un temps où je pensais qu’ils y allaient de plein gré, tous ces gens merveilleux dans les histoires, parce qu’ils le voulaient, parce que c’est excitant et que la vie est un peu monotone – comme un divertissement, si vous voulez. Mais c’était pas du tout ça, pour les histoires qui comptaient vraiment, ou celles qui nous restent en mémoire. Les gens s’y retrouvaient malgré eux la plupart du temps, on dirait ; leur chemin était tracé de cette façon-là, comme vous dites. Mais je gage qu’ils ont eu une foule d’occasions, comme nous, de faire demi-tour, seulement ils l’ont pas fait. Et s’ils l’avaient fait, on n’en saurait rien, parce qu’ils seraient oubliés.

    [et j'ai continué avec tout ce passage sublime ou Sam n'aspire qu'à une chose : voir la fin du conte arriver et se reposer. Tout en se demandant, s'ils feront un jour, eux aussi, partie d'une histoire écrite dans un grand livre que les pères liront à leurs enfants]

    Toi et moi, Sam, nous sommes encore coincés dans les pires moments de l’histoire, et il est à peu près certain que des gens diront à ce stade : “Referme le livre, papa ; on ne veut pas savoir ce qui va se passer.”

     

    - Le seigneur des anneaux ? C'est le seigneur des anneaux ! Tu t'es mise à lire le seigneur des Anneaux ? Je le crois pas...
    Dis rien ! C'est la nouvelle traduction ? Oui, c'est bien ça ! C'est la nouvelle traduction...
    Et tu me dis rien ! Qu'est-ce que tu en penses ?
    - J'ai ad
    - ça m'étonne pas ! Quand je pense que depuis des années, tu n'as jamais voulu ouvrir le moindre bouquin de fantasy et là, toi, dans ton coin, tu te mets à lire l'incontournable, LA référence absolue. Et dire que t'es même pas venue avec nous voir les films ! D'un autre côté c'est pas plus mal. C'est toujours ce que je dis, c'est pas ce qu'il y a de mieux de voir l'adaptation avant d'avoir lu le livre. Cela te bouffe tout ton imaginaire, cela t'impose des images qui ne seront pas forcément les tiennes. Les bonnes. Tu veux que je te dise, Liza ? Tu réalises pas la chance que t'as ! Tu dois t'éclater à lire ça... Qu'est-ce que j'aimerai être à ta place. Qu'est-ce que j'aimerai l'oublier, ce livre, pour pouvoir le découvrir avec un oeil neuf... Sentir la présence écrasante des Ents dans la peau d'un hobbit et errer dans la forêt de Fangorn.

    Et les premières pages des deux tours : Boromir... J'en ai encore des frissons, tellement tu as envie de le retenir encore, et cette barque, ultime demeure qui file sur l'eau et qu'on doit laisser partir. Tout est tellement beau, tellement juste. Ah ! Que d'émotions, j'ai laissées accrocher à cette quête. Ce seigneur des anneaux, je crois pas avoir ressenti ça avec un autre livre, ou tout du moins, pas aussi intensément. Et la nouvelle traduction, faut être honnête, ça lui a redonné un sacré pep's ! quand Sam se met à gueuler sur Araigne !

     

    "Maintenant, amène-toi, ordure ! (...) T'as fait mal à mon maître, sale brute, et tu vas payer. On continue notre route ; mais faut en finir d'abord avec toi. Viens, donc, viens déguster une deuxième fois ! "

     

    - Y a pas c'est quand même autre chose. D'ailleurs pour le Gollum ? Tu y as cru ? Et Gandalf ? Non, ne me dis rien, te connaissant, t'as plongé. T'y croyais, avoue. T'y croyais ?

     


    - Franchement oui... J'étais persua
    - Je m'en doutais ! La première fois que je l'ai lu, moi aussi.
    Mais bon, j'avais douze ans...
    (...)
    - Tu sais, il va falloir que je te laisse. J'aimerai bien écrire ma critique ce soir. c'est pas que
    - Laisse tomber. Sur ton babelmachin, une critique de plus ou de moins sur un chef d’œuvre pareil, cela va rien changer.
    -Non, je sais bien, mais c'est le principe : tu lis un livre et tu postes une critique pour partager avec la communauté, tes impressions, bonnes ou mauvaises, ton avis et ce qui
    - Franchement Liza, il doit y en avoir combien déjà ? Faut qu'on avance là, sinon on va jamais s'en sortir...
    - Bon mais c'est vraiment parce que hier je ne suis pas
    - Et puis tu verras, on a commencé à bosser sur la Tour-du-Meix. ça va pas trop te dépayser. Tu seras dans ton élément... Ah ! Ah ! Ah !

    Le seigneur des anneaux, tome 2 - JRR Tolkien - 
    Photo non libre de droits

    (Je crois bien qu'il se fout de moi...)

