• Un bonheur si fragile, tome 1 - Michel David -

    "J'aimerais te donner un conseil avant de partir. Tu vas à l'école. Profites-en pour apprendre tout ce que tu peux. Fais pas comme moi, j'ai passé ma vie tout seul, à quêter sur les routes. C'est une vie de chien. Pour être heureux dans la vie, il faut vivre avec du monde qu'on aime et qui nous aime. Oublie jamais ça."

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  • « Me retrouvant seul à la maison le 16 mars,  je me suis mis à écrire des tweets. Jusqu’alors,  je ne concevais la poésie que sur du papier. La force des mots ne venait pas si  je n’écrivais pas à la main. Mais après le séisme, le tsunami et l’explosion de la centrale,  j’ai pensé « C’en est fini de nous », tout ce que je considérais comme «absolu» s’est écroulé ».

     

    17 mars, 22 h 47
    C’est une nuit calme. Une nuit
 vraiment très calme. L’haleine
 de la radioactivité.

     

    17 mars, 23 h 32
    D’abord le grondement de la terre.
 Et puis, ça secoue. Quelque chose s’ébat un instant. Tu vois, ce calme est rempli de vacarme. Écoute, la réplique arrive.

     

    Les jets de cailloux, Entretien avecRyôichi Wagô - revue Kotoba, 2011 -
    Hajime Ishikawa/ Flickr

    « Fukushima a été complètement dévastée, ravagée par une tempête de cauchemar, elle est aujourd’hui encore [août 2011] recouverte d’un épais nuage. Je voudrais que Shi no kaikô [« Retrouvailles en poèmes »] soit la lumière, mais ça ne sera pas une lumière radieuse qui descend du ciel. Compte tenu de la situation actuelle, une telle lumière n’est pas possible. Mais je voudrais au moins qu’une trouée dans le nuage laisse passer un rai de lumière. »

    ¤ ¤ ¤

    Ryôichi Wagô, écrivain japonais originaire de Fukushima a vécu le tremblement de terre qui a entraîné la catastrophe du Tsunami et de la centrale nucléaire. Devant un tel anéantissement, il a twitté tous les jours, parfois heure par heure, des poèmes : seule manière possible pour lui de s’exprimer. Ses poèmes, ses « jets de cailloux », comme il les a appelés, il les a lancés sur la toile, comme on jetterai une bouteille à la mer. Les réfugiés ont fait circuler ses textes sur twitter, les ont recopiés sur des bouts de papiers pour les lire, faire lire. Et aussi faire dire. Car eux ne le pouvaient plus.
    Des jets de cailloux à la face du monde.

    Si vous voulez connaître la suite donnée à ces jets de cailloux et découvrir cet auteur, c’est ici !

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  • "L’opérateur referma la trappe et remit une pierre ovale à Gonzalo. C’était une matière indestructible sur laquelle était gravé un numéro d’identification, pour éviter d’éventuelles confusions. Quand on lui remettrait les cendres, ce numéro garantirait qu’elles appartenaient à Laura. Dans dix mille ans, quand il n’y aura plus ni cendres ni restes, les hommes de l’avenir se demanderont où sont passés les ossements de leurs ancêtres. Et dans les fouilles ils trouveront des milliers, des millions de pierres comme celle-ci."

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  • "On dirait qu’on sait lire sur les lèvres
    Et que l’on tient tous les deux sur un trapèze
    On dirait que sans les poings on est toujours aussi balèzes
    Et que les fenêtres nous apaisent

    On dirait que l’on soufflerait sur les braises
    On dirait que les pirates nous assiègent
    Et que notre amour, c’est le trésor
    On dirait qu’on serait toujours d’accord

    J’ai traqué les toujours, désossé les déesses
    Goûté aux alentours, souvent changé d’adresse
    Ce qui nous entoure, l’extension de nos corps
    Quand nous sommes à l’écart, mineurs, chercheurs d’or

    Quand faut-il être pour ?
    Que faut-il être encore ?
    Quand faut-il être pour ?
    Que faut-il être encore ?

    On dirait qu’on sait lire sur les lèvres
    Et que l’on tient tous les deux sur un trapèze
    On dirait que sans les poings on est toujours aussi balèzes
    Et que les fenêtres nous apaisent

    Peut-être que la nuit le monde fait la trêve !
    Et qu’aujourd’hui ton sourire fait grève ?

    On dirait qu’on sait lire sur les lèvres
    Et que l’on tient tous les deux sur un trapèze

    Peut-être que la nuit le monde fait la trêve !
    Et qu’aujourd’hui ton sourire fait grève ?"

     

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  • "La mémoire est un monstre ; on oublie, pas elle. Elle archive ; elle tient à disposition ou bien elle dissimule. Et puis elle nous rappelle avec une volonté qui lui est propre. On croit avoir de la mémoire, on se fait avoir par elle."

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