• Je ne savais pas que ce livre mettrait tragiquement fin à un rêve de gosse : vivre dans une cabane, retirée du monde, au beau milieu de la forêt. Robinson a son île, Tesson, sa Taïga et moi, j’avais encore il y a quelques jours, ma cabane en bois dans la forêt des Landes, entre Pindères et Pompogne. Mais depuis ma participation à la lecture commune de Faërie de Raymond Elias Feist, je n’en suis plus tout à fait sûre. Certes, je connais le bruit de la forêt, les sifflements du vent dans les branches, les troncs qui craquent, les animaux qui rampent, ceux qui piquent et ceux qui nous évitent, mais ça ! Je ne connaissais pas… Pas encore.

    J’avais bien compris que cela me ferait flipper, que sous couvert d’un titre que n’auraient pas renié mes cousins les bisousnours, se cachait une réalité tout autre. Je m’étais donnée une limite : les cent premières pages et si je vire au bleu, la peur brandissant sa couleur, je ferme, m’excuse platement et déclare forfait par abandon.

    Toi qui l’a déjà lu, tu rigoles en coin, parce que tu sais ! Et toi qui lis sans connaître, tu dois trouver cette entrée en matière très légère pour ne pas dire « cavalière ». Et tu auras raison. Parce que ce n’est pas comme cela que les choses se passent, ce n’est jamais comme cela dans la vraie vie ; les livres ont raison de nous plus souvent que nous d’eux, mais c’est un autre débat que je n’ouvrirai pas. Pas maintenant. 

    Faërie - Raymond Elias Feist -

    Je cause, je cause, et avec tout cela je ne t’ai pas encore parlé de l’intrigue, de cette fameuse couleur de la peur, de l’angoisse qui prend son temps (elle s’en fout, elle n’est pas pressée, elle sait qu’elle aura tes tripes) et de ce monde des fées, que n’auraient pas renié un Poe ou un Gaiman. Mais voilà, tout le souci est là : si je commence à te raconter l’histoire, à m’aventurer avec toi sur la colline du roi des Elfes et aux abords du pont du Troll, à tremper mes jolis petits orteils à côté des tiens dans le ruisseau qui sourd, mais je fous tout en l’air, je te gâche ton futur voyage dans cet univers, un peu comme si tu briefais Alice, juste avant sa traversée du miroir. Je ne veux pas être responsable de ce gâchis-là ! Alors, tu comprends, je tourne autours, je fais celle qui… mais au fond de moi, c’est que je les sens encore : ces foutus nœuds dans l'estomac et ce trouillomètre à zéro.

    Ce n'est rien, juste un coup de froid dans le cœur.

    Ça aide pas à conter des histoires de fées tout cela, mais je peux quand même essayer :

    Il était une fois, la famille idéale (entre Ingalls et Beaumont), qui décide de s’arracher au tourbillon sans fin de la vie new yorkaise pour venir se ressourcer dans la maison Kessler, une ferme isolée à l’orée des bois. Tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes : les garçons jouent au base-ball, la plus grande tombe amoureuse, le papa écrivain, écrit ; seule la maman est à deux doigts de regretter ce départ, mais toute la famille semblant comblée, elle finit par se réjouir. Ils font la connaissance de deux universitaires qui s’intéressent pour leurs recherches à l’ancien propriétaire de la maison ; ils dissertent sur les légendes passées, sur ces celtes porteurs de mythes et de récits dont la magie n’a d’égal que la cruauté. D’ailleurs, cette forêt en aurait été le théâtre ! Des légendes ? Ça, c’est ce qu’on dit pour que les gens cessent de s’y aventurer. Plus les histoires sont vieilles, moins on y croit. Et plus elles sont belles… Mais quand elles sont terribles, angoissantes et meurtrières, on ne pense pas aux elfes. Encore moins aux fées. Pas tout de suite. Pas la première fois, alors on…

    Faërie - Raymond Elias Feist -

    Tu as entendu là ? Ce craquement ? Non... Et cette odeur ? C’est quoi ? Dis-moi ? On dirait un mélange de fleurs et d'épices ? Hein ? C'est ça, tu crois...

