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    La passe miroir, tome 2 - Christelle Dabos -Et bien voilà, je viens de finir le tome 2 dans la foulée : quel bonheur !

    Quel bonheur cette passe-miroir ! Tous les personnages prennent de l'ampleur et l'histoire ne perd rien de son intérêt et de sa tension. Bien au contraire. On a toujours un peu cette crainte, quand on attaque le second tome d'une série à succès qu'on a aimé, qu'il ne soit pas à la hauteur, que l'auteur ait cédé à je ne sais quelles sirènes ou trompettes de la renommée. Là, que nenni ! C'est qu'on la sent « droite dans ses bottes », Christelle Dabos. Elle déplie, tisse, façonne avec le plus grand soin et sa prose et son intrigue !

    Pas de « laissez pour compte », ses personnages s'étoffent et les familles se dessinent petit à petit au sein de cet univers qu'on devine créé par un Dieu aussi mystérieux qu'inquiétant. Mais on est encore sûr de rien ! Ophélie, vice conteuse à la cour ne sait comment mener de front cette nouvelle fonction, s'en se faire « dévorer » par les manigances de la cour et l'indifférence de Thorn. Et ce Farouk à la mémoire digne d'une Dory dans Nemo dont les caprices font la pluie et le beau temps, qui n'en finit pas de s'accrocher à son chaînon manquant...

     

    Allez, je n'en dirais pas plus ! Si ce n'est que je vais maintenant être comme beaucoup d'autres avant moi : impatiente et fébrile en attendant la suite.

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    "Chaque homme devrait avoir le droit de jouer sa vie aux dés. Ils génèrent des résultats aléatoires qui dépassent toutes les prédéterminations. Cela n’a plus aucun sens si les dés sont pipés."

     

    "Ophélie le dévisagea avec un mélange de répulsion et de pitié, comme si elle avait devant elle un sinistre directeur de pompes funèbres.
    – Je n’aimerais vraiment pas vivre dans vos souliers.
    Thorn était un homme si peu expressif qu’Ophélie interpréta d’abord sa raideur immobile comme une attente ; quand elle s’aperçut qu’il la fixait intensément sans plus ciller ni respirer, elle comprit que, en réalité, elle lui avait coupé le souffle.
    – Je vous concède qu’ils ne sont pas très confortables, finit-il par articuler au bout d’un très long silence. Un peu plus que cela, même."

     

    "– Tu sautes des repas, tu découches toute une nuit, tu te fais agresser et tu t’étonnes après de tourner de l’œil ? C’est une armée entière de marraines qu’il te faut, gamine."

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    La passe miroir, tome 2 - Christelle Dabos -

    4ième de couv

     

    Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d'une redoutable vérité.

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  • Ce livre et cette auteure sont à la hauteur de toutes les louanges qu'on peut leur faire. Il m'en aura fallu du temps pour le lire ! Et pourtant, ce n'est pas faute de l'avoir eu entre les mains ! Entre sa sortie et le Noël dernier, je l'ai acheté 4 fois et, à chaque fois, il a fait le bonheur de lecteurs exigeants (ado et adultes). Excusez du peu... J'ai d'ailleurs récidivé avec le tome 2 (on ne change pas une équipe qui gagne).

    Que dire de plus donc que ce qui a déjà été dit ? Que je me suis crue dans un film d'Hayao Miyazaki, que Christelle Dabos est une conteuse hors pair et que les personnages sont brossés à merveille. Ophélie est d'une justesse : d'une timidité récurrente au début, elle évolue vers un personnage complexe et qui s'adapte au fur et à mesure à son nouvel univers, ni miraculeusement trop bien, ni de façon irréaliste. Thorn campe admirablement son rôle de futur mari antipathique et méchant patenté. Pour ceux qui seraient tentés de penser qu'il s'agit là d'une récupération de stéréotypes qui ont fait la gloire de certaines sagas littéraires du genre, je vous arrête tout de suite : Christelle Dabos ne s'y laisse pas prendre !
    L'univers qu'elle créée est bien à elle, et nous ravit du début à la fin ! Et en plus, son récit ne manque pas d'humour !
    Que demandez de plus ? Lire la suite !!

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    La passe miroir, tome 1 - Christelle Dabos -

    4ième de couv

     

    Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d'une grande saga fantastique et le talent d'un nouvel auteur à l'imaginaire saisissant.

     

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  • Don Benvenuto, tu pouvais pas allonger le pli ? Si c'est du vélin qui manquait, fallait dire ! Parce que si c'est ça, y a pas à ergoter, je veux bien faire un casse aux archives départementales du coin et dégoter quelques vieilles peaux à une ou double queheux ! Pas de soucis ! Il suffira de gratter un peu et hop ! On repart sur la suite de l'histoire … J'ai pas mes entrées, mais on peut toujours essayer ! Avec toi dans les basques, cela devrait le faire ! Sinon pour pas jouer les larrons, voir à leur proposer un deal : en échange je veux bien négocier un prêt au denier seize (quatre, c'est trop pour ma prébende, je voudrais pas que mes hoirs fassent la gueule). Parce que j'ai vraiment, vraiment, vraiment envie de continuer l'aventure...

    Je sais ce que tu penses, j'ai bien pigé le message :

     

    « Et vous, oui, vous ! mon très cher lecteur ! Vous vous prélassez bien au chaud, sur votre coussiège favori ou dans la cathèdre de votre cabinet de lecture, en tournant d'une main indolente les pages de ce volume où je risque bien de perdre ma santé, ma vie, sans compter ma réputation. Est-ce que vous mesurez seulement ce que j'ai sué, d'angoisse et de labeur, sur l'ouvrage que vous avez le culot de parcourir comme un conte divertissant ? Vous vous rendez compte de ce que je risque, à vous dévoiler ainsi les dessous de la politique ciudalienne ? Vous croyez peut-être que je fais ça uniquement par plaisir ? Ou par malveillance ? Vous croyez qu'on accouche d'un pavé pareil seulement pour l'agrément de cafarder ?

    Tant de légèreté, tiens, ça me dégoûte !"


    Je comprends bien, mais, faut pas la jouer comme ça ! Moi, je savais pas ! Je suis tombée sur Marple et sa critique d'enfer et hop ! Deux trois clics sur les moutons électriques, pour un prix modique (t'es sûr d'avoir bien converti ?), et c'était dans la liseuse ! En plus quand on s'allie à des pointures comme Arnaud Cremet pour vous pondre une couverture de dingue ! Faut pas nous faire les yeux fris du mec étonné !

     

    Puis quand je me suis rendue compte que j'étais ferrée, c'était trop tard, j'étais déjà fichue !

     Alors, si j'ai le droit qu'à une question, une seule, je vais pas en faire des rallonges, ni babiller pendant des plombes. Cela va être clair, net, précis :

    « - C'est quand que tu reviens ? »

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    Parce qu'on ne s'en lasse pas, Benvenuto et Gagner la guerre, mis en lumière par son auteur, avec un petit clin d’œil pour les Imaginales au passage, par la librairie Mollat...

     

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    Gagner la guerre - Jean-Philippe Jaworski -

    4ième de couv

     

    Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : "Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier."
    Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère.
    Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire.
    Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…

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