• "Je suis sûr que vous ne voudrez pas que ça figure dans votre livre, vous allez rayer tout ça. Personne ne dira plus la vérité sur ceux qui reposent en terre. Les vivants ont droit aux décorations, les morts aux légendes, et tout le monde est content. Cette guerre, c'est comme notre vie en URSS : elle n'a rien à voir avec ce qui est écrit dans les livres. Heureusement que j'ai mon univers à moi, celui des livres et de a musique, qui m'a sauvé parce qu'il a caché l'autre."

    Un soldat, artilleur-pointeur.

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  • "Ce livre que j’achève là, je l’ai écrit de bonne foi, mais ce qu’il tente d’approcher est tellement plus grand que moi que cette bonne foi, je le sais, est dérisoire. Je l’ai écrit encombré de ce que je suis : un intelligent, un riche, un homme d’en haut : autant de handicaps pour entrer dans le Royaume. Quand même, j’ai essayé. Et ce que je me demande, au moment de le quitter, c’est s’il trahit le jeune homme que j’ai été, et le Seigneur auquel il a cru, ou s’il leur est resté, à sa façon, fidèle.

    Je ne sais pas."

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  • Gérard Schlosser"Il est fou

    Oubliant la lettre qu'elle a posée sur la table

    Le tiroir est ouvert, son visage est penché,
    Ses longs cheveux pas attachés
    Ne laissent paraître qu'un peu de sa nuque

    Elle n'a pas oublié plutôt elle l'a déjà relue
    La lettre à demi ouverte par ses quatre plis
    Et soulevée à l'endroit où elle touche l'enveloppe

    Pour bouger elle attend de ne plus brûler"

    Extrait choisi du recueil "Nous nous attendons : reconnaissance à Gérard Schlosser.

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