•  Ici, il ne sera pas question du mari de la Lady, mais d'Ohad Naharin, chorégraphe et directeur de la troupe israélienne  Batsheva Dance Company.

    Devenu danseur "sur le tard", à 22 ans, Ohad Naharin a voulu atteindre à autre chose que ce qu'on lui transmettait par l'apprentissage de la danse contemporaine occidentale, et dans lequel, il se sentait contraint.
    Cette recherche qu'il a menée sur le mouvement est née d'une plus grande attention à soi, tout en maintenant ouvert l'esprit, aux autres et à l'espace qui nous entourent. Cette technique de danse qu'il a créé, il l'a baptisée "Gaga" !
    Rien à voir donc, avec une certaine Lady du même nom !

    A quoi fait donc appel la danse Gaga ?

    A toute notre énergie explosive, notre extrême sensibilité, fragilité et nos "relâchements" ou faiblesses également, que nous maintenons bien ficelés aux tréfonds de nous-mêmes et qui ne demandent qu'à s'extérioriser. Ce qui ne veut pas dire forcément exploser. Il faut trouver le juste équilibre entre l'instinct et l'intelligence, la force physique et la fragilité émotionnelle, dans un mouvement qui a pour fin simplement : l'épanouissement et la beauté.


    Coordonner toute cette spontanéité de mouvements contradictoires, en se jouant de l'apesanteur, toujours sur le fil,
    mais sans en abuser, sans en être esclave : Voilà le secret de Mister Gaga... 

     ¤ ¤ ¤

    Mr Gaga, sur les pas d'Ohad Naharin, Bande annonce :
    Documentaire - sortie nationale le 1er juin
    .

     ¤ ¤ ¤

    Et comme j'adore, un petit dernier pour la route !

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  • D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? 1897 - Paul Gauguin -

    Alors j'ai voulu avant de mourir peindre une grande toile que j'avais en tête, et durant tout le mois j'ai travaillé jour et nuit dans une fièvre inouïe. (...)
    On dira que c'est lâché... pas fini. il est vrai qu'on ne se juge pas bien soi-même mais cependant je crois que non seulement cette toile dépasse en valeur toutes les précédentes, mais encore que je n'en ferai jamais une meilleure ni une semblable. J'y ai mis là avant de mourir toute mon énergie, une telle passion douloureuse dans des circonstances terribles, et une vision tellement nette sans corrections, que le hâtif disparait, et que la vie en surgit. Cela ne pue pas le modèle, le métier et les prétendues règles - dont je me suis toujours affranchi, mais quelquefois avec peur.

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  • - Malgré tout dit l’Épouvantail, je demanderai une cervelle plutôt qu'un cœur, car un idiot ne saurait que faire d'un cœur s'il en avait un.
    - Je choisirai le cœur, répondit l'Homme de Fer-blanc, parce que la cervelle ne rend pas heureux et le bonheur c'est ce qu'il y a de mieux au monde.

     

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  • Le sang ne séchait pas facilement sur les pavés, la terre gorgée n'en pouvait plus boire, on croyait encore le voir ruisseler pourpré sur la Seine.

    La commune, 1898 - Louise Michel -

     

    Il y avait de ces morts-là qu'on attendait encore, on les attendit longtemps ; quand on se lassa de ne rien voir. On espérait presque malgré tout.
    Puis des femmes, sous leurs vieux châles cachant des pincées de graines, furtivement les semèrent sur les fosses des cimetières.
    Elles y poussaient largement, quelques-unes fleurirent comme des gouttes de sang, alors les femmes furent surveillées, et grossièrement insultées : - en dépit de tout, les fosses étaient toujours fleuries.

     

    La commune, 1898 - Louise Michel -

    L'armée gouvernementale perdit 877 hommes. La répression fit 30 000 victimes. Quatre conseils de guerre se succédèrent : 10 042 condamnations dont 3 671 par contumace. Certains furent fusillés, le plus grand nombre, dont Louise Michel, déporté en Nouvelle-Calédonie ou en Guyane.

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  • La mécanique des fluides -  Lidia Yuknavitch -« Je suis une femme qui se parle à elle-même et ment. »
    La nuit après que j’ai sauté du train des choses, mon cœur à l’ordinateur s’est emballé. Mon premier livre sortit de moi dans l’immense et jaillissant retour du refoulé. Comme si un caillot de sang s’était détaché. Mes mains étaient prises de frénésie. Des mots de mon corps tout entier, ma vie tout entière, ou les vies de femmes, de filles dont l’histoire demeurait coincée dans la gorge, sortaient en jaillissant. Rien n’aurait pu arrêter les histoires qui sortaient de moi. Même si mes mains, mes bras et mon visage me faisaient mal – les bleus et les coupures dues à la chute depuis un train – ou à un mariage – ou à un être dans la nuit – j’ai écrit histoire sur histoire. Il n’y avait pas de dedans dehors. Il y avait des mots et il y avait mon corps, et je voyais à travers ma propre peau. J’ai craché mes tripes par l’écriture. Jusqu’à ce que ce soit un livre.
    Jusqu’à ce que ma peau même fasse le chantducri.

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