     

    - - -

    Voilà ! J'avais deux choix : Mentir ou faire amende honorable et dire la vérité pour mon absence injustifiée d'hier.
    J'ai choisi la seconde option...

    (J'aurais sans doute dû étudier de plus près la première ?)

     

    ¤ ¤ ¤

    Le seigneur des anneaux, tome 2 - JRR Tolkien -

    4ième de couv

     

    Les Deux Tours, deuxième partie du Seigneur des Anneaux, poursuit le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, lancés dans leur périple en Terre du Milieu. Avec Merry et Pippin, le lecteur plonge dans les batailles entre les Orques et les Cavaliers du Rohan. avant de rencontrer l'Ent Fangom ; avec Aragorn, Gimli et Legolas, il assiste incrédule au retour de Gandalf ; avec Frodo et Sam, il suit Gollum le long des chemins périlleux qui mènent vers le royaume du Mordor, le seul lieu où l'Anneau pourrait être détruit. Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par J. R. R. Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 16 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi qu'une carte en couleur de la Terre du Milieu.

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  • - Maman, mais qu’est ce que tu es en train de lire ?
    - Tu vois bien : Bilbo le Hobbit.
    - Mais, tu sais que je l’ai lu quand j’étais en primaire !
    - Bah, oui et alors ?
    - Tu as 45 ans et tu lis Bilbo ?
    - Déjà, j’en ai 44 encore pendant un mois ! Merci ! Et puis, je t’ai dit que j’allais lire de la Fantasy, alors je lis de la Fantasy.
    - Tu lis Bilbo, mais tu lis pas Pratchett ! Pourquoi tu ne lis pas du Pratchett ?
    - Parce que je commence par les bases !
    - Et bien dans ce cas-là, il faudrait que tu lises les deux derniers tomes du seigneur des anneaux. Tu as lu le premier, tu n’as pas lu les autres...
    - Je sais, mais j’attends la sortie du tome 3 dans la nouvelle traduction.
    - (soupir d’incompréhension couplé à une certaine forme de désespoir, non transcriptible en langage écrit, mais dont l’auteure de la critique ici présente, qui n’en a que le nom - de critique, bien sûr -, peut certifier de la justesse d’interprétation).
    - ...
    - Et alors, cela te plaît, Bilbo ?
    - ça me rassure ! Cela t’intéresse quand même ! Et bah, j’aime bien ! C’est clair qu’on sent bien que cela a été écrit pour des enfants, mais c’est justement ce qui en fait son charme. Je me laisse porter par l’histoire et suis les aventures de Bilbo avec bienveillance, car je sais que c’est un livre fondateur. Et c’est plaisant de retrouver la genèse de ce que j’ai pu lire dans le premier tome du seigneur des anneaux. Le Gollum, par exemple. J’attendais ce passage avec impatience. Je suis presque déçue, car je pensais qu’il serait plus long. C’est fou l’imagination ! Mais, le lien est fait. En deux temps trois mouvements, Bilbo a l’anneau dans sa poche ! Cela tient à rien ! Quand tu réalises tout ce qui va en découler. Dans l’univers de Tolkien, mais pas que. Et depuis les années 30...
    Combien de livres écrits pour des enfants sont encore en tête des ventes 80 ans plus tard ? A part peut-être « le petit prince ». Et t’en connais beaucoup des adultes qui se replongeraient dans la littérature jeunesse de cette époque ? Imagine, à la pause café :
    « - Et tu lis quoi en ce moment ?
    - Je dévore « le Père Castor à la ferme », c’est un truc de dingue !! Faut que j’arrive à le finir avant ce week end, car j’ai promis aux gamins qu’on regarderait le film, et j’aimerai vraiment pas l’avoir vu avant de finir le livre. Tu comprends, c’est pas pareil après.
    - C’est clair. ça gâche tout !! »


    Bon, j’arrête là ! Avant que vous ne pensiez, si ce n’est déjà fait, que cette critique part à vau-l’eau et que cela devient du grand n’importe quoi ! Mais franchement, qu’est-ce que je pouvais apporter de plus que tous ces nombreux lecteurs qui ont chroniqué ce livre avant moi ?
    Un peu de vécu et une petite pointe d’humour...


     - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

    «  - Dis, tu vas le lire quand même un jour, Pratchett ?
    - Oui, chéri. Je vais le lire un jour. C’est promis ! »

    ¤ ¤ ¤

    Bilbo Le Hobbit - J.R.R. Tolkien -

    4ième de couv

     Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Grandalf le magicien et treize nains barbus l'entraînent dans un voyage périlleux.
    C'est le début d'une grande aventure, d'une fantastique quête au trésor semée d'embûches et d'épreuves, qui mènera Bilbo jusqu'à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug ...

    Prélude au Seigneur des anneaux, Bilbo le Hobbit a été vendu à des millions d'exemplaires depuis sa publication en 1937, s'imposant comme l'un des livres les plus aimés et les plus influents du XXᵉ siècle.

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