• Ça arrive pas dans la vie d'une mère qu'elle aime moins son fils. La seule chose qui va arriver, c'est que je vais t'aimer de plus en plus fort, et c'est toi qui vas m'aimer de moins en moins. 

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    Mommy - Experience, Ludovico Einaudi - : Si vous n'avez pas vu ce film, courez, courez -y !

     Mommy : Dans un canada fictif, un nouveau gouvernement entre en poste lors des élections fédérales de 2015. Deux mois plus tard, son cabinet dépose le programme législatif S-18, un projet de lois visant à amender la politique canadienne en termes de services de santé.

    Plus précisément, la loi S-14, hautement controversée, stipule qu'un parent responsable d'un enfant à troubles comportementaux sévères peut, en situation de détresse financière, de danger physique et/ou psychologique, se prévaloir du droit moral et légal de confier son enfant à tout hôpital public et ce sans autre forme de procès.

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  • Les Neuf Visages du coeur - Anita Nair -

     

    Quand parfois le démon qui vient hanter tous les artistes se pose sur mon épaule et murmure à mon oreille que personne ne comprend ce que je fais, je lui tapote la tête en disant : ça n'a pas d'importance. Moi si.

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  • Préface aux principes de la philosophie du doirt - G.W.F. Hegel -

    Lorsque la philosophie peint sa grisaille dans la grisaille, une manifestation de la vie achève de vieillir. On ne peut pas la rajeunir avec du gris sur du gris, mais seulement la connaître. Ce n'est qu'au début du crépuscule que la chouette de Minerve prend son vol.

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  • Passagère du silence : Dix ans d'initiation en Chine - Fabienne Verdier -C'est l'éclat spirituel qui doit générer l’œuvre : la pensée ne doit pas l'emporter sur le naturel de l'ensemble. Le sens du caractère est anecdotique pour l'instant. C'est l'unité qui l'emporte. Tu as voulu traiter ta phrase en oubliant l'harmonie de la composition ; on sent le labeur ; ton travail est mort avant même d'avoir vu le jour. Pars toujours d’une intuition poétique et essaie d’exprimer la substance des choses ; tel est le principe constant.

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    Calligraphie, Fabienne Verdier :

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  •  L'enfant du lac - Kate Morton -Il y a des livres qui vous bercent et vous font du bien. L'enfant du lac est un de ceux-là.
    Et pourtant, à première vue, rien ne semble être réuni pour cela dans ces plus de six cents pages :

    - un enfant qui disparaît. Enlevé ? Assassiné ? Nul ne sait encore quelques soixante dix années plus tard.
    - la nostalgie de l'enfance, de son insouciance et de tous ses possibles.
    - l'adulte que l'on est parfois devenue : raide, austère et enfermée dans le carcan des convenances, étrangère à nous-mêmes.
    - la première guerre mondiale et le retour des soldats, abimés, cabossés, autant psychiquement que physiquement. Et tout ce refoulé qui ronge jusqu'à l'os et impose sa loi dans la vie des vivants.
    - La réalité de 2003, peuplée d'abandons, de peurs et d'échecs, qui fait écho à celle de 1933, se répondant l'une l'autre, pour mieux se révéler tout aussi dévastatrices.
    - Les promesses faîtes comme des scellés posés, que rien ne pourra plus jamais briser.
    - la vie à poursuivre. Après.

     

    "Y a t-il vraiment un moment où le plus obstiné des endeuillés décide qu'il en a fini avec son chagrin ? Six ans de guerre, de disette, de massacres et de destructions pouvaient-ils effacer le souvenir d'un chagrin individuel, si ténu en comparaison, même s'il avait été la plus cruelle des blessures ? Pouvait-on apprendre à vivre avec un enfant fantôme ?"

    L'enfant du lac - Kate Morton -

     Et tant d'autres choses encore que je ne vous dévoilerai pas.

     

    Alors, certes, il est question d'amour : en particulier celui qui unit Anthony et Eleanor. Mais cette histoire qui nous apparaît au départ comme une romance pour cœurs en peine, prend petit à petit une autre ampleur, quand l'être aimé revient de la guerre "ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre".

     

    J'ai eu cette impression d'être en "pause", comme un peu extraite du temps et des contingences du présent, à la lecture de ce livre. Le style de l'auteure est d'une telle "douceur" que je me suis laissée littéralement bercer par le rythme de ses phrases. Je ne sais si "douceur" est le mot approprié, mais c'est l'effet ressenti, comme pelotonnée dans une bulle, survolant les Cornouailles, à l'abri et au chaud, le bruit du vent, des vagues en tête... et ce jardin !!

     

    L'enfant du lac - Kate Morton -

     L'intrigue se pose petit à petit et c'est au départ un peu déstabilisant, quand, comme moi, on s'attendait à un policier, avec grand renfort d'actions, de rebondissements, et de révélations menés tambour battant. Là, vous aurez tout cela, mais par touches. Ce qui ne gâche rien, tant Kate Morton sait nous embarquer avec elle et à son rythme.

     J'ai aimé toutes ces réflexions sur la vie, l'enfance, ce monde merveilleux du conte et de la littérature qui nous marquent de façon indélébile pour toute la vie, dés les premières pages lues, gamine.

     

    Alors, oui, je l'accorde : la fin est convenue, un tantinet pansement guimauve et on la voit arriver toute rafistolée de fils argent et or, comme dans les contes... Mais, je pense qu'alors, on atteint à un autre degré dans la fiction, et cela me semble tout à fait voulu et assumé par l'auteure.

    Bien sûr que pour eux "la vie (...) n'était pas un conte de fées ; on ne pouvait pas avoir tout ce que l'on voulait. Pas en même temps en tout cas."
    Dans la vie. Non.
    Mais dans les livres, parfois...

     

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    L'enfant du lac - Kate Morton -

    4ième de couv :

    Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint- Jean 1933 ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents, comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. Loeanneth, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.

    Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désoeuvrée, rouvre le dossier de cette mystérieuse disparition. Au grand dam de l'une des soeurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

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