• Interview Juan Branco - Lire, janvier 2020 -

    L'information est un marché. Et il est biaisé par l'intervention des puissances de l'argent. Des personnes, on le sait bien, achètent des médias, des groupes d'édition, parce qu'elles ont un intérêt financier à défendre tel ou tel politicien, telle ou telle perspective économique, et les utiliser afin de se frayer un accès aux ressources de l'Etat. Or c'est le fondement de la démocratie qui est atteint, lorsque l'information est ainsi, pas à pas, biaisée. Il y a des trous dans le marché de l'information. Mon livre vient tout mettre à plat, avec une grande violence (au sens sémantique du terme), et a traumatisé ces gens car cela les renvoie à ce qu'ils n'assument pas. 

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  • Louise regarde la vitre, sa montre, la rue, le comptoir sur lequel le patron s'appuie. Elle se ronge les ongles, sourit puis son regard devient vague, absent. Elle voudrait occuper ses mains à quelque chose, tendre son esprit tout entier vers une seule pensée, mais elle n'est que débris de verre, son âme est lestée de cailloux.

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  • Une machine comme moi - Ian McEwan -

    Nous perdons nos feuilles.
    Au printemps nous renaîtrons.
    Mais vous, hélas, non.

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  • Elle l'avait séparé de sa terre et de ses amis, de sa grand-mère Alice, de son histoire. Rien à foutre. 
    Et dur comme fer, elle croyait s'être débarrassée de ce pays. Elle croyait que le sort se commande, que la terre trempée n'attache pas forcément sous les chaussures. Elle avait fait jurer à Jérémie de ne pas y remettre les pieds. Il avait juré. 
    Et puis.
    Il était revenu un jour pour un congé, pour une fin de semaine. Pour toujours enfin. Les forêts l'avaient rappelé comme on siffle un clébard. Il avait accouru la langue pendante et les yeux ravis. 
    Peut-être était-ce cela que Marie ne lui avait jamais pardonné.
    C'était sûr même. 

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  • Vie de Gérard Fulmard - Jean Echenoz -

    Ainsi contraint, je me rends deux mardis matin par mois dans l'institut médical conventionné situé rue du Louvre, mes soins consistant à monologuer sous l’œil mi-clos d'un psychiatre nommé Jean-François Bardot. Je soupçonne ce Bardot d'assurer de telles vacations publiques dans le seul but d'arrondir ses fins de matinée, rajoutant une pincée d'épinards dans un beurre - vu ses tenues sur mesure et son Audi Q2 garé devant l'institut - qu'il doit épaissement tartiner dans le privé. 

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