• - Alors Monsieur Londres, que dîtes-vous de cela ? N'est-ce pas une terre paradisiaque ?
    - Et bien, je n'ai pas pour habitude de me fier aux apparences, ni aux premières impressions, mais cette forêt au loin semble bien accueillante après 20 jours de mer...
    - Ha ha ! Vous avez raison de ne pas vous y fier. Ce pays suinte la crasse et la pourritude par chacun de ses pores. Vous en avez eu un petit aperçu dans les cales de ce navire.
    - Je n'ai vu pour l'instant que de pauvres bougres entassés comme du bétail dans des cages.
    - Ne soyez pas naïf... N'importe lequel d'entre eux vous égorgerait sur le champ, et sans une once de remords, pour voler votre chapeau.
    - Voilà un verdict aussi tranchant qu'une lame de guillotine...
    - Vous ne croyez donc pas à la justice de votre pays ?
    -Ma foi, contrairement à elle, j'accorde aux hommes le bénéfice du doute.

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  • La Havane mon amour - Zoé Valdès -La rue peut se trouver tout au bout de ta vie, la rue peut commencer sur ton visage. Ce vers quoi tu regardes, là est peut-être le chemin.
    Partout, la rue peut te poursuivre, et toi, tu peux refuser qu'elle t'atteigne.
    Ne tourne pas le dos aux rêves, sinon à la nuit tombée, la ville t'arrachera les yeux.
    À minuit, prends un miroir et compte les étoiles, comptes-les jusqu'à trois cents : tu vas voir à quoi tu ressembleras dans quelques années, et c'est alors qu'apparaîtra la rue que tu devras fatalement emprunter. Ah, les vieilles superstitions havanaises !
    La rue pourrait bien se trouver tout au bout de ta vie, mais il se pourrait aussi que tu n'arrives pas à compter trois cents étoiles d'un seul coup, ou bien que tu ne parviennes jamais à te trouver dans le miroir.

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  • Chroniques de San Francisco, Tome 8 : Mary Ann en automne - Armistead Maupin -

     

    Il se peut que les voyages élargissent notre horizon un moment, mais tôt ou tard ils réduisent nos illusions sur ce que l'on croit être.

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  • Chroniques de San Francisco, Tome 7 : Michael Tolliver est vivant - Armistead Maupin -

    Des gens comme toi et moi, on sera de vieux libertins de cinquante balais dans un monde bourré de calvinistes de vingt ans...

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  • Nous savons maintenant que nous ne sommes pas qu’une simple marque sur une mappe. Nous savons que notre existence ne dépend plus des traceurs de géographie miniaturisée. Qu’ils continuent d’en faire du dessinage à l’échelle et des transpositions géométriques. De notre côté, on préfère encore vivre à l’écart plutôt que de vivre à l’équerre. Qu’ils nous mettent où ils le veulent et on existera comme on l’entend. Entre nous.

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