• Le deuil de la mélancolie - Michel Onfray

    Le deuil de la mélancolie - Michel OnfrayDans les couloirs des scaners. Files d'attente des lits. On se regarde, on se plaint. On se compare, on se réjouit. Jamais l'adage ne m'est paru plus juste..;
    Des râles, des cris, des plaintes, des choses qui montent des ventres primitifs, des âmes préhistoriques, des inconscients intra-utérins. C'est le langage des enfers ou des limbes. Je ne serais pas étonné de voir passer dans le couloir la Grande Faucheuse avec un squelette cliquetant, un suaire blanc et une faux d'acier bleu. Elle tendrait le doigt en hésitant et en disant : "Toi, tu viens, c'est l'heure." On croiserait son regard. Elle ne nous dirait rien. Elle repartirait. Et l'on se dirait : "Si ce n'est pas tout de suite, c'est peut-être dans dix minutes."

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