• Ils parlèrent de lui, de ses poèmes.

    Lucie en avait là quelques-uns qu’elle venait de recopier pour lui. Il ne pouvait y avoir de plus beaux manuscrits. Seulement alors, sous cette forme, Jules sentait ses poèmes nés au monde. L’écriture de Lucie, sans hâte et sans retouches, sans soin apparent et sans tare, allait droit au but, à travers les vallées infimes du papier bistre.

    Jim envia Jules, quand Lucie revêtit en plus un des poèmes de sa voix.

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  • Fille du destin - Isabel Allende - Elle aurait voulu être aussi belle que Miss Rosé quand celle-ci était la jeune fille splendide qui l'avait recueillie dans son berceau improvisé dans une caisse de savons de Marseille ; elle aurait voulu chanter avec la voix de rossignol avec laquelle mademoiselle Appelgren interprétait ses mélodies écossaises ; elle aurait voulu danser avec l'impossible légèreté de son professeur de danse et elle aurait voulu mourir là même, touchée par un sentiment tranchant et indompté comme une épée, qui lui aurait rempli la bouche d'un sang chaud et qui, bien avant de pouvoir le formuler, l'oppressait du poids terrible de l'amour idéalisé.

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  • Le magasin des suicidés - Jean Teulé -Et l’enfant, retenu par une main, monte. Il n’est plus qu’à trois mètres d’eux. Sur le dos de son pull clair et son pantalon glissent des reflets d’idéogrammes chinois. Alan, serrant le bandage, sans appel au secours ni haine ou effarement pour ce qu’ils ont été, les regarde en montant par secousses. Leur bonheur à tous, foi soudaine en l’avenir et ces sourires radieux à leurs faces, c’est l’œuvre de sa vie.

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  • Et si, contre toutes probabilités, j’arrivais à la trouver ? Comment pouvais-je rater cette occasion de découvrir d’où je venais et peut-être même de retrouver ma mère ?

    J’ai décidé que reprendre mes recherches, sans toutefois le crier sur les toits, m’aiderait à regagner un regard positif sur la vie. Peut-être le passé pourrait-il contribuer à façonner le futur ?

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  • Lion 1 - Saroo Brierley -Le destin m’avait tiré d’une misère noire pour m’offrir une existence confortable et privilégiée : peut-être devais-je me résoudre à laisser le passé où il était et tourner la page…

    Je réalise aujourd’hui que j’étais sans doute aussi un peu effrayé et trop attaché à protéger mes souvenirs : il y avait si longtemps qu’ils m’accompagnaient, et je m’y étais tant accroché que je tenais à tout prix à les préserver, eux et le soupçon d’espoir qu’ils renfermaient.

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