• Toute saga familiale possède ses scènes primitives qui soudent le clan autour d'une destinée commune. Mon père nous a cloué l'Arménie dans la tête. Tels les stigmates du Christ, les récits de l'horreur sont désormais gravés dans nos chairs tendres, prêts à refaire surface. Ils coulent dans nos veines, s'installent dans l'os, le mou et le gras, dans la moiteur de nos entrailles. Ils vont devenir nos compagnons de route.

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  • Je n'aime personne,
    je ne vous ai jamais aimés, c'était des mensonges,

    je n'aime personne et je suis solitaire,
    et solitaire, je ne risque rien,
    je décide de tout,
    la Mort aussi, elle est ma décision
    et mourir vous abîme et c'est vous abîmer que je veux.

    Juste la fin du monde, Xavier Dolan :

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  • Rien ne vous effacera jamais de la mémoire du temps.

    Photo : Ofer Wolberger © James Cohan
    Trying to Remember the Color of the Sky on That September Morning de
    Spencer Finch, 2014, aquarelle sur papier, 12 m de haut, Musée et Mémorial national du 11 septembre, New York.

    Pour en avoir plus : Artips !

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  • Penser l'islam - Michel Onfray -Bible, Coran, Torah : même combat !

    Oui, je sais. C'est un peu provoc comme entrée en matière, mais c'est surtout pour signifier que penser qu’Onfray fait le procès à charge de l’islam, c’est oublier bien vite que son discours est le même pour toutes les religions dès qu’elles sortent de la sphère privée dans le but de dicter les lois de la cité.

     

    Michel Onfray éclaire le débat en le resituant et pointe du doigt une polémique stérile dont le dessein est plus d’annihiler la pensée et de faire taire ceux qui veulent la voir naître, à grand renfort d’anathèmes...

    Je continuerai à dénoncer ces impostures. Ils continueront donc à me traiter de fasciste, d'antisémite, d'islamophobe, puis d'islamophile, enfin de compagnon de route de l’État islamique... Plus c'est gros, mieux ça passe !

    ...et d’images terribles tournant en boucle sur nos écrans. La peur et la terreur font le bonheur des médias. Je vous laisse apprécier ses réflexions à ce sujet… elles sont pertinentes !

    Faudra-t-il bientôt demander l'autorisation de penser quand le pouvoir médiatique exige la compassion ?

    Penser l'islam - Michel Onfray -

    On ne peut lui opposer une méconnaissance des textes religieux. Contrairement à beaucoup, il a lu et étudié ce dont il parle. Et sa conclusion est la même que pour d’autres religions : on y prône aussi bien l’amour, le respect de la vie et de son prochain, que la haine, le droit et le devoir de tuer les mécréants comme les impies. Il appartient aux musulmans de penser ces « contradictions ».

    Là où cela devient franchement intéressant et où il ne s’est sûrement pas fait que des amis, c’est quand il pointe du doigt les origines de la montée de l’islamisme radical en France et de la présence du terrorisme sur notre territoire. Sans tout lister (ce n’est pas le but), je n’en relèverai que quelques unes : le refus de la reconnaissance de la souveraineté des peuples et l’ingérence de l’État français. Au nom des droits de l’homme ?

    Mais pourquoi donc cette loi ne se trouve-t-elle jamais appliquée ailleurs que dans des pays dont le sous-sol est intéressant pour la France ?

    Ces éléments de discours sont assez radicaux, et même (voire surtout) si on ne les partage pas ou peu, ils ouvrent le débat.

    A lire aussi ces passages sur le choc des civilisations en œuvre dans cette guerre qu’on pense « de religion » et l’instrumentalisation de cet islam radical dans un but révolutionnaire.

    L’interview menée par Asma Kouar, journaliste algérienne, autant par ses questions, qui reflètent la pensée du monde arabe sur la manière dont est jugé et reçu l'islam en occident, que par les réponses d'Onfray, est vraiment passionnante et à elle-seule justifie la lecture de ce petit opus.

    Penser l'islam - Michel Onfray -

    On ne changera pas Onfray. Il est égal à lui-même. Mais, qu’on l’adore ou qu’on l’abhorre, il ouvre là un débat que beaucoup renoncent à mener, sans langue de bois ni discours convenu tout droit sorti du « politiquement correct » !

    J’ai appris par Beatson sur le forum Babelio qu'un livre au sujet dérangeant Le fascisme islamiste de Hamed Abdel-Samad, ne paraîtra pas en France, faute d’éditeur (les droits sont achetés, mais... Je vous laisse lire le reste et vous faire votre propre opinion Ici).

    Quand les faits donnent raison à Onfray…

    ¤ ¤ ¤

    Penser l'islam - Michel Onfray -

    4ième de couv :

    «Il est difficile, ces temps ci, de penser librement et encore plus de penser en athée. Affirmer que les idéaux de la philosophie des Lumières sont toujours d’actualité nous fait paradoxalement passer pour des réactionnaires, des islamophobes, voire des compagnons de route du Front National assimilé au fascisme.
    Dans un monde qui prétend en masse «Je suis Charlie», Voltaire revenu passerait pour un défenseur du fanatisme! C’est le monde à l’envers.

    Je me propose de réactiver la pensée des Lumières dans ce "Penser l’Islam". Non pas le penser en faveur ou en défaveur, ça n’est pas le propos, mais en philosophe.
    Je lis le Coran, examine les hadiths et croise avec des biographies du Prophète pour montrer qu’il existe dans ce corpus matière au pire et au meilleur: le pire, ce que des minorités agissantes activent par la violence, le meilleur, ce que des majorités silencieuses pratiquent de manière privée. Comment la république doit-elle considérer ces deux façons d’être musulman? Y-a-t-il des relations et des points de passage entre minorités agissantes et majorités silencieuses, sachant que l’histoire est faite par les premières, pas par les secondes?
    Ce livre remet également en relation ce qu’il est convenu d’appeler le terrorisme avec la politique étrangère islamophobe menée par la France derrière l’OTAN depuis des années. Nous nommons barbarie ce que nous ne voulons pas comprendre.
    L’islam terroriste a été partiellement créé par l’occident belliqueux. Les choses ne sont pas aussi simples que ce que, de part et d’autre, on voudrait nous faire croire. D’où la nécessité de se remettre à penser. Sur ce sujet comme sur d’autres.»

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  • Les Fourmis - Bernard Weber -En Afrique, on pleure la mort d'un vieillard plus que la mort d'un nouveau-né. Le vieillard constituait une masse d'expériences qui pouvait profiter au reste de la tribu alors que le nouveau-né, n'ayant pas vécu, n'arrive même pas à avoir conscience de sa mort. En Europe, on pleure le nouveau-né car on se dit qu'il aurait sûrement pu faire des choses fabuleuses s'il avait vécu. On porte par contre peu d'attention à la mort d'un vieillard. De toute façon il avait déjà profité de la vie.

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