    Oublie ! Oublie tout ce que je viens de te dire…

    Les fées sont des petites amours douces et charmantes. Les mages sont des êtres vénérables et puissants ! Seuls les trolls sont méchants et vicieux. C’est bien connu !

    D’ailleurs, c’est pas moi qui ais eu l’idée de propager cette lecture, c’est Ange et Siabelle, je peux te mettre un lien vers leurs profils, si tu veux, d’ailleurs elles ont lancé un fil sur le forum « Science-Fiction et Fantasy » de Babelio, c’est « Lecture Commune : Faërie de Raymond E. Feist ». C’est ici, je te mets le lien, mais lui dis surtout pas, car c’est pas trop porteur de dénoncer les copines. En règle générale, ça le fait pas du tout et ça risquerait de me mettre au banc de la communauté babéliote et ça, à six jours de me rendre au pique-nique de Lyon, j’supporterais pas !!!

    Si cela marche pour toi. On fait comme cela ! T’oublies. T’oublies tout !

    Et on est bien d’accord : je-ne-t-ai-RIEN-dit !

    ¤ ¤ ¤ ¤

    Faërie - Raymond Elias Feist -

    4ième de couv :

    La maison du vieux Kessler était perdue dans les bois...
    Une ferme splendide et pleine de recoins, où Phil et Gloria pensaient trouver le calme, loin de la ville et de l'agitation. Mais ce que trouvent leurs trois enfants est bien différent : d'étranges histoires de clairières hantées, de lueurs qui dansent dans la forêt et de trésors enfouis...
    Tout un monde secret, enchanté par l'ancienne magie celtique et habité par de mystérieuses présences. S'agit-il des fées et du vieux peuple des légendes? Ou d'êtres plus dangereux, animés de désirs inquiétants ?...
    Bientôt, ce qui avait la couleur du rêve se change en un terrifiant cauchemar. Des puissances oubliées se sont réveillées et convoitent les enfants. Pire encore: leurs âmes.

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  • S’asseoir peu importe où et quand : et attendre qu’on vienne vous chercher pour vous débarrasser du fardeau de vivre. Cela se passe ainsi dans la société que nous présente Jean-Claude Mourlevat dans Terrienne. L ‘ennui, le désespoir, le désœuvrement d’une vie aseptisée, morne et programmée, sans illusions, imprévus, uniforme tel la ligne d’un encéphalogramme plat. Ça, c’est la vie des gens de là-bas ! Enfin, des petites gens ordinaires...

     

    Car pour l’élite de ce monde-là, il n’en va pas de même. La distraction suprême est de franchir l’interdit, briser le tabou ultime : Avoir chez soi, sous son corps et sur sa peau, une femme de chair et de sang, de sueur et de larmes, jouet captif et secret, voué aux caprices des puissants.[écriture blanche à surligner : spoiler]

    La main posée sur une poitrine aux abois : un souffle par procuration.
    La capsule verte croquée pour tout oublier : un salut par nécessité.
    Le sel des larmes bues au bord des yeux : une saveur inconnue sur la langue.
    Le ventre arrondi par le viol et la contrainte : une condamnation à mort sur le champ.   

     

    Parce que dans ce monde-là, univers parallèle en marge de notre bonne vieille terre, on ne pleure ni ne rit, ne respire ni ne soupire, n’enfante ni ne jouit. Les sensations corporelles sont une aberration, écœurantes à vomir. Seuls quelques hybrides mâles, nés du viol des terriennes, [idem : spoiler] sont autorisés à avoir accès à cette sensorialité. Leur fonction est toute trouvée dans cette société : ils sont formés au rabattage et à la capture des femmes de notre terre, objets de plaisir des dirigeants de ce monde.

