• 35 kilos d'espoir - Anna Gavalda -

    Le cagibi de mon grand-père est l'endroit où je suis le plus heureux du monde. Pourtant ce n'est pas grand-chose : un cabanon, fait de planches et de tôles ondulées, au fond d'un jardin, où l'on a trop froid l'hiver et trop chaud l'été.

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  • Le huit - Katherine Neville -Talleyrand s’enfonça de son pas claudiquant dans la forêt, où des rayons de soleil saupoudrés de particules de poussière transperçaient la cathédrale de feuillage printanier. Des oiseaux-mouches d’un vert lumineux voletaient de-ci de-là, tentant de capturer le nectar des grappes brillantes d’une vigne sauvage qui pendait d’un vieux chêne comme un voile. Le sol était encore humide sous ses pieds, les arbres encore emperlés d’une averse récente, captant la lumière comme autant de diamants.

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  • L'expérience interdite - Ook Chung -Il y a des livres qu'on ne peut écrire que le ventre vide.
    Il y a des livres qu'on ne peut lire que le ventre vide pour en saisir le sens.
    Et pourtant, regardez autour de vous, tout le monde lit avec son gros ventre plein !
    On lit vos œuvres...

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  • Laissez parler les pierres - David Machado -

     

    Le mensonge n'est pas le pire ennemi de la vérité. C'est le doute qui l'est. Démontant les certitudes, y créant des ouvertures, il laisse de la place pour toutes sortes de vérités apparentes.

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  • La déréliction d’une époque s’accompagne de la déréliction du langage. Quand plus rien ne fait sens, pourquoi les mots le feraient-ils, eux et eux seuls ? Le congédiement de l’histoire et des humanités, des belles lettres et de la lecture, de la mémoire et de la rédaction au profit de l’instant médiatique et du livre écrit par un nègre, de la pensée en moins de cent quarante signes et du triomphe numérique des passions tristes couvertes par l’anonymat, tout cela condamne les mots à mort. Plus besoin de signifiants clairs avec des signifiés précis quand triomphe partout le désir de faire de l’audience.

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