• L'Homme des bois - Pierric Bailly -

    L'Homme des bois - Pierric Bailly -

    Mon père sur la voie verte ce serait comme de confier une caisse à savon à un pilote de rallye, ou bien comme de lâcher un plongeur des bas-fonds dans une pataugeoire, ou encore comme de demander à un astronaute de sauter depuis un... de s'élancer sur une... je me suis mis à m'emmêler les pinceaux, mais je crois qu'ils commençaient à comprendre. Ce que je voulais dire c'est que c'était un endroit qu'il aimait, que c'était une forêt où il se sentait bien, et précisément pour son côté sombre et rude et inhospitalier. Je voulais dire que c'était une forêt qui lui ressemblait, et qu'elle était à son image, de type solitaire,  un peu sauvage. Parce que c'est vraiment cette représentation de lui que je voulais défendre à ce moment-là. Je m'accrochais à cette idée qu'il était mort dans les bois comme un marin meurt en mer. La forêt qui prend l'homme. Mon père cet aventurier.

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