    Et au milieu de tout cela : sœur Anne, qui se débat et s’accroche aux traces laissées par Gabrielle, son aînée perdue dans ce monde de fous. Elle sera aidée dans cette quête par un vieil écrivain en désespérance, une réceptionniste, sympathisante terrienne et... je vous laisse découvrir la suite.

    J’ai ressentie cette angoisse, cette crainte distillées par l’auteur et j’avoue avoir eu le cœur serré d’émotions à la fin : certains donneraient toute leur vie pour cette sonnerie qui résonne au petit matin. Combien attendent en vain ? [écriture blanche à surligner : spoiler]

    Si c’est l’action effrénée qui vous pousse, vous motive dans le choix de vos lectures, Terrienne ne sera pas une évidence pour vous, ni un premier choix. Et pourtant, je ne peux que vous encourager à le lire. Tout au long de ce livre, court une tension qui ne nous fait le lâcher qu’à la lecture du dernier mot … Pour mieux repartir de nouveau !

    ¤ ¤ ¤

     

    Interview de Jean-Claude Mourlevat - Librairie Mollat - :

     

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    4ième de couv

    Cela fait des mois qu’Anne est sans nouvelles de sa sœur, Gabrielle. Elle a disparu le soir de son mariage et, depuis, pas le moindre signe de vie. Jusqu’au jour où Anne reçoit un énigmatique message de Gabrielle, l’appelant à son secours. Elle est en danger mais où?

    Accompagnée d’un vieil écrivain en mal de création, rencontré sur la route, Anne passe alors brusquement «de l’autre côté». Elle se retrouve dans un monde parallèle, un univers blanc, aseptisé, glacial : Estrellas.

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  • Je viens de terminer Serpentine de Mélanie Fazi, et comme bien souvent, quand un livre me plaît, je n’hésite pas à en parler, le conseiller et le prêter. J’ai été étonnée de la réaction de certains : à un intérêt non feint a vite succédé une fin de non-recevoir, dés que je précisais qu’il s’agissait de nouvelles. « Je suis désolé(e), mais je ne lis pas de nouvelles », « Ah ! Ce sont des nouvelles ? Laisse tomber, j’aime pas ! » Et je vous en passe, le but n’étant pas de plomber ma critique. Je sais, c’est mal parti mon histoire, mais quand même ! Je ne pouvais pas laisser sous silence cette étrangeté très française, paraît-il ?! Alors, comme je ne suis pas du genre à lâcher l’affaire facilement, je suis revenue à l’attaque en leur collant sous le nez, enfin dans les oreilles "Nous reprendre à la route". Oui, j’avoue, j’ai une fâcheuse tendance à lire tout haut, tout ce qui me plaît tout bas. (Là, je sens bien que vous réalisez la chance que vous avez de ne pas m’avoir pour amie...) C’est qu’il faut aller au charbon pour les dérider, mes casseurs de pavés et lecteurs de romans fleuves !

     

    Et bien, comment vous dire ? C’est que je l’ai vu naître cette petite étincelle, cette attente fébrile de la chute, dés que nous sommes sortis de la station service pour rejoindre la route... C’était fantastique ! - d’ailleurs, c’est « du fantastique ». ;-) Et je ne vous raconte pas « Matilda » ! Là, j’avoue, j’ai été un peu vache : j’ai lu que les passages du concert, mais je peux vous assurer qu’ils y étaient avec moi dans la fosse, collés à cette masse en transe, mus par la seule voix de Matilda ! S’ils veulent savoir la fin, qu’ils mettent la main sur Serpentine (3ième bibliothèque, deuxième rayonnage en partant du haut, entre « Si on les tuait ? » d’Annie Saumont et «Demain je vis, c’est promis» de Rémy Brument-Varly).

     

    Je ne leur ai rien lu de « rêves de cendre » (pas « rêve de cendres » : la position du « s » est d’une importance primordiale. Enfin, pour moi), mais je leur en ai touché deux mots, en laissant leurs regards courir sur la trace du feu.

