• À l'instant de commencer son discours, le président se pencha vers moi et me dit à voix basse : « En ce lieu, c'est vous qui devez avoir le dernier mot. » Alors, embarrassé – je n'avais rien préparé –, j'ai songé à mon père et improvisé : « Le devoir d'un fils est de visiter la tombe de son père pour s'y recueillir. Mais mon père n'a pas de tombe ; sa tombe est dans un cimetière, le plus grand de l'Histoire, celui qui est au ciel. Il est mort pas loin d'ici, au petit camp. Moi aussi j'y étais, près de lui et pourtant si loin. Il m'appelait et je n'avais ni la force ni le courage d'aller le rejoindre. C'était la première fois que je lui désobéissais. J'avoue : j'étais paralysé par la peur. »
    Maintenant, sur mon lit d'hôpital, c'est à mon tour de l'appeler.
    Et mon père, lui, me répond.

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  • Depuis le jour où leurs yeux n'ont plus rayonné sur moi, j'ai toujours été en hiver ici ; je n'ai plus que des chagrins à dévorer, et je les ai dévorés ! J'ai vécu pour être humilié, insulté. Je les aime tant, que j'avalais tous les affronts par lesquels elle me vendaient une pauvre petite jouissance honteuse. Un père se cacher pour voir ses filles ! Je leur ai donné ma vie, elles ne me donneront pas une heure aujourd'hui !

     

    Les Boloss des belles lettres : Le Père Goriot :

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  • L'expérience interdite - Chung Ook -Il y a des livres qu'on ne peut écrire que le ventre vide.
    Il y a des livres qu'on ne peut lire que le ventre vide pour en saisir le sens.
    Et pourtant, regardez autour de vous, tout le monde lit avec son gros ventre plein !
    On lit vos œuvres...

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  • La dénonciation - Bandi* -Je vis en Corée du Nord depuis cinquante ans,
    Comme une machine parlante,
    Comme un homme attelé à un joug.
    J’ai écrit ces histoires,
    Poussé non par le talent,
    Mais par l’indignation,
    Et je ne me suis pas servi d’une plume et d’encre,
    Mais de mes os et de mes larmes de sang.

    *Bandi, un pseudonyme qui signifie "Luciole".

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  • Faut se méfier des mots. En faire bon usage. Les aimer. Sinon ils se vengent. J'en connais pour qui ça a très mal tourné.

    (...)

    J'aurais voulu te parler de la violence liée à leur absence. Les mots qui se débinent c'est une vraie saloperie. Ne savoir ni lire ni écrire ça rend dingue.

     

    Cécile Ladjali - La Grande Librairie - 07/01/16 : 

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