• Le miroir aux alouettes - Michel Onfray -

    Quand on n'existe plus que dans la limite de 140 signes et que les livres comptent pour rien, il faut arrêter les tweets et se concentrer sur les livres.

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  • Dans ce roman, on suit un procès du premier à son dernier jour. Sur le banc des accusés : Sam Madison, universitaire pédant, se trouve mis en examen pour le meurtre de sa femme, Sandrine.

    Aurait-il maquillé en suicide cet acte tragique ? Rien ne semblait plus aller entre les deux époux, et l’annonce de la maladie de Charcot dont souffre sa femme, n’aurait-elle pas été l’élément déclencheur d’une mise en scène pour nous faire croire au geste désespéré de Sandrine ?

    Ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, ce n’est pas le déroulement du procès, mais cette plongée dans le passé des personnages et le psychisme de Sam : Suivre ses pensées, remonter le temps avec lui, pour comprendre tout ce qui a pu le désigner comme coupable potentiel, le sentir indifférent, puis petit à petit, ferré et aux abois comme une bête éblouie, tétanisée par les phares d’une voiture.

    Quel foutu jeu de dé, le cœur humain.

    Le rythme est lent, posé, mais on ne s’y ennuie pas. Certains portraits sont vraiment ciselés d’une main de maître : Morty, l’avocat est une caricature à lui tout seul ; j’ai bien aimé le couple Avril-Clayton, je l’ai trouvé assez touchant… l’empathie par contre, n’est pas d’emblée là pour Sam, avec cette question qui nous taraude tout du long : l’a-t-il tuée ou ne l’a-t-il pas tuée ?

    Le délitement de cette grande histoire d’amour, de ce coup de foudre sous la plume de Thomas H. Cook est palpable : On les voit tous les deux pris au piège des petites déceptions quotidiennes, englués dans une réalité qui escamote leurs grandes aspirations et leurs rêves les plus fous.

    Et tout cela éclairé peu à peu par le dernier message de Sandrine Madison…

    Ce n'est pas important Sam. Écoute-moi maintenant. Parce que je sais comment te sortir de cet enfer.

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  • Blue Gold - Elisabeth Stewart -Fiona eu un sourire en coin. "Ça doit être sa mère", se dit-elle. Sur le plan suivant, une femme ratatinée sortit de la case. Elle cligna des yeux dans la lumière et fit des gestes faibles des mains pour chasser la caméra. Sylvie revint dans le champ, et la femme se mit à lui hurler dessus dans une langue africaine. "Oui, c'est sa mère", pensa Fiona.

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