     

    « Il y a des choses trop précieuses pour qu'on les partage, même avec des proches. »

     

    Bon, et puis cela commençait à bien faire de jouer les conteuses si c’est pour plus rien leur laisser à découvrir ! Alors j’ai tu « Petit théâtre de rame » et j’ai tu « Élégie ». Ce sera à eux de m’en parler. Et puisqu’ils sont pour certains branchés « tatoo », j’allais sûrement pas leur gâcher « Serpentine ». Moi, j’ai déjà assez d’une trace sur ma peau, alors les picotements, le choix du dessin, l’emplacement où et à qui je..., je ne pouvais pas m’y fondre, enfin, pas autant qu’ils le feront.

     

    Parce que ce n’est pas rien, ce qu’elle nous livre là, Mélanie Fazi ! Et ne vous laissez pas polluer par cette idée saugrenue qu’un auteur de nouvelles, ce serait un apprenti auteur qui nous livrerai les balbutiements de ses romans en devenir, comme un Usain Bolt junior foulerait ses premières pistes. C’est rien de tout cela.

     

    Une nouvelle de Serpentine, c’est un petit bijou précieux que nous offre Mélanie Fazi : rien de trop, ni de trop peu dans ce recueil-là, même si chacune résonne en nous différemment. Tout est épuré et ciselé jusqu’à l’essentiel : un concentré d’émotions pures.

     

    L’auteure ne laisse pas au lecteur le temps de s’installer, de se poser entre les lignes ; à peine on commence à se croire chez soi, que les mots de la fin nous cueillent et nous assènent deux belles paires de claques. Ça nous apprendra à nous sentir en terrain conquis, à vouloir être bercé par le rythme des phrases. La vie qui bat là comme un cœur qui pulse, c’est pas du roman. C’est de l’or noir qui coule des pages et gare à nous s’il finit dans nos veines !

     

    « Il n'y a pas plus de violence dans un cri d'hystérie que dans une phrase énoncée d'une voix calme et blanche. Être capable de regarder un adversaire droit dans les yeux et le mettre face à la vérité nue : le vrai pouvoir est là. »

     

    Nota bene : Si avec tout cela, ils sont pas foutus de me l’emprunter, je ne sais plus ce qu’il faut que je fasse !!

     

    ¤ ¤ ¤

     

    Serpentine - Mélanie Fazi -

    4ième de couv

    Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier... Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix nouvelles. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones plus troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule...

     

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  • Chroniques des ombres - Pierre Bordage -Premier livre lu de cet auteur découvert dans le cadre du challenge Pierre Bordage sur Babelio et une chose est sûre, ce ne sera pas le dernier. 

    J’ai adoré ce livre ! J’ai pesté à l’idée de devoir le lâcher pour aller bosser, accessoirement dormir, puis fêter la triste fin de mes illusions 2015, sans manquer d’applaudir aux nouvelles qui se sont pointées avec autant d’entrain que les anciennes ont mis à mourir aux derniers coups de minuit...

    Alors, revenons-en aux chroniques des ombres. Par où commencer ?
    - L’histoire : foisonnante de personnages aussi divers qu’intéressants, bien ficelée, complètement addictive... J’aime pas vraiment les résumés (ni trop les lire, ni les écrire), mais pour faire court : Nous découvrons ce qu’est devenu le monde à la suite d’une catastrophe nucléaire. Une partie de la population s’est réfugiée à l’intérieur de cités (NyLoPa est la principale, mais loin d’être la seule), où les hommes sont pucés (comme mes deux chats ou ces salariés suédois pour faire des photocop et manger gratos à la cafét, cool !) et les faits et gestes de chacun surveillés et sanctionnés à la première échappée belle (nous avons assez défilé pour la sécurité, on va pas pleurer sur la liberté !).
    L’autre partie a subi les rayonnements nucléaires, les mutations génétiques et s’est divisée en clans qui, vu des cités, ne sont que des ramassis de vestiges d’humanité voués à la barbarie, la violence et la mort à court terme, dans un combat pour la survie que n’aurait pas renié un Darwin ou un Nietzsche. Vu des horcites, c’est plus complexe, mais je vous laisse découvrir.
    Donc, ces deux parties de monde, se retrouvent confrontées à une étrange vague de meurtres, aux proportions frôlant le génocide. Les fouineurs, agents spéciaux d'un FBI high tech, sont à cran pour mettre fin à ces tueries de masse (du côté « cités », bien sûr, pour les « horcites », tout le monde s’en fout ! Sauf les principaux concernés, bien sûr, cela va de soi...).

    Mais au delà du roman et de la fiction, il y a ce à quoi Pierre Bordage veut nous faire réfléchir : la place de l’individu humain dans les institutions qui, sous couvert de démocratie et d’intérêt sécuritaire, nous font accepter un recul de nos libertés et de nos libre-arbitres : L’avènement de l’oligarchie au détriment de la démocratie comme point d’orgue de cette grande mystification.
    Les dérives de cette course au progrès technologique et ce désir d’absolu : la pureté, l’intelligence, la performance à tout prix dans des sociétés où il n’y a plus de place pour la contingence et le hasard : tout ne peut être que nécessité et déterminisme, et exit la différence et les accidentés de la vie. Pas de déchets dans ces sociétés là, que de la matière première efficace et fonctionnelle !
    Certaines scènes où les habitants de NyLoPa défilent dans les rues pour réclamer plus de sécurité sont l’exacte réplique de ce que nous pouvions voir il y a encore quelques mois dans les rues de Paris ou d’ailleurs. Je le sais, j’y étais !
    J’arrête là, mais il y aurait encore beaucoup à dire...

    Et on fait quoi maintenant, Pierre ?
    On se coltine les 750 pages des chroniques et on choisit son camp ! (oups ! Désolée, faut croire que je n’en suis pas sortie indemne...) / On reste éveillé et on se dit que l’intelligence, le savoir c’est bien, mais que l’imagination au service de la réflexion, c’est pas mal non plus... C’est la clef de toutes les grandes découvertes et des hypothèses scientifiques les plus folles, non ?
    Puis on s’attache aux pourquoi, comment plus qu’aux combien et parce que :
    Pourquoi nous en sommes arrivés là ? Comment on peut espérer s’en sortir ?
    Plutôt que :
    C’est pas le tout, mais combien ça va (me) coûter ces idées à la con et combien ça va (me) rapporter d’aller au charbon ? Parce que sinon, c’est pas la peine d(e m)’investir...

    - C’est comment déjà la formule ?
    - Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
    - Merci ! J’avais failli oublié...

    ¤ ¤ ¤

    Chroniques des ombres - Pierre Bordage -

    4ième de couv

     

    Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné la partie privilégiée de la population mondiale dans des mégapoles équipées de filtres purificateurs d'air. La plupart des capitales sont désormais regroupées en Cités Unifiées. NyLoPa, la plus importante et stable des CU, réunit New York, Londres et Paris et compte 114 millions d'habitants. Les citoyens sont équipés d'une puce d'identité et la sécurité est assurée par une armée suréquipée qui fait office de police, les fouineurs, sorte de super détectives, un corps spécial composé d'individus sélectionnés pour leurs capacités analytiques.
    Dans ce monde en survie à l'équilibre plus que précaire, des centaines de meurtres sont soudain perpétrés, dans toutes les villes et en quelques minutes, par d'invisibles assassins. On soupçonne une secte d'en être à l'origine, mais l'enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir, tandis que les Ombres continuent de frapper de plus belle.
    Remontant la piste, les fouineurs vont être entraînés hors des cités, dans le 'pays vague', à l'extérieur du monde civilisé, le lieu inconnu de tous les dangers

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